Bruno Le Maire et la croissance : Caramba, encore raté !

Mais où sont donc passés les bons résultats de la stratégie économique du gouvernement dont Bruno Le Maire se glorifiait il y a un mois ?
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Bruno Le Maire et la croissance : Caramba, encore raté !

Publié le 31 mai 2021
- A +

Par Nathalie MP Meyer.

Comme la vie de ministre de l’Économie serait belle si l’on pouvait décréter la croissance ! Quelques dizaines de milliards d’euros de dépenses publiques en plus, des aides, de la solidarité, des prêts garantis et hop, tout le monde rebondit, tout le monde retrouve du travail et du pouvoir d’achat, tout le monde fait des roulades dans les jardins de l’Élysée, tout le monde adore le gouvernement et tout le monde vote pour Emmanuel Macron en 2022 !

Un doux rêve, une illusion keynésienne séduisante, un « monde de magicien » comme disait Jacques Rueff – qui a cependant vocation à se fracasser à plus ou moins long terme sur le mur des réalités, ainsi que Bruno Le Maire et son comparse des comptes publics Olivier Dussopt viennent d’en faire l’expérience.

Ce serait presque comique si l’on ne parlait au bout du compte de l’avenir de la France et des Français.

Il se trouve que pendant un petit mois, la vie de nos ministres de Bercy fut assez belle. L’INSEE ayant communiqué fin avril sa première estimation de la croissance française au cours du premier trimestre 2021, soit un modeste rebond de 0,4 %, Bruno Le Maire s’empressa d’y voir la preuve irréfutable que le plan de relance étalé par le gouvernement français sur les restrictions anti-covid fonctionnait à merveille.

Dans le même temps, d’autres pays européens moins généreux enregistraient un recul – indice supplémentaire qu’il est des moments dans la vie d’une nation où il faut savoir dépenser plus pour rebondir plus.

C’est précisément ce que MM. Le Maire et Dussopt s’employaient à bien nous faire comprendre à la faveur d’un entretien accordé au quotidien économique Les Échos pas plus tard que mercredi 26 mai dernier – sans oublier de conclure sur la bonne parole de la plus pure orthodoxie budgétaire qu’il va falloir retrouver après la crise :

« Ce choix du président de la République (le « quoi qu’il en coûte ») était le seul choix responsable : il a protégé l’économie française, il a sauvé les emplois et il nous permet maintenant de rebondir vite et fort. Mais il ne peut pas être la règle dans des circonstances normales. »

Que la sombre perspective d’un retour plus ou moins imminent à l’austérité budgétaire ne vous effraie pas. S’il est coutumier de ce genre de déclarations très appréciées des partisans du fiscal conservatism, Bruno Le Maire ne peut être suspecté une seule seconde d’avoir lancé le début du commencement de la mise en œuvre effective d’une réduction des dépenses publiques.

Pour ce qui est de dépenser plus, on peut faire confiance à la France, c’est sa spécialité, sa médaille d’or mondiale depuis des dizaines d’années. Elle a d’ailleurs fini l’année 2020 sur un taux époustouflant de 62 % par rapport au PIB, du jamais vu auparavant ou ailleurs, économies strictement planifiées exceptées.

Mais question rebond, la chose est plus douteuse. Comparativement à ses grands voisins, on sait combien la croissance française s’est montrée poussive depuis la crise de 2008 et l’on sait combien son taux de chômage est resté élevé (8,1 % fin 2019) quand d’autres pays comme l’Allemagne ou les Pays-Bas parvenaient au plein-emploi (3,2 %).

Et de toute façon, l’INSEE ayant affiné ses calculs en ajustant légèrement le PIB 2020 à la hausse (recul de 8 % et non plus de 8,2 % comme annoncé en début d’année) et surtout en intégrant les données réelles du secteur de la construction, moins dynamique qu’anticipé, il s’avère depuis avant-hier (vendredi 28 mai 2021) que la croissance française ne fut pas de + 0,4 % mais de – 0,1 % de janvier à mars 2021 par rapport au trimestre précédent.

Mais où sont donc passés les bons résultats de la stratégie économique du gouvernement dont Bruno Le Maire se glorifiait il y a un mois ?

N’importe quelle personne un peu attentive sentirait que cette révision de l’INSEE s’aligne mal avec les convictions du ministre. Mais encore une fois, pas de panique, ce dernier n’est pas homme politique depuis plus de vingt ans pour rien. Loin de prendre ce nouveau chiffre comme un revers, même passager, de sa politique, il considère que :

Cela « prouve que nous avons bien protégé l’économie française en 2020, grâce à tous les dispositifs que nous avons mis en place. » […] Il faut « garder son sang-froid et sa constance, ne pas céder à un chiffre ou à un autre, à un indicateur ou à un autre qui peuvent tomber au fil des jours. […] Les indicateurs sont tous bien orientés. »

Rappelons quand même à M. Le Maire qu’en 2020, grâce à tous les dispositifs qu’il a mis en place, le PIB de la France a reculé de 8 % contre 6,2 % en moyenne dans l’Union européenne.

Quoi qu’il en soit, le gouvernement continue de tabler sur une croissance de 5 % en 2021 en espérant qu’avec la poursuite de la vaccination et l’injection de 15 milliards d’euros supplémentaires en chômage partiel, exonérations de charges et fonds de solidarité, le second semestre sera celui du retournement de la courbe.

En attendant, si Bruno Le Maire se flatte sans raison que « tous les indicateurs sont bien orientés », c’est uniquement au prix d’une dégradation hallucinante de nos comptes publics.

Ainsi que M. Dussopt l’a annoncé hier, le déficit budgétaire[1. Le déficit budgétaire concerne uniquement l’État central et ses agences. On obtient le déficit public en y ajoutant les excédents ou déficits des collectivités territoriales et des administrations de Sécurité sociale.] (part État et ses agences uniquement) prévu initialement à 173 milliards d’euros pour 2021, ce qui était déjà colossal, atteindra 220 milliards d’euros, soit… 47 milliards de plus ! (si rien ne bouge d’ici là).

Une paille, une minuscule erreur d’appréciation, un petit oubli malencontreux en cette période de relance électorale, qui représente presque 2 % du PIB de 2 400 milliards d’euros envisagé pour 2021.

Il en résulte automatiquement que le déficit public déjà réévalué de 8,5 % à 9 % du PIB en avril sera encore plus important et que la dette publique dépassera les 118 % du PIB à la fin de l’année, dans un contexte légèrement préoccupant de remontée des taux d’intérêt.

Des sommes aussi abyssales, des sommes qu’il faudra bien payer un jour, devraient susciter les plus grandes inquiétudes pour l’avenir, mais il faut croire que pour le duo de Bercy, la quantité sur-dosée est gage de qualité et de crédibilité. Que ne ferait pas le gouvernement pour impressionner les Français et les convaincre une bonne fois pour toutes que l’État s’occupe de tout ?

Bruno Le Maire n’est ni homme à perdre son sang-froid ni homme à se perdre en comptes d’apothicaire. L’important à ses yeux, c’est qu’aucun gouvernement n’a mis autant d’argent sur la table que la France. Plan de relance (ou plutôt pansement sur une jambe de bois) par dizaines milliards, « quoi qu’il en coûte » (ou plutôt anesthésie politique dans des cascades d’argent des autres) sans restriction, plongeon consécutif assumé dans un niveau d’endettement dangereusement élevé – tout ceci ne doit en aucun cas susciter l’inquiétude puisque la croissance sera au rendez-vous.

Bon, d’accord, ça n’a pas trop bien fonctionné au premier trimestre, mais ce n’est que partie remise, c’est le célèbre Bruno Le Maire, expert mondial en finance, économie et auto-satisfaction béate qui vous le dit. Ça promet !

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  • jacques lemiere
    31 mai 2021 at 6 h 49 min

    je crois que le plus beau est que le Maire ose juger ce qu’il fait.. c’est digne des brochures municipales…ou départementales..ou régionales..

    • Vous avez raison de souligner que la seule subsidiarité qui fonctionne vraiment, c’est celle de l’échelon individuel.

      • jacques lemiere
        31 mai 2021 at 7 h 31 min

        et personne ne semble simplement dire, mais vous êtes de parti pris!!!

        ils citaient l’ademe organisme dont la mission était la promotion de la transition énergétique! ils ne s’en rendent même pas compte..
        les journalistes citent greenpeace comme opinions neutre sur l’environnement…

        les enseignants…les chercheurs ….osent parler du rôle du service public;..

        argent public = neutralité… ben voyons.

  •  » des sommes abyssales qu’il faudra bien payer un jour « ….après la CSG , après la CRDS , on va bien nous coller la CGC ( Contribution Généralisé Covid ) ….vous verrez , vous verrez….

    • jacques lemiere
      31 mai 2021 at 7 h 40 min

      nous? le problème est que ceux qu’on a FORCES à arrêter de bosser vont aussi devoir payer et non être indemnisés…

      on va le rappeler tu as peur de choper le covid au boulot, tu ne vas pas bosser … simple comme bonjour…

      mais nous savons que le salarié est un esclave..il n’a pas le choix..il « doit » sacrifier sa santé qui par ailleurs est son bien le plus précieux.. si il ne travaillait sinon il serait licencié.. et ne travaillerait pas..j’ai un frère qui a coutume de dire, tu ne te rends pas compte, les patrons étaient paternalistes… mieux vaut en rire..

  • 62 % du PIB en dépenses publiques en 2020… Pas mal mais peu mieux faire.
    Juste avant de s’effondrer, l’URSS en était à 63 %.
    Encore un petit effort Macronski et son joyeux soviet suprême, vous touchez au but…

    • Si je comprends bien, il nous reste à faire un tout petit effort pour sombrer ! Pour ma part je fais confiance à jupiter et son équipe de bras cassés pour atteindre l’objectif !!!

  • Vivement le prochain livre de Bruno, dans lequel il nous expliquera à quel point il a encore été excellent à l’aide de son style flamboyant et sa plume acérée.
    Certes, il est à l’économie ce qu’Hanouna est à l’intellect, et il a le charisme d’une moule chloroformée qui aurait passé trop de temps au soleil, mais Bruno, c’est quand même un incroyable écrivain…de fiction.

  • A ce stade, est-ce qu’on ne devrait pas se regrouper et intenter une action pour mise en danger volontaire de la vie d’autrui contre ce gouvernement ? Je ne sais pas quelles sont les possibilités, mais un recours collectif contre cette brochette de dangereux guignols que sont Cache-Sexe, Véreux, Blanquette, Darmaggedon et Bruno Le Mauvais ?
    A eux 5, en à peine un an, ils ont tout de même achevé l’éducation nationale, mis fin aux libertés individuelles, instauré des lois de surveillance de la population, torpillé l’économie et les finances publiques pour les 30 ans à venir, et j’en passe. Il serait plus que temps que ça s’arrête avant que ce ne soit définitivement irrécupérable.

    • Malheureusement, je crains que ce ne soit déjà irrécuprable. Ajoutez-y les islamistes pour faire bon poids et vous avez tous les ingrédients d’une catastrophe abyssale.

    • Ne pas se méprendre, c’est Macron le responsable de la destruction de l’éducation nationale, c’est lui qui a mis fin aux libertés individuelles, instauré des lois de surveillance de la population, torpillé l’économie et les finances publiques pour les 30 ans à venir, fait exploser à la hausse l’insécurité et l’immigration et j’en passe. Le responsable principal de ce désastre c’est Macron, un type arrogant, manipulateur, sans empathie, avec aucun remord, insensible, sûr de son fait, égocentrique : l’exact définition du psychopathe. Analysez ses actes et déclarations depuis 4 ans, c’est exactement lui. Il coche toutes les cases. Comme le disait Luc Ferry il y a au moins trois ans: « nous avons mis un gamin à l’Élysée et nous allons le payer très cher ».

  • Bruno Le Maire aura été ministre de l’économie tout au long du mandat de Macron.
    Sa prétendue expérience lui donnait une certaine autonomie par rapport aux ministres venant de nulle part.
    Il aurait pu en profiter pour imposer des choix économiques moins irresponsables, or il ne l’a pas fait.
    C’est la preuve qu’il soit incompétent, soit prêt à n’importe quoi pour rester ministrable d’un second mandat de Macron.
    Il laissera un souvenir amère aux Français qui paient des impôts et qui verront leurs prélèvements s’alourdir encore.

    • Soit incompétent, soit prêt à tout pour un poste, ou bien tout simplement les deux, « en même temps », et « quoi qu’il en coûte » aux français.

  • Et quand on pense que ce ministre est un transfuge de la droite républicaine. Il est en fait un mutant une sorte de variant du socialisme. Comme nombre d’entre eux il confond rêve et réalité et se persuade que sans lui ce serait le déluge.

  • Le Maire est un crétin de classe mondiale. La preuve, il ne sait pas faire une règle de trois ni le nombre de mètres carrés dans un hectare.

  • René-Pierre Alié
    31 mai 2021 at 9 h 37 min

    Ce choix était le seul possible… En effet. Quoi qu’il en coûte, il a fallu déverser suffisamment d’argent pour éviter que le colère populaire n’en vienne à suspendre nos dirigeants, non de leurs fonctions, mais à la lanterne, une fois qu’il serait établi que le crise économique ne résultait pas, pour l’essentiel, de la crise sanitaire, mais de leur malfaisance.

    • « suspendre nos dirigeants » : la colère populaire risque de ne pas retenir « sus »…

  • J’adore ce gouvernement de bras cassés ! Ils sont plus mauvais et surtout plus menteurs les uns que les autres. A part de la mauvaise com nous n’aurons rien eu pendant 5 ans qui puisse sortir la France du trou dans lequel nos politiques l’ont mise. Ce qui m’inquiète le plus c’est de constater que jupiter est un « loser ». Tout ce qu’il touche se déglingue. De plus, on ne peut pas dire qu’il réussit dans sa com avec les jeunes !!! Après ceux qui lui ont fait un doigt d’honneur, voici les autres qui se sont fichus de lui comme d’un vagabond !!! La France démontre une réelle spécialité dans le choix de ses dirigeants et une certaine appétence pour trouver des bras cassés. Après avoir donné les rênes du pouvoir à un scootériste nous avons réussi à dénicher un oiseau de malheur. Pour terminer, je voudrais souligner que des think tanks, constitués d’économistes compétents et sérieux, ont pronostiqué de sérieux revers économiques en France pour la fin de l’année 2021. Vous me direz que La Pythie aurait pu faire le même pronostic les yeux fermés !!!

    • « Après avoir donné les rênes du pouvoir à un scootériste nous avons réussi à dénicher un oiseau de malheur. »
      C’était tout de même, prenant l’ancien ministre de l’économie de FH, le « changement » dans la continuité…
      On atteint des niveaux dignes de la troisième république.

  • Dans Télématin aujourd’hui, l’ami Bruno a expliqué que le déficit public, prévu à 8.5% pour 2021, revu à la hausse à 9% début avril, était finalement de 9.4%. Il a annoncé qu’il allait encore lâcher 15 milliards d’euros mercredi pour prolonger l’agonie de petites entreprises. Et il a à nouveau annoncé son chiffre magique de 5% de croissance.
    Croire à ça, c’est comme de vouloir éteindre un incendie en faisant confiance à un pyromane. Et pourtant, je suis sûr que des milliers de petits vieux se sont sentis rassurés en regardant son intervention.

    • Pourquoi les petits vieux? Vous nous prenez pour des séniles? Au contraire, nous sommes les plus effarés par la bêtise des politiciens élus par les bobos!

      • Ça va être dur de payer les retraites
        avec 250 % de faillites en plus.

      • Navré, je ne voulais pas vous vexer. C’est que j’ai croisé pas mal de seniors qui avait une bonne opinion de Bruno parce qu' »Il présente bien ce monsieur ». Mais c’était un peu réducteur de ma part, surtout que ce genre de jugement très superficiel doit exister dans toutes les catégories de population.
        Par exemple, les fans de sketchs présidentiels avec McFly & Carlito ne doivent sûrement pas avoir de grosses attentes au niveau de la stratégie économique française et des compétences du mec aux manettes.

    • Télé matin? c’est la pravda officielle

  • Comme l’indique Charles Gave, le secteur public français a consciencieusement pillé le secteur privé depuis 30 ans. Moyennant quoi, il n’y a quasi plus de secteur privé: 13 millions de salariés seulement pour faire vivre 67 millions de gens, et ça c’était avant les fermetures Covid.
    Comme l’indique Charles Pratt et la Cour des comptes, l’état français verse des prestations sociales à 74 millions d’habitants pour 800 milliards d’euros, dont 8 millions d’étrangers qui sont à 80% retraités (!). La Fraude est estimée à 50 milliards d’euros au moins, les politiques alertés depuis 2004 ont étouffé l’affaire pour « ne pas faire le jeu du FN ».
    Et comme l’indiquent (de moins en moins clairement) les comptes de l’état, le déficit était de 25% des revenus avant le Covid (les chiffres après 2017 sont très difficiles à obtenir).
    On y ajoute une justice de république bananière, l’écolo-islamisation, une administration soviétoïde, on secoue.
    .
    Bref, la Venezualisation est au bout. Ceux qui vivent de l’impôt et de la dette feront tout pour que la fête continue pour eux.
    Quoi qu’il en coûte aux autres.

  • si le traitement et autres avantages de BLM étaient correlés aux performances du pays, on l’entendrait moins.

  • Ben BLM ne peut pas tout faire, écrire des livres nuls et avoir le karma pour redresser les comptes de la France. Mais bon, l’INSEE étant rattachée à Bercy, on peut dans problème imaginer dans quelques semaines une soudaine amélioration de notre déficit/compta nationale.

  • Quand j’allais au lycée, dans les cours d’éducation physique on avait des « medecine ball ».

    Je me suis toujours demandé ce que ça pouvait vouloir dire et à quoi ça pouvait servir : ça ressemblait à un ballon, ça avait la couleur d’un ballon, mais c’était lourd et flasque.

    Comme BLM !

    Et ça ne rebondissait pas. Comme BLM !

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