Temps de fonctionnement des éoliennes : les 25 % de Stéphane Bern VS les 75 % de Pompili

Des chiffres de « temps de fonctionnement » on été échangés. Or, c'est un élément qui permet de comprendre l'inutilité des éoliennes.
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Temps de fonctionnement des éoliennes : les 25 % de Stéphane Bern VS les 75 % de Pompili

Cet article en est un d’opinion. Il ne représente que le point de vue de son auteur
Publié le 9 juin 2021
- A +

Par Michel Negynas.

Lors des récentes polémiques entre Stephane Bern et Mme Pompili, des chiffres de « temps de fonctionnement » ont été échangés.

Cet élément est essentiel pour la compréhension de l’inutilité des éoliennes en France si on opte pour du nucléaire en production de base au lieu du gaz, ce qui semble être la stratégie allemande.

Éoliennes : le problème général

D’abord, une fois de plus, faisons un sort au mensonge habituel des défenseurs des éoliennes : il n’y a pas, en général, de foisonnement au niveau européen. Notre climat est ainsi fait que les anticyclones, y compris l’hiver, couvrent souvent la totalité de l’Europe. Et même s’il y en avait, il est très coûteux en investissement et en perte de rendement de transporter de la puissance sur de longues distances.

C’est un des problèmes actuels de l’Allemagne : elle produit au Nord et les grands centres consommateurs sont au centre et au sud. Et personne ne veut des lignes à haute tension ou des câbles enterrés qui sont nécessaires.

C’est tout aussi vrai du foisonnement entre éolien et solaire.

D’abord, il y a la nuit. En outre, le solaire produit « en pointe » très abrupte ; il peut amoindrir l’effet d’une saute de vent, mais il peut aussi l’aggraver. Et le reste du réseau doit s’adapter à ces fluctuations brutales, ce qui représente une gymnastique quotidienne des moyens de production pilotables.

éoliennesIllustration du non foisonnement : comparaison des fluctuations sur deux ans en Allemagne avec la somme de 15 pays européens.

Finalement, qu’attendre des éoliennes ?

Stephane Bern cite un chiffre de 25 %. C’est à peu près ce qu’on peut nommer le taux de marche, ou puissance effective. Par convention, c’est le quotient des Kwh produits dans l’année par l’éolienne, divisé par ce qu’elle produirait si elle tournait en permanence à sa puissance nominale. Selon les années, cela varie entre 21 et 27 % pour les éoliennes à terre. En mer, avec des engins de 250 mètres de haut, on va jusqu’à 40 %.

Il faut bien comprendre que ces chiffres sont possibles car la réglementation européenne oblige les réseaux à intégrer la production des énergies renouvelables intermittentes dès qu’elles produisent, même s’il n’en n’a pas besoin. Les centrales pilotables, elles, doivent s’adapter en fonction de la consommation.

Leur taux de puissance effective en est réduit. Mais pour une centrale classique en base, bien gérée, le taux de marche serait de 90 % si elle était sollicitée en permanence à sa puissance nominale.

Les supporters des éoliennes et des panneaux solaires jouent sur cette ambigüité : ils annoncent toujours la puissance nominale en KW, pas l’énergie produite en KWh. Or le coût d’investissement est déterminé par les KW, le revenu par les KWh. Il faut dire que cette tricherie est grandement facilitée par l’incompréhension persistante des politiques et des généralistes entre KW et KWh, puissance (ou capacité) et énergie.

D’ailleurs, le parc éolien français n’atteint jamais sa capacité nominale : en 2021, pour 18 GW installés, le record est à 15 GW.

Alors, d’où vient le 75 % de Mme Pompili ?

Pour avoir une vraie opinion de la production des éoliennes, il faut tracer les courbes monotones de puissance c’est-à-dire leur capacité de production effective rapportée au nombre d’heures de cette production dans l’année. La courbe ci-dessous est tirée d’une étude de 2012 ; les éoliennes actuelles sont un peu plus performantes, mais ça ne change pas les ordres de grandeurs ni l’allure des courbes.

éoliennes

On voit sur cette courbe que les éoliennes produisent effectivement à un peu plus de 75 % du temps… mais si peu !

À 6500 heures, en terrestre on a 5 % de la puissance nominale ; mais c’est guère mieux en off shore, à 10 %. En fait, l’off shore ne change pas la problématique des nuits d’hiver sans vent. L’anticyclone réside aussi en off shore.

On voit aussi qu’on a  50 % de la capacité nominale seulement pendant 1200 heures par an en on shore et 3200 heures en off shore. Mais l’off shore paye cette amélioration en investissement et maintenance !

On aurait pu aborder aussi la problématique des fluctuations à très court terme, (le vent souffle en rafales) qu’on ne voit pas sur les données mises à disposition par les réseaux. Mais elles sont très perturbantes elles aussi, en particulier dans la zone des vents moyens, où la puissance délivrée varie comme le cube de la vitesse du vent.

La morale de l’histoire

Comme sur d’autres sujets, ni les media, ni le monde politique ne semble savoir de quoi on parle. Et les vrais experts sont présumés pourris.

C’est la raison pour la quelle il faut diffuser cet excellent film de Charles Thimon qui fait un point factuel, avec de vrais experts, sans parti pris idéologique.

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  • la pompili avec ses lubies , elle nous pompe l’air ….et c’est peu de le dire….

    • jacques lemiere
      9 juin 2021 at 7 h 38 min

      pompili a été choisie.. pour moi le concept d’indépendance énergétique tient aussi de la lubie… et le controle étatique de l’électricté sans explication claire des raisons, tient aussi de la lubie.

      si l’etat s’en mêle , ce sera arbitraire d’une façon ou d’une autre…’ici on a même du mal à comprendre, sauf idéologie, les pourquoi..

      le vrai pourquoi à mon opinion est le pouvoir.

      • Pompompom est une triple buse

        • jacques lemiere
          9 juin 2021 at 13 h 34 min

          si vous voulez..mais une personne intelligente, avec des buts foireux peut faire autant de dégat…

          pour un politique l’intelligence relève du procès d’intention.. vain..

        • Je ne pense pas mais de très mauvaise foi , les verts sont tellement attachés à leurs idées qu’ils n’hésitent pas a mentir éffrontément

  • jacques lemiere
    9 juin 2021 at 7 h 30 min

    SI en 20 ans de débat des gens n’ont pas compris..

    d’ailleurs SI elles produisaient à donf 75% du temps ça ne dirait rien de la satisfaction de la demande…

    un système intermittent comme base de production n’est pas compatible avec le mode de consommation actuel. Le stockage massif semble hors de portée.. Tout scenario 100% intermittent, signifie stockage mais surtout consommation « contrôlée » et en général des « miracles » ou cramer tout ce qu’on trouve, sauf des fossiles ,bien sûr.. … Le prix de revient de l’electricité intermittente serait il nul que ça n’aide même pas pour savoir si en introduire dans le système de production est économiquement pertinent..

    si vous voulez produire votre propre électricité quand voue le désirez.. que vous n’avez pas de rivière près de chez vous.. et de tas de biomasse..
    vous aurez sans doute un groupe électrogène… si vous voulez réduire votre facture de carburant et l’usure du groupe… même une éolienne  » gratuite  » demandera quelques bricolages couteux pour être intégrés à votre système.

    si il ya une constante dans les projets autonomes..c’est la présence de générateurs thermiques quelque part..

    le plus rigole est que ce ne sont même pas des écolo à la manette, quand l’heure de payer viendrait..

    la majeure partie des gens sait…

    vous avez juste d’une part des troupes militantes qui n’ont jamais brillé par leur objectivité, tels pas mal de profs de journalistes et de plus en plus de gosses..

    moi je n’y crois plus…j’attends l’emergence d’un parti antiécolo…que faire d’autre…

    on est en démocratie semi libérale, c’est le seul ressort..espérer que la majorité soit raisonnable…
    à ce titre , c’est pourquoi la nécessité de presse pluraliste n’a jamais été aussi cruciale..
    mais corriger les méfaits de l’education d’état est difficile..

  • Sur ce coup, Stéphane Bern, que j’aimais déjà bien du fait de sa passion pour la France et de ses capacités d’autodérision, est grimpé d’un cran plus haut dans mon estime !

  • Jerémy Lapurée
    9 juin 2021 at 7 h 51 min

    Bof, bof et rebof…
    A ce compte là, autant condamner le moteur à explosion qui offre un rendement de 30 % pour des véhicules qui ne roulent jamais à plus de 130 km/h. Donc, voitures, bus, camions, exit !
    On laisse tomber tous les appareils électriques à cause de la perte liée à la production electrique – il fait produire 2,58 kWh pour fournir 1 kWh au consommateur. On écarte aussi en raison du même taux de perte toute la production électrique, en gardant juste de quoi faire tourner des pompes à chaleur qui offrent des rendements supérieurs à 3 !

    • Il y a des cerveaux qui fonctionnent en permanence à 30% de leur capacité nominale, et d’autres qui atteignent les 30% par 100% la première semaine du mois, 20% la deuxième, et 0% le reste. La première semaine est passée…

    • Mais personne ne subventionne les moteurs à explosion, contrairement aux éoliennes.
      Le débat n’existerait même pas s’il n’y avait pas d’argent public à la clé.
      Perso, osef les éoliennes, le nucléaire ou les turbines à hamsters. Vive la liberté.

      • Jerémy Lapurée
        9 juin 2021 at 11 h 11 min

        Ah bon ?!
        Et les primes à la casse, certes anecdotiques ? Mais beaucoup moins anecdotique : constructions et entretien des infrastructures routières…

        • jacques lemiere
          9 juin 2021 at 12 h 53 min

          ben si… c’ests encore un argument valable…et à mettre en parallèle avec l’existence du réseau de distribution électrique qui devrait être un sujet important….

          la consommation électrique française a été et est BIASEE du fait de l’action de l’état.. par les choix tarifaire par la non prise en compte des frais d’acheminement..etc..

          On doit quand on parle de la rationalité du système au moins donner les raisons de l’action de l’état..ou le « but » suivi…

        • Parce que bien sûr les voitures électriques sont aussi volantes et donc n’utilisent pas les mêmes infrastructures que les thermiques…?
          Au passage vous connaissez le coût des infrastructures routières par rapport aux taxes auto/moto/camion? Aller, je vous aide un peu: https://www.google.com/url?sa=t&source=web&rct=j&url=https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01696950/document&ved=2ahUKEwiu66Ts1YrxAhVFExoKHWb_Cvw4ChAWMAN6BAgBEAI&usg=AOvVaw3Rbfh36sUIUXMbGVILDPLI

          Vous êtes au courant que les primes à la casse fonctionnent aussi pour l’électrique?

        • La destruction des routes est une fonction à la puissance 4 du poids du véhicule. Donc un camion de 30 tonnes est équivalent à 810000 voitures d’une tonne. Devinez qui détruit les routes.

        • La route rapporte plusieurs dizaines milliards d’euros par an à l’État (entre 20 et 30 ces dernières années). C’est la principale vache à lait française.

    • Sauf qu’on n’a pas trouvé mieux que le moteur thermique pour les véhicules. Par contre pour les éoliennes, il y a bien mieux, plus efficace et moins cher…

      • Jerémy Lapurée
        9 juin 2021 at 10 h 56 min

        On n’a pas trouvé mieux sauf si on cause rendement. Le rendement d’un VE vaut au moins le double d’un VT.
        Pourtant le VT est préférable à cause de son autonomie ou de son temps de recharge.
        Ce qui prouve bien qu’aborder une technologie par le seul biais du rendement, ou de son fonctionnement à pleine capacité, est d’une débilité sans nom.
        Et tout le monde ici tombe à pieds joints dans cette arnaque intellectuelle.
        Ca fait un paquet d’articles que l’éolien est démonté sur CP, sur la base d’arguments tous plus c.ns les uns que les autres. Et parce que cela satisfait la haine de son lectorat pour cette nouvelle énergie, même la partie la plus scientifique d’icelui abandonne tout esprit critique à l’encontre de ce qu’on lui sert.
        Navrant mais hélas terriblement humain.

        • Justement non, vous vous arcboutez sur vos opinions comme tous les écolos et ne prêtez nulle attention aux objections. Le handicap des éoliennes est justement leur rendement de 25%, sans parler de leur intermittence!
          Pas de vent, pas de d’électricité! C’est un argument con? Vous devriez réserver vos diatribes à vous mêmes au lieu d’insulter les autres!

          • Jerémy Lapurée
            10 juin 2021 at 12 h 18 min

            1. Pour vous, être favorable au mix énergétique le plus large possible (conseil de bon sens, ne pas mettre tous ses oeufs dans le même panier) c’est être écolo ?! Et c’est moi qui insulte les autres ? Je ne suis pas écolo, loin s’en faut…

            2. Si le rendement des éoliennes est à 25 %, c’est justement à cause de l’intermittence du dieu Eole. C’est donc inutile de verser dans la tautologie en ajoutant « sans parler de leur intermittence ».

            3. Pardonnez-moi de représenter ici une voix discordante dans le concert d’insultes dédiées à l’éolien et à ses défenseurs. Mais je résiste mal à l’idée de tordre le cou aux âneries qu’on y débite le plus souvent, des éoliennes tueuses d’oiseaux à ces histoires corneculesques de rendement…

            4. Tous ces articles, toutes vos critiques ne servent à rien. Vous vous époumonez dans le désert. Tous les pays, y compris la Chine, y compris les States, évidemment l’Europe, se sont lancés dans les ENR depuis des années et ce n’est pas près de s’arrêter. Votre combat est perdu d’avance. L’énergie du désespoir sans doute…

            • « mix énergétique le plus large possible »

              Donc, il faut d’urgence reconstruire quelques centrales à charbon, centrales à fioul lourd, faire pédaler quelques RMIstes, ajouter une ou deux routes solaires ici et là, etc.

              « ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier »

              Il vaut mieux mettre ses œufs dans un seul panier en bon état que les séparer pour les mettre dans deux ou trois paniers percés.

              « toutes vos critiques ne servent à rien »

              Quel est l’intérêt de l’éolien industriel en France en 2021 ?

              A) Écologiquement, le bilan de l’éolien est plus mauvais que l’électronucléaire.

              B) Industriellement, l’éolien déstabilise plus le réseau qu’il ne le stabilise. L’électro-nucléaire est une production de base qui n’aime pas les variations. Le thermique à flamme (semi-base) et l’hydraulique de lac (pointe) permet de réagir aux variations. Quel est l’intérêt industriel d’une énergie non pilotable comme l’éolien dans ce mix ?

              C) Économiquement, l’éolien n’est absolument pas rentable et coûte un pognon de dingue.

              « Chine »

              Ils produisent des éoliennes (Goldwin, United Power, Envision, etc.).

              « USA »

              Ils produisent des éoliennes (GE Wind).

              « Europe »

              Sous la direction de l’Allemagne (Siemens & Enercon), du Danemark (Vestas) et de l’Espagne (Gamesa) qui produisent des éoliennes.

              « Votre combat est perdu d’avance. »

              La France produit des centrales nucléaires mais pas d’éoliennes. C’est sympathique de votre part de vouloir financer des industries étrangères avec le pognon gratuit des français.

            • « Ne pas mettre tous les oeufs dans le même panier »… En effet, en économie, il faut éviter, mettre toutes ses économies dans le bitcoin, c’est débile. Ou dans un commerce, avoir 75% de son CA grâce à une seule catégorie de personnes ou un seul client, c’est très dangereux.
              Concernant le mix énergétique, le nucléaire est de très loin le meilleur compromis entre rendement, disponibilité et dangerosité pour la nature et la distribution d’électricité DE MASSE. Ajouter à cela des ENR pour de la distribution d’électricité LOCALE est une bonne idée, mais absolument pas pour une distribution d’électricité DE MASSE.
              C’est là que les politiciens et autre écolos gamins se trompent d’enjeux. Le bon sens voudrait clairement qu’on ne stoppe pas de réacteurs nucléaires en très bonne santé pour encore plusieurs dizaines d’années, rentable financièrement (la majorité payés !), et qui fournissent de l’électricité carrément moins chère que celle des ENRs (subventionnées ne l’oubliez pas hein…).

            • « 4. Tous ces articles, toutes vos critiques ne servent à rien. Vous vous époumonez dans le désert. Tous les pays, y compris la Chine, y compris les States, évidemment l’Europe, se sont lancés dans les ENR depuis des années et ce n’est pas près de s’arrêter. Votre combat est perdu d’avance. L’énergie du désespoir sans doute… »
              Lol concernant la Chine :
              2020 : 53GW de nucléaire
              2030 : vise 137GW
              2035 : vise 200GW (le double de la capacité US)
              Mais sinon, la Chine mise sur les ENRs !

            • @ Jerémy
              La concurrence doit être de mise, or éolien et solaire sont subventionnés car beaucoup trop chers pour l’affronter. Que vous ayez les moyens de payer l’électricité 2 ou 3 fois plus cher, ce n’est pas le cas de la majorité des gens qui ont déjà du mal vu l’augmentation du coût de l’énergie. Sur un marché libre il n’y aurait ni éolien ni solaire car non rentables et surtout INUTILES! Donc le combat, momentanément faussé par l’idéologie, sera gagnant après le premier black out qui ramènera à la raison des gens aveuglés par l’endoctrinement.

        • Quant on utilise son véhicule, on a besoin de rendement ou d’autonomie et charge facile ?
          On s’en fout du rendement si on a de l’énergie que quand il y a du vent et/ou du soleil !

        • c’est une question de communication. Les promoteurs de l’éolien nous disent (chiffres au pif) : une éolienne produit 2MWh, un EPR en produit 200MWh, donc en installant 100 éoliennes on remplace un EPR.

          Sauf que non, la partie oubliée par les promoteurs de l’éolien, c’est qu’en pratique les éoliennes, si elles tournent à 75%, ne fourniront en moyenne que 500kW tout au long de leur vie, avec des pics à 2MW et des passages à 0, totalement imprévisibles. Alors que l’EPR en fonctionnement nominal donnera ses 200MW en continu, hors opérations de maintenance, toutes planifiées largement à l’avance.

          Au final, non, ce n’est pas une question de rendement, c’est juste une question de brancher son cerveau. Mais rechigner à le faire est certes « navrant, mais hélas, terriblement humain ».

        • J’ai rarement vu autant de mauvaise foi dans un argumentaire pour les éoliennes et pour le passage au tout électrique. Je vous conseille de lire attentivement les articles de la revue « Climato-réalistes » écrits par des scientifiques qui ont su démonter presque tous les mensonges du GIEC. Ne me dites pas que ces scientifiques sont véreux. Ce sont des experts qui s’appuient sur des données qui sont mises à disposition par des organismes au-dessus de tout soupçon et certaines de ces données proviennent même du GIEC. Quand aux catastrophes écologiques qui s’annoncent pour se procurer les matériaux nécessaires pour fabriquer les éoliennes et les voitures électriques, les élus écolos français ne nous en parlent jamais. Ceci est normal car, à part les écolos allemands, jamais on a vu une étude d’impact réalisée par nos verts/rouges français. Ils ont fait fermer Fessenheim mais ont fait redémarrer les centrales au charbon de St Avold pour compenser !!! Le dogmatisme et le totalitarisme des verts nous annoncent des lendemains difficiles en France. D’ailleurs ils pourraient nous dire comment on va recycler les milliers de véhicules d’Auto Lib stockés à Romorantin !
          Pour ma part, je subis les absurdités d’une municipalité écolo qui préfère planter des arbres et laisser crever le petit commerce.
          Vive les bobos-écolos-socialos !

          • Jerémy Lapurée
            10 juin 2021 at 12 h 29 min

            Vous mélangez tout, comme beaucoup ici. Les ENR, l’écologisme, le rechauffement climatique.
            L’esprit de nuance ne semble guère vous habiter…
            Je vous explique en trois mots ce que je suis, vous et les vôtres vous debrouillerez ensuite comme vous voulez :
            – je suis favorable au mix énergétique le plus large possible (donc favorable aux ENR, dans une certaine mesure)
            – je suis anti-écolo (la grande majorité sont des anti-capitalistes, pro-décroissants, incompétents techniquement, anti-nucleaire, anti-bagnole, et adeptes de la gesticulation politique, tout ce que je déteste)
            – je suis climato-jmenfoutiste (je crains bien plus les mesures qu’on risque de nous imposer que le réchauffement en lui-même, qui au pire sera un problème réglé d’ici la fin du siècle, faute de pétrole ; et à mon sens le plus probable dans les prochains milliers d’années, c’est un refroidissement climatique)…

            • Vous êtes surtout ingénieur comme Bruno Le Maire est économiste, ce qui rend vos positions incompréhensibles et contre-productives.

          • L’éolien ne vaut pas un clou. Maintenant, si certains ont envie d’y mettre leur propre argent, trouver les terrains et obtenir les autorisations dans le droit commun puis se mesurer au marché. Je ne vois pas pourquoi on devrait les en empêcher.

            Le « tout électrique », dans une pays comme la France, est parfaitement logique et souhaitable. On ne produit pas de pétrole. Notre balance commerciale est largement déficitaire. Par ailleurs, on dispose d’un parc nucléaire très développé et d’une expertise de niveau mondial dans ce domaine.

            Qu’on construire un EPR2 (EPR simplifié) tous les deux ans et qu’on pousse la mobilité et le chauffage électrique. Notre économie ne s’en portera que mieux et on pourra même fanfaronner devant les écolos ici et là avec notre « bilan carbone » (dont je me moque bien) extraordinaire.

      • jacques lemiere
        9 juin 2021 at 12 h 48 min

        on s’en fout que ce soit « mieux » dans l’absolu…

        si ça se vend..point barrre…c’est que des gens trouvent que POUR EUX c’est mieux, incluant leur connerie d’ailleurs.

    • Vous avez raison, on se fout du rendement des éoliennes, on en veut pas d’éoliennes, c’est tout.. M’enfin il faudrait s’intéresser au rendement financier, ma bagnole même à 30% elle me sert 100% du temps, sans elle, je suis en faillite avec le taxi.

    • jacques lemiere
      9 juin 2021 at 12 h 47 min

      ben là jérémy a raison..25% ou 75% n’est pas un argument…

      Mieux vaudrait d’ailleurs qu’elles ne tournent pas quand la demande est nulle!!!

      • Jerémy Lapurée
        10 juin 2021 at 12 h 38 min

        Merci ! Ca fait plaisir de voir qui en a un qui suit…?
        Contrairement à ce qu’on entend souvent, les éoliennes sont pilotables. Elles sont mises à l’arrêt si le vent est trop faible (moins de 15 km/h) ou trop fort (plus de 90 km/h). Elles peuvent être également être arrêtées s’il y a déséquilibre offre-demande. Ce cas est évidemment rare en France vu la faible part des ENR dans notre mix…

        • jacques lemiere
          10 juin 2021 at 13 h 04 min

          je ne suis pas pro…ou anti…

          je dis que ça devrait être le marché ou le consommateur qui décide..

          • Jerémy Lapurée
            10 juin 2021 at 13 h 17 min

            Dans le domaine énergétique, c’est hélas rarement le cas (en France). En tout cas pour les grandes orientations nationales. Pour le nucléaire, pour les barrages, on n’a pas vraiment demandé leur avis aux gens. Pourquoi serait-ce différent pour l’éolien ?
            Restent les enquêtes publiques, localement. Qui s’avèrent souvent favorables à l’éolien. Pourquoi ? Parce que cela rapporte du pognon aux communautés de communes.

        • On me dit que EDF est obligée d’acheter la production des éoliennes au prix fort,meme quand elle est obligée de la ceder en négatif (payer) aux étrangers, s il y a surproduction.

        • « Elles peuvent être également être arrêtées s’il y a déséquilibre offre-demande. »

          Elles ne le sont pas puisque le réseau a l’obligation d’accepter l’électricité des éoliennes. Ce sont les autres moyens de productions qui doivent s’adapter. On dit que les « ENR » sont prioritaires.

          « Ce cas est évidemment rare en France vu la faible part des ENR dans notre mix… »

          Aucune relation de cause à effet entre vos deux propositions. Si ce n’est pas le cas, c’est parce que les financiers qui investissent dans les moulins à vent ne sont pas des idi*ts et qu’ils ont bétonné leurs contrats.

          Si l’éolienne produit de l’électricité, le réseau doit l’acheter quelque soit l’état de l’offre et de la demande à l’instant t. Je précise que l’électricité de l’éolienne n’est pas acheté au prix du marché à l’instant t mais au prix du contrat. Évidemment, ce dernier est très supérieur à ce premier (facteur deux à trois).

          Sans subventions continues, l’éolien ça ne tient pas six mois.

        • L’ennui c’est que le pilote que vous décrivez est principalement le « dieu éole » , e ce dieu n’a toujours pas compris qu’il faut souffler fort a certaines heures, certains jours et pas d’autres…

          Factuellement, les seul cas de figure ou il y a une corrélation directe entre le vent et le besoin, c’est l’hiver du fait des fuites des bâtiments, le vent augmente les déperditions thermiques.

          De plus statistiquement, la production en volume moyen est un peu plus forte en hiver mais malheureusement reste irrégulière et peu prévisible a long terme.

          Mais dans l’ensemble la qualité de la production éolienne peut être qualifiée de « merdique » et peu adaptée au mix.

  • Plus que le facteur de charge assez bas, le vrai problème est le caractère aléatoire de la production éolienne et rarement en phase avec les variations de consommation. C’est en ça que l’éolien est une merde notoire.
    Les barrages hydrauliques ont aussi un facteur de charge assez faible (guère plus de 20%), mais ils ont l’immense avantage d’être sollicitables à la demande et ils sont donc essentiellement utilisés lors de nos pointes de consommation. C’est là que réside leur grand interêt malgré leur faible taux de charge.

    • Tout à fait, et ces escrocs qui vendent l’éolien se permettent de comparer leur taux de charge a celui de l’hydrau de lac , sans vergogne…

    • jacques lemiere
      9 juin 2021 at 12 h 56 min

      en effet le facteur de charge est anecdotique,

      les enfumages sont nombreux et causés par le fait que les éoliennes doivent être justifiées politiquement, alors on dit des trucs qui suggèrent ou laissent à penser des trucs..

      • Les éoliennes sont présentées comme un moyen de production de semi-base. Puisqu’elles ne sont pas pilotables, elles ne peuvent remplir un autre office (production de pointe). De là, le facteur de charge n’est absolument pas anecdotique.

        La réalité est que les éoliennes ne sont rien d’autres qu’un moyen de réduire (à concurrence du facteur de charge) la part du thermique à flamme (ce qui ne va pas sans augmenter paradoxalement la consommation de ce dernier ; analogie avec celui-ci qui conduit une voiture en freinant et accélérant continuellement) dans le cadre d’une production de semi-base.

        Le caractère non pilotable et aléatoire vient en deuxième ligne pour finir d’achever le tableau (catastrophique).

  • Les deux ont raison:
    25% c’est le total de la production ramené à la la pleine puissance.

    Dans la réalité, les éoliennes produisent 75% du temps, de manière aléatoire, souvent trés peu, rarement en phase avec le besoin (consommation).

    Concrètement, c’est comme si un commerçant mettait en rayon aléatoirement les vêtements d’hiver ou d’été sans tenir compte de la saison.

    L’éolien sans stockage et souvent inadapté aux nécessitées de la production électrique

    Couplé a des centrales thermiques ils permet de réduire la consommation de combustible (donc les emissions de GES)

    Si la centrale thermique est une centrale nucléaire, l’économie de combustible ne sert a rien car partira en décharge (le combustible est remplacé tous les 18 mois qu’il soit consommé ou pas…)

    Donc en conclusion:
    Pour la France le principal intérêt de l’éolien est la décoration des montagnes. A chacun de juger s’il est opportun ou pas d’y mettre de l’argent…
    Perso je suis de l’avis de Bern…

  • 25% me semble trop. En tout cas en Belgique pendant l’année 2020 le rapport entre la puissance installée en éoliennes et la énergie réellement fournie a été de 12%.

  • « la puissance délivrée varie comme le cube de la vitesse du vent. » ? L’énergie du vent étant mv²/2, je ne comprends pas pourquoi ce serait le cube de la vitesse

    • Jancovici dit que l’énergie varie avec le cube de la vitesse de rotation des éoliennes…

      • Jerémy Lapurée
        9 juin 2021 at 11 h 07 min

        Exact.

        Extrait de Techniques de l’ingénieur :

        On considère une masse d’air animée d’une vitesse V. Un volume d’air de longueur L parallèle à la direction du vent et de surface S est caractérisé par :
        – une quantité de mouvement SLρV ;
        – une énergie cinétique 1/2SLρV2 avec ρ masse volumique de l’air.

        Pour calculer la puissance passant par une surface S perpendiculaire à la direction du vent il suffit de poser L = V. Et donc la puissance du vent passant par la surface S s’écrit : 1/2SρV3

    • L’énergie se déplace à la vitesse V, donc l’énergie c’est le carré et la puissance, qui est la quantité d’énergie qui passe, le cube.

    • Par analogie, la puissance demandée à un véhicule pour vaincre la résistance de l’air varie avec le cube de la vitesse.
      Pourquoi : parce que la traînée varie avec le carré de la vitesse, et la puissance nécessaire c’est cette traînée multipliée par V… donc (VxV)xV soit V au cube.

  • Les écologistes mentent toujours sur les ENR, donc pas étonnant que Pompili en fasse autant.

  • À Jeremy Lapurée pour votre commentaire de 10h56
    Vous le faites exprès ou quoi? Vous semblez vous croire le seul « intelligent » alors qu’on se tue à vous dire que le problème n’est pas seulement celui du rendement mais de l’intermittence et du non contrôle de celle-ci, d’où la nécessité d’installer en parallèle des capacités fossiles !!!

    • Vous vous rappelez Georges Marchais ?
      journaliste : – ce n’est pas ma question !
      G, Marchais : – Oui mais c’est ma réponse.
      Jérémy envoie Lapurée comme un politique : il répond à côté pour toujours avoir raison.

      • Oui, (concernant Jerémy) car ce qu’il écrit est quasi toujours exact, mais la finalité très souvent biaisée. Un bon lobbyiste.
        Il a très certainement des intérêts dans l’éolien, et est manifestement compétant.

      • Jerémy Lapurée
        10 juin 2021 at 12 h 52 min

        Vous mettez à côté. L’article parle de rendement. Je réponds rendement.

    • Jerémy Lapurée
      10 juin 2021 at 12 h 51 min

      Je ne vous ai pas attendu pour savoir que le principal (seul ?) problème de l’éolien est son intermittence, mais celle-ci est reste parfaitement gérable, au niveau du réseau électrique, tant que cette énergie reste en dessous d’un certain seuil dans notre mix énergétique.
      Ce qui ne m’empêche pas de m’amuser à relever les nombreuses âneries lues sur cette énergie, du génocide aviaire aux questions de rendement en passant par la collapsologie du black-out. Sans forcer le trait, j’ai parfois l’impression d’y voir la patte de ceux qui pensaient que le train allait faire tourner le lait des vaches, ou que les vaccins nous inoculent une puce 5G.

      • C’est là où vous n’avez pas raison, l’intermittence n’est PAS gérable. Et cessez de qualifier d’âneries des arguments que vous rejetez. Il y a déjà eu des black out aux USA en Californie et au Texas, les 2 états possédant le plus d’éoliennes.

  • De plus quand vous dites le rendement d’un VE est au moins le double de celui d’un VT, en êtes vous bien sûr? Car dans ce cas il faudrait mesurer le rendement de la production de l’électricité qui est très variable selon l’origine de la dite électricité…

    • Jerémy Lapurée
      10 juin 2021 at 12 h 58 min

      Le rendement du VT est au mieux de 35 % (un poil plus pour un diesel). Le rendement du VE est supérieur à 70 % et est constant. Ce chiffre intègre les pertes liées à la fourniture d’électricité. Sinon, il avoisine les 90 % .

  • Esprit critique
    9 juin 2021 at 11 h 33 min

    Le chiffre de 25 % est faux !!!!!
    Si une éolienne tourne 25% du temps cela n’indique pas qu’elle donne sa puissance nominale.
    Suffisamment d’éolienne sont installées depuis suffisamment de temps pour que l’on connaisse les puissances effectivement produites par rapport la puissance maxi installée.

    • Esprit critique
      9 juin 2021 at 11 h 39 min

      Le fait que ces chiffres élémentaires ne soient pas communiqués est la preuve que l’on est plus près des 15 % ! ?
      La puissance produite est proportionnelle au cube de la vitesse de rotation. Une éolienne qui tourne très lentement ne produit quasiment rien. Ce n’est pas le temp de rotation qui compte mais la puissance réelle produite.
      Ces chiffres son t parfaitement connu, si ils étaient bon les Nazo-Verts s’en venteraient !
      La Ils Sans-Vente pas

    • Jerémy Lapurée
      10 juin 2021 at 12 h 59 min

      C’est 75 % . Une eolienne tourne 75 % du temps.

      • jacques lemiere
        10 juin 2021 at 13 h 13 min

        on s’en fout..si j’ai un groupe electrogene chez moi…

        je me fous qu’il tourne 5% du temps..
        l’important est qu’il fasse ce qu’on lui demande .. à
        la rigueur je change si je trouve moins cher pour faire LA MEME CHOSE..
        l’éolien ne le fait pas. et d’ailleurs raisonner sur les seuls intermittents est une impasse sauf miracle ils ne PEUVENT pas satisfaire une demande similaire à celle existante…

        • Jerémy Lapurée
          10 juin 2021 at 13 h 23 min

          Comme dit plus bas, le réseau électrique peut supporter une petite partie de production intermittente. Les techniciens savent gérer.

  • Esprit critique
    9 juin 2021 at 11 h 43 min

    Bambara. la pompeuse ment , en toute malhonnêteté assumée.
    Elle sait parfaitement que les chiffres qu’elle donne sont une énorme escroquerie !

  • La morale de cette histoire on n’a pas plus besoin d’éoliennes que de moulins à vent… Ainsi qu’une potiche ministre de l’écologie.

  • Ce qui me désole le plus dans ce débat, c’est l’inculture technique généralisée.
    J’ai obtenu un bac électrotechnique (F3) en 1977, la compréhension des problèmes liés aux éoliennes aurait largement été à notre portée si celles-ci avaient existé à cette époque. Or aujourd’hui, même des ingénieurs n’ont plus la capacité de raisonner sur un problème aussi simple.
    C’est exactement la même chose avec les véhicules électriques où le principal problème est le transfert d’énergie du réseau vers les batteries.
    Quoi qu’on améliore, ce problème physique subsistera et restera rédhibitoire pour l’usage massif des véhicules électriques.

    • Tout depends de la source d’énergie, nucléaire, on se fout des pertes en ligne, le carburant ne coûte rien voir est insignifiant contrairement à une centrale à gaz par exemple.. Les barrages sont aussi dans le même cas que le nucléaire.. Et les éoliennes itou, quand l’énergie de base ne coûte rien…reste le coût d’exploitation et d’installation… L’eolien aie aie aie

    • Bonjour Jean Paul
      Si vous considérez que le plein des bagnoles se fera toujours en station de recharge rapide, entre 18 et 20 heures vous avez raison du-moins cela nécessiterait un gros stockage tampon.

      Par contre si vous considérez que le marché principal du VE concerne le peri urbain, habitant un pavillon indiciduel, pour le trajet maison travail ou maison école… ou il peut charger la nuit, et qui fait entre 50 et 150 Km par jour, l’angle de vue est different: 100bornes par jour en VE c’est entre 15 et 20Kwh, soit < 3KW x 8h la nuit (période plus creuse) soit du même ordre que la conso d'un chauffe eau. C'est pas vraiment insurmontable.

      Bien évidemment il reste le souci des pointes hivernales et du départ en vacances. Mais ça engendrera des restrictions pas forcement insurmontables .

    • Jerémy Lapurée
      10 juin 2021 at 13 h 08 min

      « il est aussi démontré, chiffres à l’appui qu’au delà de 25/30 % d’aléatoires sur un réseau,celui-ci devient fatalement instable »

      Tout à fait d’accord. En France on en est loin. L’Allemagne a dépassé ce seuil.
      Raison pour laquelle les objectifs affichés par certains sur les ENR (hors barrages) qui avoisinent les 50 % est une ânerie monumentale.
      En France nous avons du nucléaire, des barrages, énergies decarbonées. On a encore de la marge pour l’éolien et le solaire. Quoiqu’on fasse, notre production électrique est et restera vertueuse, largement plus que certains de nos voisins. Et sous réserve que nous ne depassions pas 25 % d’ENR (hors barrage), nous ne courrons aucun risque.

      • On ne parle jamais du prix, pourtant pour moi comme pour la majorité des gens,c’est l’essentiel.

      • Et a quoi ça servira?
        Encore le solaire, il est pseudo en phase avec les cycles de conso, dont c’est pas idiot d’en mettre un peu car avec en sus les steps, on peut le caser.

        Mais l’éolien en France, a quoi ça sert? (en faisant abstraction de la deco des montagnes ou de la hausse des factures ou son « intérêt » est évident)

  • jacques lemiere
    9 juin 2021 at 13 h 01 min

    si on parle aléatoire on peut aussi parler chaos..

    en gros avec un parc éolien..tu es incapable de savoir combien d’electricté tu produis en 1 an ça peut varier avec la météo.. je dirais 25 % au pif…

    exemple idiot, imagine que tu fabriques de l’alu avec un objectif annuel …. tu es pour être certain d’avoir ce qu’il faut surdimensionner ton parc de production …

    et il y a toujours un risque. d’année « sans vent »….

  • on coupe les subventions et la vérité apparaît très vite !

  • S’il n’y avait rien à dire, aucun reproche à faire aux EnRI, quel immense bénéfice en temps gagné et en rage rentrée pour nous tous ! 🙂

  • Les données sont sur le site EDF pour 2019
    Capacité éolienne installée : 16500 MégaW, soit une production maximale théorique de 16500 X 8760 h ( 24×365) =144540000 MWh
    soit 144,5 téraWh
    La production éolienne 2019 s’étant élevée à 34 TWh, le rapport est de 23,5 % , très proche des 25 % avancés par Stéphane Bern

    • Evidemment que Stéphane Bern a raison, il est même en dessous de la vérité avec ses 25 %, le facteur de charge est bien de 23,5 % comme vous le signalez.

      Soit Mme Pompili ne le sait pas, ce qui ne me surprendrait pas, soit elle est de mauvaise foi ce qui est bien dans la ligne politique écolo.

      Les 75 % de fonctionnement évoqués correspondent au fait qu’elles peuvent tourner mais très en dessous de leur puissance nominale. Il est malhonnête de ne pas préciser que la puissance délivrée est alors très faible.

      Il est encore plus malhonnête de comparer le facteur de charge avec le rendement thermodynamique d’un cycle de Carnot comme quelqu’un l’a fait un peu plus haut. Ce sont deux choses différentes.

      Il n’y a pas eu de débat public sur les éoliennes, jamais.
      L’objectif qu’elles sont supposé atteindre, le coût, leur mode de fonctionnement et de financement… Les média et les politiques semblent découvrir ce que beaucoup de monde sait depuis longtemps, Commissions Parlementaires et Cour des Comptes comprises.

  • Il est bien dommage que l’argument essentiel de S. Bern ne soit relevé par parsonne : « les éoliennes ne sont pas écologiques ».
    Ou est l’écologie quand on veut installer des dizaines de milliers de machines industrielles de 210 mètres de haut et 150 mètres d’envergure dans les zones agricoles et naturelles, les forêts, les crêtes, les Parcs Naturels …

    • Jerémy Lapurée
      10 juin 2021 at 13 h 11 min

      Si personne ne l’a relevé, c’est sans doute parce que l’argument est débile…

      • C’est cet argument qui est au centre du refus des sites éoliens par la majorité des habitants des communes rurales (toutes les consultations locales donnent une majorité de non à l’implantation d’éoliennes). Comment peut-on accepter l’industrialisation massive d’espaces protégés depuis toujours des constructions humaines ?

  • « Les centrales pilotables, elles, doivent s’adapter en fonction de la consommation »
    C’est pire : elles doivent s’adapter AUSSI aux fluctuations des éoliennes et des panneaux PV, en compensant leur défaillance quand il n’y a pas assez de vent ou de soleil, mais aussi en acceptant de s’effacer dans le cas contraire.
    Sans elle, la production ne serait jamais égale à la consommation (sauf si on s’astreignait à consommer en fonction exacte de la météo !), ces centrales pilotables sont donc INDISPENSABLES.
    Les spécialistes ont montré qu’au niveau de l’Europe il faudra au moins 60 % de machines pilotables. EDF avec son hydraulique et son nucléaire y est déjà, mais l’Allemagne qui arrête ses centrales nucléaires et au charbon est obligée de construire l’équivalent de 60 % au moins de centrales au gaz (russe). Rédhibitoire pour le climat comme pour l’indépendance stratégique du pays.

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