Covid : le jour d’après, « sauf que »

Covid, le jour d'après : bientôt la délivrance, sortez les coupelles et soufflez les trompettes. Il est l’heure du temps d’avant...
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Covid : le jour d’après, « sauf que »

Cet article en est un d’opinion. Il ne représente que le point de vue de son auteur
Publié le 6 juin 2021
- A +

Par Karl Eychenne.

Sauf que. Refermer une parenthèse dépend de ce qu’on y a mis dedans. Pensez à une valise pleine de toutes ces choses tellement nécessaires mais encombrantes, et que vous n’arrivez pas à fermer. Hé bien, la parenthèse Covid c’est un peu ça.

On y a mis tout et n’importe quoi, et tout ça en même temps : des mots, des maux, des idées, des bêtises, du PIB, de la dette, des inégalités, et même de la culture… Ce genre de parenthèse gloutonne est toutefois assez rare. Manque de bol on est tombé dessus.

La parenthèse Covid est devenue tellement chargée que se pose la question de sa fermeture. Le souci est que l’objet le plus encombrant qu’on y trouve est aussi celui dont nous aurons le plus de mal à nous débarrasser. Il s’agit de notre hébétude aboulique, ce regard hagard qui dure, cette incompréhension face à ce qui n’était pas censé advenir.

Nous, la seule espèce à pouce opposable capable d’envoyer des Hommes dans l’espace, nous n’avons pas été capables de nous protéger contre un pangolin, à moins que ce soit un autre hôte car il faut le rappeler : nous ne savons toujours pas qui a joué l’interface entre l’infecté (nous) et l’infectieux (virus).

Admettons que nous parvenions quand même à refermer la parenthèse Covid. Elle sera quand même bien lourde à trimbaler. Nous nous imaginons reprendre la vie tambour battant, le cœur vaillant. Mais il n’est pas exclu que l’on redémarre plutôt claudicant, errant à hue et à dia, avec une bonne gueule de bois. « Le genre de tête dans les fesses que même un bon dolipranus ne vous fera pas passer », comme dirait le fêtard masqué.

Certes, nous allons bien devoir rallumer l’interrupteur. Mais sortir de la grotte après y avoir été confinés si longtemps peut nous éblouir dans un premier temps. Puis viendra le temps du dessillement et enfin du soulagement.

Covid et coulrophobiques

Pire que tout, il nous faudra gérer cette nouvelle phobie que nous avons développée tout au long de cette crise : la coulrophobie… Il s’agit de la peur des clowns. Pas ceux des cirques pour enfants avec leur gros nez rouge, mais ceux qui passèrent à la télé avec leur blouse blanche.

Heureusement, la réciproque n’est pas vrai : ce n’est pas parce que tous les clowns portent une blouse blanche que toutes les blouses blanches sont portées par des clowns. Autrement dit, il y a eu des bonnes blouses blanches. Malheureusement ce ne furent pas celles invitées le plus souvent afin de nous informer.

C’est ainsi. Avant la campagne de vaccination nous eûmes droit à la campagne de vaticination. Ces oraisons funèbres d’oracles nous prévenant du déluge si nous faisions l’inverse de ce que les autres oracles disaient. « L’ennemi est bête, il croit que c’est nous l’ennemi alors que c’est lui ! », comme nous le rappelait déjà Pierre Desproges.

Et puis quand même, un peu de bienveillance. Pensons à nos semblables. Faire tomber le masque d’un seul coup d’un seul ne risque-t-il pas d’effrayer votre voisin ? Et que verrons-nous désormais le soir sur les plateaux télé ? Que deviendront ces chroniqueurs en blouse blanche ? Que deviendront tous ces graphistes spécialistes de la courbe qui monte de manière exponentielle ? Et tous ces masques alors, combien de soirées à thème ou de jeux pour adultes afin de tous les recycler ?

Enfin les question qui fâchent

Une fois ces questions techniques réglées, viendra alors le temps des questions qui fâchent, celles cachées sous le tapis parce que franchement, c’était pas le moment :

  • le quoi qu’il en coûte que coûte, ca coûte combien en fait ?
  • la monnaie des banques centrales, vous mettez quoi pour que ca pousse aussi vite ?
  • la dette c’est vraiment chouette ?
  • pourquoi les marchés financiers étaient-ils vaccinés avant nous ?

Et il ne faudra pas rester à peindre la girafe trop longtemps, car l’histoire s’aigrit vite, l’amertume et le ressentiment pèsent lourd avec le temps. Fatalement, viendra le temps du contrefactuel, « et si on avait fait ceci ou cela, alors… ».

Promis, on ne nous y reprendra plus ? On fera le nécessaire pour ne pas se faire confiner une nouvelle fois ? À voir.

« La conquête du superflu donne une excitation spirituelle plus grande que la conquête du nécessaire. L’homme est une création du désir, et pas une création du besoin. » Gaston Bachelard.

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  • jacques lemiere
    6 juin 2021 at 7 h 15 min

    comme on ne sait pas vraiment pourquoi au plan quantitatif on a commencer à INTERDIRE… il va falloir inventer a posteriori un chiffre magique…

    et on a un problème..en gros, tout risque de débordement des hôpitaux semble impliquer qu’on doive arrêter le pays. comme si la taille des hôpitaux ne devait pas s’adapapter à la vie des gens …
    certes l’adaptation prend du temps…
    il est tolérable, mais toujours discutable, lors d’une crise aigüe de faire appel au concept de civisme..ici…

    on n’interdit pas de rouler à 90 km/h pour éviter tout mort… on admet à un moment donné que les morts à 80 km/h sont tolérables.. c’est très curieux..

    l’état se réserve de donner un prix à votre vie..

    • C’est vrai, jamais on a évoqué la possibilité pour l’hôpital public de s’adapter. La variable d’adaptation était la population et le privé.
      Il ne faut pas oublier que l’hôpital est rempli de fonctionnaires et l’état est tjs du coté des fonctionnaires, les dirigeants en sont.

    • Absolument vrai. Il n’y a qu’à voir ce qui s’est passé avec AstraZeneca : une fois qu’il a été scientifiquement démontré que ce vaccin causait des thromboses, le gouvernement a décrété qu’il serait interdit… aux moins de 55 ans.
      En clair, ce jour-là, le gouvernement a officiellement reconnu qu’à partir de 55 ans, vous êtes sacrifiable. En-dessous, vous lui êtes utile, vous travaillez, vous produisez. Mais passé 55 ans, il devient difficile de vous trouver un emploi, vous commencez à coûter cher à la sécurité sociale, vous allez bientôt coûter cher en retraite, donc vous n’êtes plus d’une grande utilité pour nos stratèges.

      • Jerémy Lapurée
        6 juin 2021 at 12 h 34 min

        « officiellement reconnu qu’à partir de 55 ans, vous êtes sacrifiable »

        N’importe quoi. Ce seuil est lié au fait que les cas de thrombose mortelle ont concerné des gens de moins de 55 ans, et plutôt des femmes.
        Sous toutes réserves, une hypothèse pourrait être l’usage, ancien ou pas, de la pillule contraceptive.

    • Jerémy Lapurée
      6 juin 2021 at 12 h 39 min

      « on admet à un moment donné que les morts à 80 km/h sont tolérables »

      Pas vraiment. Il s’agit pour le gvt de faire baisser le nombre de morts sur les routes, pour embellir ses stats. Lequel gvt était convaincu (à tort) que baisser sa vitesse épargnerait 400 vies par an. Il était convaincu (à tort aussi) que la mesure serait socialement acceptée…
      On peut estimer aussi probables d’autres raisons (dissuader, un peu plus, de prendre son auto, sauver le CSA, dont, dès 2012, on prévoyait une baisse des recettes, etc).

      • jacques lemiere
        6 juin 2021 at 15 h 00 min

        oui faire baisser les stats… mais si faire baisser les stat d’accidents est LE but…alors la conclusion s’impose ..plus de voitures…

        passer de 90 à 80 c’ets donc fixer arbitrairement un nombre de morts tolérables…en prétendant que ça résulte d’un examen objectif du cout des morts par rapport au cout de la baisse de vitesse..

  • Laurent Lenormand
    6 juin 2021 at 8 h 21 min

    Je souhaite de tout cœur que le temps du « retour à la normale » advienne. Mais je crains fort que ceux qui ont profité de cette pandémie pour gagner beaucoup d’argent et de pouvoir ne fassent tout pour que la fête se prolonge au maximum.

    • faut pas gâcher une si belle occasion !

    • Le retour à la normale, une belle utopie.
      Cela voudrait dire ne plus surveiller les réseaux sociaux (et donc laisser circuler les terroristes), ne plus surveiller les comptes bancaires (et donc laisser circuler les blanchisseurs d’argent), ne plus tenir de fichier de police avec un tas d’informations personnelles (et donc laisser circuler les délinquants), ne plus quadriller les villes avec des drones (et donc laisser circuler les voleurs et les violeurs), ne plus demander de pass sanitaire ou de QR code dans les lieux publics (et donc laisser circuler les réfractaires contagieux), ne plus interdire les manifestations qui dérangent (et donc risquer de voir revenir les dangereux jaunes fluo)…
      …etc etc.
      A chaque fois qu’ils nous ont pris un peu de liberté individuelle, ils l’ont fait avec une bonne excuse (ou un prétexte fallacieux et grossier, selon le degré de lucidité qu’on a), alors ils auront toujours une bonne excuse pour ne jamais revenir en arrière, on peut leur faire confiance sur ce point.
      En plus, les gaulois ne se sont pas battus pour conserver leurs libertés; vous pensez qu’ils vont se battre pour les récupérer désormais ?
      Les moutons broutent en terrasse, mastiquent dans les commerces non-essentiels, digèrent dans les cinémas, et espèrent encore que le masque ne sera plus obligatoire (parce qu’ils croient encore qu’il l’est devenu pour des raisons sanitaires, lol).

    • jacques lemiere
      6 juin 2021 at 15 h 03 min

      profiter d’une pandémie pour gagner de l’argent ne pose pas de problème en soi…..création de médicaments, de vaccins, soins divers et variés… la pandémie crée des besoins, les satisfaire n’est pas immoral.

      ce qui est dénonçable ce sont les mécanismes de connivence.

  • Jerémy Lapurée
    6 juin 2021 at 12 h 28 min

    Je crois de plus en plus, j’aimerais me tromper, que le covid finira comme la grippe. Il est bien installé, il viendra nous rendre visite tous les ans en tuant sa petite dizaine de milliers de gens mal portants ou comorbididés.

    • jacques lemiere
      6 juin 2021 at 15 h 13 min

      ben c’etait déjà une hypothèse au départ… les mutations plus la durée inconnue de l’immunité rendaient déjà des calculs façon immunité de groupe hypothétiques.
      tous les calculs prédictifs exigent que les caractéristiques du virus restent les mêmes or on sait que c’est faux..
      je digresse…
      et donc toute action contre l’epidémeie reposaient AUSSI sur des hypothèses ..

      ce n’est pas « la science  » qui a imposé des choix. ou les interdictions.. je n’ai rien contre les choix ou une forme de « coercition » mais à condition qu’ils soit bien compris ..
      ce furent des choix politiques. comme le prouvèrent les tentatives de « réfutations » de la rationalité des choix suédois…

      ça, ça me fait peur..ce pseudo scientisme..

      • En science, on bâtit une hypothèse, on réalise un test pour la valider ou l’infirmer et on évalue le résultat du test. Manifestement, dans la « science » gouvernementale, l’évaluation du résultat des choix ne fait pas partie du protocole, des fois que la « science » n’aille pas dans le sens voulu.

        • La science, c’est cette discipline qui se base uniquement sur des faits objectifs, et qui applique le fameux principe de précaution, n’est-ce-pas ?
          Elle a disparu en 2020, année où le président banquier est devenu épidémiologiste, où la chloroquine utilisée depuis 80 ans a été quasiment bannie sous prétexte qu’elle serait subitement devenue dangereuse, et où l’on a entamé une vaccination systématique de la population mondiale de plus de 12 ans (pour l’instant) avec des produits expérimentaux et encore officiellement en phase d’essais cliniques.
          Ce qui compte chez un scientifique aujourd’hui, ce n’est plus son diplôme, ses connaissances et ses travaux : il faut surtout qu’il passe bien à l’écran, et qu’il ne contredise pas les consignes officielles trop publiquement sous peine de se faire Delfraissysé, ou pire, Perrone-Raoultisé.

          • jacques lemiere
            6 juin 2021 at 20 h 19 min

            ah le principe de precaution en effet..

            les trois loustics ont raconté des conneries, fait des attaques ad hominem et cie…ils ont laissé accroire justement qu’en science l’autorité importe.

          • « Ce qui compte chez un scientifique aujourd’hui, ce n’est plus son diplôme, ses connaissances et ses travaux : il faut surtout qu’il passe bien à l’écran »

            Oui, on dirait qu’ils sont tous devenus comédiens pour pub de dentifrice ou machines à laver.

        • « l’évaluation du résultat des choix ne fait pas partie du protocole, des fois que la « science » n’aille pas dans le sens voulu. »

          On fait de plus en plus de la « science » à base de statistiques plus ou moins maîtrisées par leurs auteurs, sans chercher à expliquer ou confirmer. Malheureusement les statistiques ne disent pas la vérité mais au mieux ce qu’il est rationnel de penser dans un certain intervalle de confiance.

          En laissant empiler tout ça par des gens qui ne se remettent jamais en question, LA science est devenue un château de carte.

          • En fait ça serait plutôt l’inverse, même si je comprends votre idée.
            Il n’y a plus beaucoup de statistiques (art de « faire parler » les données, et qui permet de vérifier si oui ou non les observations collent avec les modèles/théories/hypothèses) qui ne permettent jamais de « prouver » la validité, juste d’invalider.

            Au contraire, il y a désormais de la modélisation (qui parfois utilisent les outils qui ressemblent à la statistique… mais sont en fait simplement probabilistes, les probabilités étant à la base mathématique des statistiques et des modélisations de phénomènes soit aléatoires soit mal compris).

            La modélisation et « mise en équation » ça marche bien en physique car la marge d’incertitude est faible (devrait être nulle), les phénomènes et lois physiques n’ayant pas de libre arbitre ou de variabilité « incertaine ». Dans d’autres domaines, soit qu’ils soient encore mal compris (dynamique de l’atmosphère et climatologie au sens large), dirigés par des décisions libres (économie, sciences sociales) ou soumis à de la variabilité naturelle mais non réductible à des distributions (médecine) ces modélisations et mises en équations ne devraient jamais être que des béquilles pour « simplifier » les données et devrait TOUJOURS être jugées face aux données.

            Le modèle, informatique ou résolu sur un papier, ne donnera jamais rien de plus que ce qui a été « mis dedans » en le construisant. Il ne permet pas de « découvrir la vérité », sauf à ce que toutes les hypothèses et formalisations qu’il utilise soient « vraies » (entendre, conformes à la réalité observée). Hélas, en ayant trop souvent recours au « tours de passe passe » pour impressionner les étudiants et en retirant depuis les années 90 les maths « formelles » de tous les programmes, on a construit des générations de « scientifiques » qui ne réalisent pas que les hypothèses sont LA clé du résultat qui n’est jamais vrai que « conditionnellement à » quand on fait des maths (ou par extension de l’informatique). Ils sont hélas trop nombreux à y croire, à leurs « preuves par modèle »,

            J’espérais que la « crise COVID » soit l’occasion idéale d’une remise à plat de la science qui retrouverait ses racines, mais hélas, les médias et gouvernement ont couvert le gloubi-boulga et répètent qu’il faut « croire la science » (qui n’est qu’une méthode, pas un résultat).

            • « une remise à plat de la science qui retrouverait ses racines »

              Beaucoup de pain sur la planche …
              – les nouveaux « outils » (stats, modélisation informatique, IA …) me semblent mal maîtrisés au niveau de la méthode, c’est à dire dans quelle mesure ils répondent aux critères de la démarche scientifique.
              – les « scientifiques » considèrent comme un métier ce qui est un art. On a une multiplication des Dr Faust car beaucoup se sont égaré en choisissant cette voie. Si on veut des certitudes et de la reconnaissance, il faut faire de l’ingénierie. Le résultat est plus probant et plus monnayable : ça marche ou pas, et c’est utile ou pas !

              Il y a une crise de la science. Mais cela n’est même pas compréhensible pour les médias ou les politiciens – ou les « Bourgeois » – car ils n’ont pas une meilleure approche de celle-ci que Mr Jourdain de la Prose.

    • « le covid finira comme la grippe. Il est bien installé … »

      Qu’en sera-t’il du masque, bien installé lui aussi on ne sait pas trop pourquoi où et comment ?

      Je visualise en ce moment un concert sur ARTE. La moitié des musiciens portent un masque. Mais pas ceux qui jouent d’un instrument à vent. Ni certains violonistes. Le concert à lieu en plein-air. Les spectateurs sont espacés de plus de 3 mètres (et très loin des musiciens) mais pas les musiciens. On sait en outre que l’exhalation d’air (flûtistes, clarinettistes …) multiplie de plusieurs ordres de grandeur la transmission par aérosols.

      Je ne fais aucun jugement sur le fait que le concert doit être fait ou pas. Mais la rationalité est totalement absente. (Mais pardon, il s’agit de culture donc chut !).

      Le fait est qu’on a transformé le masque en gri-gri. Il est bien installé ; encore mieux que le virus. On aura du mal à s’en débarrasser.

      • On comprendra que la seule rationalité est de justifier la doxa gouvernementale : on n’est pas sorti de l’auberge !

      • jacques lemiere
        6 juin 2021 at 20 h 16 min

        ce qui est idiot est que l’absurdité du port de masque tant imposée que pratiquée.. va braquer les gens sur le port du masque..

        qui n’est pas idiot quand les gens sont malades.. comme se laver les mains quoi.. pour la grippe par exemple…

        cette capacité a transformer le bon en foireux à cause que les meilleurs intentions est extraordinaire…

        • Hé oui. Et encore une fois tout vient du fait qu’on (les « élites ») ne veut pas faire confiance « au gens » (ou « au marché ») malgré les apports de Pareto, Mises, Hayek, Arrow ou tant d’autres qui ont montré que les décisions centralisées ne peuvent pas marcher.
          Ca se retourne toujours contre leurs initiateurs ces « décisions pour le bien des autres ». Contres leurs initiateurs et, hélas, contre ceux qu’ils voulaient (soyons optimistes) aider.

          • On a les élites qu’on mérite. Les gens ne font pas confiance aux gens ni au marché, et les élites se dégagent donc comme étant ceux qui se défient le plus… Eloge de la défiance et de la malveillance…

            • Au naturel, tant qu’on ne leur a pas répété, dit, redit, que « l’enfer c’est les autres » et que ces autres ne sont que des idiots doublés de méchants, « les gens » sont naturellement portés à faire confiance à leurs « alter-ego ».
              Toutes les expériences montrent qu’en l’absence d’informations « d’autorité » demandant la méfiance/la haine/etc. l’humain va naturellement coopérer sur une base de confiance avec les autres humains. « Nous sommes une espèce sociale » ne veut pas dire autre chose. Et c’est d’ailleurs commun aux autres espèces « sociales » (loups, cétacés, etc.).
              Les gouvernements humains ont par contre bien compris l’intérêt qu’il y a a semer la défiance entre individus en parallèle à la confiance envers des institutions par propagande etc. (pourtant les deux sont totalement contraires à l’instinct « naturel »). Résultat on voit des paradoxes apparaître ! Mr. Toutlemonde va dire « les gens sont cons » et « le gouvernement m’aide » mais va faire confiance le plus souvent à l’inconnu croisé dans la rue (tant qu’il n’a pas « l’air louche ») et se méfier du policier au coin de la rue en question.

              Quant aux « élites qu’on mérite » pas vraiment d’accord. Pour paraphraser Spooner, ce n’est pas parce qu’on vous laisse choisir tous les 5 ans entre 3 ou 4 maîtres différents en apparence que vous n’êtes pas esclave. Le système vous manipule en vous laissant croire que vous choisissez et en vous dressant contre votre voisin (vous et vos réflexions sur le COVID illustrez bien ce point, d’ailleurs). Du coup, il est très difficile de réellement avoir les élites « qu’on mérite » ou qu’on désire.

          • Sans avoir été préalablement influencés, les gens font naturellement confiance « aux gens » et « aux intéractions entre gens » (le marché). Beaucoup d’expériences le montrent.

            D’ailleurs, les mêmes qui professent « les gens sont cons et ne devraient pas être libres de choisir de …  » demanderont sans problème conseil à leur voisin ou à un inconnu dans la rue. « Nous sommes une espèce sociale » ne veut pas dire autre chose. Et c’est commun aux autres espèces de ce type (loups, cétacés etc.)

            Quant à avoir « les élites qu’on mérite », je n’y crois pas trop. Pour paraphraser Spooner, le fait de pouvoir choisir tous les 5 ans entre 3 ou 4 nouveaux maîtres en apparence différents ne fait pas moins de nous des esclaves. Et comme la manipulation de ces maîtres est continue et incite à la défiance envers « les autres » (avec qui nous partageons des intérêts indéniables, cf. le marché) et à la confiance envers les institutions, il est difficile d’en sortir. Et vos réflexions sur le COVID et les « gens irresponsables » et « méchants » faisant ci ou ça illustrent d’ailleurs parfaitement ce point.

            • « Nous sommes une espèce sociale »

              Sans aucun doute, mais avec une nuance qui n’est jamais abordée : notre instinct social nous pousse à former des « clans ». (Des partis, des réseaux, des clubs, des cercles, des sectes, des bandes …).

              Cela limite beaucoup la notion de socialisme appliquée à la société et même la démocratie. Ce n’est pas la même chose de choisir un chef parmi 50 personnes et de se forger une identité et une place dans ce clan, que dans une société de plusieurs millions. On voit inévitablement se former des sous clans et sous-sous-clans.

              Au final, on a une meilleure approche en considérant l’individu comme isolé (d’où le libéralisme) mais ayant l’intelligence de s’associer avec quelques dizaines d’autres et entretenant des échanges avec les autres groupes (d’où l’économie libérale).

              • Bien sûr. La notion de groupe est clé dans ces espèces sociales. Où d’ailleurs dans toutes les dynamiques de populations. La « préférence intra-groupe » est un des facteurs prédicteurs les plus fiables du succès d’une espèce. Elle était très forte chez l’humain (d’où sans doute son succès au sens évolutionniste) mais la gauche et son « universalisme » de pacotille tend à la détruire, au moins superficiellement. On voit de plus en plus de gens indifférents aux souffrances de leurs voisins de même ethnie, religion et culture se sentir « touchés dans leur chaire » par les maux d’individus au loin, d’ethnie, religion et culture fortement différents (cf le rejet du vil « gilet jaune » mais le soutien « au peuple palestinien » ou « aux pauvres Ouïghours »… et plus il y a de proximité moins le soutien est fort : « les Libanais Maronites ? catholiques et marqués de culture française : boafff », « les Syriens Shiites ? Ah, là c’est mieux »).

  • Le fameux pangolin du labo P4 de Wuhan

  • Il me semble que l’on s’occupe de la girafe avec un peigne plutôt qu’un pinceau …

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