Pour Usul, le port d’armes est d’extrême droite 

Chaque lundi, Usul et Médiapart nous apportent un éclairage sur l’actualité de la semaine, avec la pertinence et l’objectivité sans faille qui caractérisent ce média.
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Pour Usul, le port d’armes est d’extrême droite 

Cet article en est un d’opinion. Il ne représente que le point de vue de son auteur
Publié le 23 juin 2021
- A +

Par Elie Blanc.

La semaine passée, ils nous avertissaient sur les dangers de cette extrême droite qui voudrait réarmer les citoyens français.

À partir d’une mise en relation douteuse de faits divers pourtant assez distincts (la gifle infligée à Macron, la vidéo de Papacito, les prises de parole de certains streameurs), on nous explique que le port d’armes n’est défendu que par de vilains fachos qui n’attendent que de pouvoir acheter légalement des armes pour perpétrer des attentats sur des militants d’extrême gauche.

Comme c’est d’usage sur cette chaîne Youtube, si le point Godwin est ainsi atteint avec une vitesse impressionnante, il masque difficilement le manque d’arguments et d’éléments factuels qui pourraient étayer la thèse défendue, et il prouve une fois de plus que les qualités argumentatives d’Usul sont au mieux celles d’un bon sophiste, et au pire celles d’un enfant de 6 ans.

On pourrait rester au niveau d’argumentation d’Usul et lui rétorquer qu’un citoyen français a statistiquement plus à craindre une attaque terroriste d’un islamiste que  d’un fachiste, mais tâchons de faire preuve de recul et montrons pourquoi l’interdiction du port d’armes est indéfendable.

Rappelons à Usul qui sont les défenseurs historiques du port d’armes

Premièrement, Usul semble oublier qu’historiquement ce ne sont pas les fascistes qui ont défendu le port d’armes, bien au contraire, mais à la fois les philosophes des Lumières et les socialistes.

Un certain Karl Marx déclarait ainsi :

Sous aucun prétexte, les armes et les munitions ne doivent être rendues ; toute tentative de désarmer les travailleurs doit être contrecarrée, par la force si nécessaire.

On observe ainsi une fois de plus que la gauche d’aujourd’hui a complètement oublié qu’elle défendait autrefois la lutte des classes et un certain humanisme. Le port d’armes est un droit naturel qui n’a pas été inscrit dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen pour la seule raison que ce droit paraissait tellement évident à ses rédacteurs qu’il n’ont pas jugé utile de l’y inscrire. Il est même certainement la plus importante des libertés fondamentales, en cela qu’elle est gardienne de toutes les autres.

La raison en est simple : le port d’armes permet au peuple de se prémunir contre toute oppression extérieure, à commencer par celle du gouvernement. Usul a-t-il oublié une chanson populaire commençant par « Aux armes citoyens… » ?

Historiquement, la détention d’armes était interdite aux esclaves par le Code noir et le régime de Vichy punissait de mort le simple fait d’en détenir. De cette manière, on s’assurait que les populations oppressées n’avaient pas les moyens de se rebeller. Il est donc légitime de poser la question : en s’opposant au droit de porter une arme, Usul n’est-il pas dans le camp des fachos qu’il aime tant décrier avec son inimitable suffisance ?

La peur des armes

Reconnaissons à cette vidéo qu’elle a tout de même le mérite d’exposer la véritable raison pour laquelle le port d’armes est interdit en France : le Français moyen souffre d’hoplophobie.

Cette peur est généralement justifiée par un impératif de sécurité. Puisque les armes sont dangereuses et si tout le monde peut en porter, nous risquons à tout moment de nous faire tirer dessus. Il faut pourtant prendre conscience que la peur ne doit jamais servir à justifier des interdictions.

Osons la provocation.

Si une majorité de Français avait peur des Noirs, et imaginait que les laisser en liberté nous ferait courir le risque d’être agressés à tout moment, cela justifierait-il qu’on leur interdise de sortir dans la rue ?

Plus sérieusement, si une majorité de Français avait peur des voitures ou des couteaux faudrait-il pour autant les interdire ? Puisque l’usage d’à peu près n’importe quel objet peut être détourné pour en faire une arme, faut-il n’autoriser la vente que d’objets absolument sans danger ?

Il est ainsi arbitraire et injuste d’interdire le port d’armes au motif d’un risque de sécurité. Le port d’armes est un droit naturel et le refuser est tout aussi grave que de renier la liberté d’expression ou de conscience d’un individu.

Usul qui dénonce si souvent les obsessions sécuritaires de l’extrême droite ne comprend pas qu’il tient exactement le même raisonnement que ses meilleurs ennemis, preuve s’il en fallait qu’extrême gauche et extrême droite ont beaucoup plus en commun qu’elles n’osent l’avouer.

Épreuve des faits et légitime défense

Plus encore, l’approche sécuritaire ne résiste pas une seconde à l’épreuve des faits. En effet, si elle était pertinente, la Suisse et ses 25 % d’habitants propriétaires d’armes à feu seraient déjà à feu et à sang. Pas de chance, c’est un des pays les plus sûrs au monde.

Aux États-Unis souvent donnés en exemple pour montrer que les armes conduisent à des tueries, on n’a jamais réussi à établir une corrélation entre durcissement des lois sur le port d’armes et baisse des homicides. Par contre il a été constaté que certains attentats ont pu être évités grâce à des citoyens armés, mais aucun de ces meurtres évités n’est comptabilisé dans les statistiques.

À l’inverse, on peut citer le Mexique qui encadre strictement le port d’armes et qui est aujourd’hui à la merci des trafiquants de drogue qui sont parfois mieux armés que l’armée elle-même !

Comme toujours, interdire un marché ne le fait pas disparaître, et c’est bien là le talon d’Achille de cet argumentaire sécuritaire. Interdire les armes ne les fait donc jamais disparaître de la circulation, mais garantit qu’elles ne seront détenues que par les malfrats et le gouvernement, laissant le citoyen sans défense face à la violence.

Puisqu’Usul est incapable de fournir le moindre argument rationnel, essayons de remplir cette tâche à sa place.

On pourrait rétorquer que les armes à feu ayant pour fonction unique de tuer, il faudrait les interdire car elles portent atteinte à l’intégrité d’autrui. Cet argument est également fragile, car les armes achetées légalement le sont dans un but de stricte self-défense ou dans un rôle dissuasif ou éventuellement de loisir.

Par ailleurs, la légitime défense est encadrée par la loi :

N’est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même ou autrui, accomplit, dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de la légitime défense d’elle-même ou d’autrui, sauf s’il y a disproportion entre les moyens de défense employés et la gravité de l’atteinte.

N’est pas pénalement responsable la personne qui, pour interrompre l’exécution d’un crime ou d’un délit contre un bien, accomplit un acte de défense, autre qu’un homicide volontaire, lorsque cet acte est strictement nécessaire au but poursuivi dès lors que les moyens employés sont proportionnés à la gravité de l’infraction.

Or la France a été frappée par des terroristes équipés d’armes de guerre et l’on sait que certains trafiquants de drogue sont lourdement armés. Un citoyen a donc théoriquement le droit de répondre de manière proportionnée à cette attaque. En lui interdisant de le faire, on le condamne à mort en cas d’attaque et on lui nie de facto son droit à la légitime défense.

Une rescapée du massacre du Bataclan a fait part de sa pensée durant l’attaque : « c’est pas possible, on va pas rester là… On est 200, ils sont 3 et on peut rien faire ? » Personne ne peut savoir comment se seraient déroulés les évènements si une ou plusieurs personnes avaient été armées ce jour-là, mais on ne peut pas s’empêcher de penser que des victimes auraient pu être épargnées.

Le gouvernement par la peur

Si la question du port d’armes est intéressante, c’est aussi parce qu’elle est très révélatrice de la façon dont les gouvernements usent de la peur pour imposer leur pouvoir sur la société entière, et avec quelle facilité les Français tombent dans le panneau.

Cultivons la peur des armes, ils demanderont eux-mêmes à être désarmés.

Cultivons la peur du coronavirus, et ils réclameront d’eux-mêmes les confinements.

Cultivons la peur des mots, et ils réclameront d’eux-mêmes la censure.

Cultivons la peur du réchauffement climatique, et ils réclameront d’eux-mêmes que nous transformions radicalement leur vie.

Cultivons la peur de l’autre, et ils réclameront eux-mêmes des policiers à chaque coin de rue.

Cultivons la peur de la vérité, et ils nous laisserons contrôler l’information.

La population devient progressivement un troupeau de moutons tellement dociles qu’elle ne voit plus le gouvernement comme le loup, mais comme le berger. La peur trouve généralement sa source dans l’ignorance, et elle cesse lorsque l’esprit use de raison. Tant que la presse sera subventionnée, tant que l’Éducation nationale formatera les cerveaux, la peur l’emportera sur la raison, et la fin n’en sera que plus tragique.

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  • Excellent article !

    Avec petit, tout petit bémol. De pure forme : « Or la France a été frappée par des terroristes équipés d’armes de guerre et l’on sait que certains trafiquants de drogue sont lourdement armés. »

    Ce « lourdement armés » (et autres déclinaisons sur le thème des « armes lourdes ») est un vieux classique des media qui ne savent pas de quoi ils parlent et qui seraient bien en peine de répondre si on leur demandait de définir la chose.

    Une « arme lourde », c’est quoi ? C’est une notion purement militaire qui distingue d’un côté les armes mises en œuvre par une personne seule (l’armement léger/de petit calibre) et de l’autre celles nécessitant pour leur utilisation PLUSIEURS personnes (armes dites lourdes, donc), c’est à dire tout ce qui relève essentiellement de l’artillerie : canons, obusiers, mortiers, lance-missiles plus des choses un peu plus portatives comme des lance-roquettes et mitrailleuses (dites lourdes, précisément) qui ont toutes besoin d’un ou plusieurs servants (tireur + pourvoyeur(s)). Certaines de ces armes peuvent aussi n’être utilisables que montées sur un véhicule ou des fortifications.

    Bref, affirmer doctement comme ils le font à longueur de jité qu’un Kalashnikov ou un AR15 est une arme lourde est une totale ineptie.

    • Effectivement d’ailleurs la définition exacte de ce type d’arme est précisément le contraire. On parle littéralement d’armes légères.

    • En effet, les fusils d’assaut (AR15, AK47 ou 74) sont des armes légères (~3.5kg).

    • il y a une différence sémantique de taille entre « lourdement armés » et « munis d’armes lourdes »…l’auteur aurait peut-être dû utiliser un autre adverbe style « puissamment » pour exprimer le simple fait que les dits trafiquants ne sont pas équipés de 22LR ou de pétoires de chasse mais d’armes certes légères en jargon militaire mais un poil plus impressionnantes que le tout venant

      • @Hésitant
        Bonjour,
        Aux USA, il est interdit de chasser le gibier (type daim) avec du 5,56 OTAN ou du .223 Remington : ce n’est pas assez « puissant ».

        • D’où leur addiction au .308.

          • Chez nous aussi, il y a un minimum de joules pour les ongulés.

            • Je trouve que c’est pas plus mal: Ca évite pas mal de souffrance pour ces pauv’ bêtes.

              • Oui, c’est ce qui nous distingue des (autres) prédateurs animaux : l’éthique de la chasse. Le lion dans la savane, il s’en fout pas mal que la gazelle qu’il est en train de becqueter souffre le martyre. C’est SA bouffe, point. Nous autres, les humains, on est des grands sentimentaux pleins d’empathie toussa. Alors on essaie de faire vite quand on tue.

    • Merci pour la précision, j’admets que je ne connaissais pas cette nuance !

  • En définitive, les gauchistes n’acceptent la violence que d’état et quand elle est au service de leur idéologie.
    Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, texte originel :
    Article premier ; Le but de la société est le bonheur commun ; le gouvernement est institué pour garantir à l’homme la puissance de ses droits naturels et imprescriptibles.
    Article 2 : Ces droits sont l’égalité, la liberté, la sûreté, la propriété.
    Article 11: Tout acte exercé contre un homme hors des cas et sans les formes que la loi détermine, est arbitraire et tyrannique ; celui contre lequel on voudrait l’exécuter par la violence a le droit de le repousser par la force…
    Article 8 : La sûreté consiste dans la protection accordée par la société à chacun de ses membres pour la conservation de sa personne, de ses droits et de ses propriétés.
    Article 25: La souveraineté réside dans le peuple ; elle est une et indivisible, imprescriptible et inaliénable.
    Article 30 : Les fonctions publiques sont essentiellement temporaires ; elles ne peuvent être considérées comme des distinctions ni comme des récompenses, mais comme des devoirs…
    Article 33 : La résistance à l’oppression est la conséquence des autres Droits de l’homme. (Ce qui, comme l’auteur l’indique légitime le droit à être armé)
    Article 34 : Il y a oppression contre le corps social lorsqu’un seul de ses membres est opprimé. Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé.
    Article 35 : Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs.
    A la relecture cela laisse rêveur…tant cela s’applique que très partiellement à notre époque.
    Que l’on soit pour ou contre l’épisode des « gilets jaunes » je suis intimement persuadé qu’un président digne de ce nom aurait du se religitimer en dissolvant l’assemblée afin de redonner le pouvoir au peuple. C’était la seule décision « démocratique ».

    • Jerémy Lapurée
      23 juin 2021 at 8 h 31 min

      Vous faites erreur. Ce texte n’est pas le texte originel de la DDHC de 1789, mais celui de celle de 1793, bien plus radical… Il fallait sans doute justifier les méfaits de la Terreur…

      • Désolé : je vais rechercher celui de 1789

        • Jerémy Lapurée
          23 juin 2021 at 14 h 26 min

          Il y en a eu plusieurs, simultanées, de différents politiques, avant d’aboutir à celle qu’on connaît.
          Mais le véritable ancêtre (commun aux DDHC de 1789 et 1793) est la Déclaration d’independance des Etats-Unis.
          Énormes similitudes non seulement dans le texte mais dans le contexte. Pour des raisons notamment fiscales, les States rompent avec l’absolutisme de la couronne d’Angleterre comme nous romprons 13 ans plus tard avec la monarchie…

          • @Jérémy Lapurée
            Bonsoir,
            Le Bill of Rights, découle du Droit anglais. Droit que George III, roi d’Angleterre n’a pas respecté. Le Droit anglais accordait aux sujets le droit de détenir des armes et de les porter. Les taxes sont une des raisons majeures de l’insurrection des colonies, mais le fait que les soldats britanniques confisquent les armes chez les gens, en est une autre tout aussi majeure.
            Voltaire s’était senti bien plus libre et en sûreté dans le Royaume d’Angleterre que dans le Royaume de France.

  • Je conseille très vivement de regarder la video de Ygreq Idraless à ce sujet. Elle est documentée sourcée et il a un drapeau libertarien en arrière fond. Si vous souhaitez en apprendre plus sur la réglementation des armes à feu, si vous souhaitez avoir des sources fiables et pertinentes sur le débat des armes et du port d’armes, ce fervent partisan de l’ARPAC aura beaucoup à vous apporter. Je recommande chaudement:

    https://www.youtube.com/watch?v=1rUsT1Esw4w&t=16s

    • @Mitch
      Bonjour,
      Merci pour le lien. La vidéo est très bien.
      Celle de Code Rheino est bien aussi.

      • Ce que j’aime avec la video d’Ygreq c’est le coté sourcé. D’ailleurs Reinho ne s’embête plus à faire ce boulot. Il renvoie souvent vers les videos d’Ygreq quand ses videos ont besoin de rentrer dans le dur du sujet. Et puis Ygreq est libertarien ce qui ne gache rien.

        • @Mitch
          Bonjour,
          Avant ces deux-là, j’avais vu la vidéo de Valeurs Actuelles sur l’interdiction des armes. J’ai arrêté à la moitié tellement l’interviewé, un tireur sportif, se répandait en politiquement correct. Pour lui, se défendre avec une arme à feu vaut la prison.

  • Jerémy Lapurée
    23 juin 2021 at 8 h 18 min

    Trois remarques…

    1. « Le port d’armes est un droit naturel qui n’a pas été inscrit dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen pour la seule raison que ce droit paraissait tellement évidemment à ses rédacteurs qu’il n’ont pas jugé utile de l’y inscrire »…
    C’est la tacatiquetique des gens d’armes ?
    Quand on lit attentivement la DDHC de 1789, on comprend vite que chaque mot y a été pesé avec la plus grande précision. Si ce point n’y figure pas, c’est qu’on ne souhaitait pas qu’il y figure.
    En revanche, un droit nouveau apparaît dans la Déclaration de 1793, c’est le droit à l’insurrection (contre le gouvernement) et la résistance sous toutes ses formes. On retrouve là les origines du 2ème amendement…
    Comme chacun sait, cette Déclaration n’a jamais fait partie de notre bloc constitutionnel ; elle contient par ailleurs des dispositions qui feraient hurler n’importe quel libéral…
    Donc, non, le droit au port d’arme n’allait pas de soi en 1789. Trop facile !

    2. De quoi parle t-on vraiment ? Du port d’armes ou de la détention d’armes ? Ce n’est pas pareil… Même aux Etats-Unis, le port d’armes en public est très limité. S’il est autorisé sans limite au Texas, il est totalement interdit dans d’autres, ou fortement restreint (l’arme ne doit pas être visible, elle est interdite dans une longue liste de lieux publics, etc). Donc l’argument du Bataclan est à prendre avec des pincettes. Avec un Bataclan à NY, il se passait la même chose qu’en France. Un Bataclan au Texas aurait effectivement pu avoir une autre issue.

    3. En revanche, l’auteur a totalement raison quand il écarte le supposé lien entre la proportion d’armes d’un pays donné et son niveau de criminalité. Un examen attentif des statistiques montre que cet argument utilisé par les anti-armes est totalement foireux.

    • Une petite précision :

      « 2. De quoi parle t-on vraiment ? Du port d’armes ou de la détention d’armes ? Ce n’est pas pareil… Même aux Etats-Unis, le port d’armes en public est très limité. S’il est autorisé sans limite au Texas, ../.. »

      Pour cette histoire de port d’armes « no limit » texan, ça ne concerne que des armes dont on est détenteur légal (il y a des tas de cas où on ne peut pas en détenir, a fortiori en porter, comme pour les « convicted felons », notamment).

    • Pierro de La Vega
      23 juin 2021 at 15 h 21 min

      1 – Il me semble que Mirabeau, qui a participé à la rédaction de la DDH de 1789 souhaitait que cette disposition soit inscrite, car entrant dans le cadre de l’abolition des privilèges (le port d’arme était jusqu’alors un privilège de la noblesse). Les autres rédacteurs n’y ont pas vu l’intérêt, car pour eux c’était une évidence car justement, ça s’inscrivait dans le principe de l’abolition des privilèges.

      La déclaration de 1793 a été suspendue puis abolie … en 1793. Elle n’aura vécu que quelques mois. Le droit à l’insurrection a disparu avec cette abolition.

    • @Jérémy Lapurée
      Bonsoir,
      « 2. De quoi parle t-on vraiment ? Du port d’armes ou de la détention d’armes ? Ce n’est pas pareil… »
      Certes ce n’est pas pareil, mais l’interdiction de l’un empêche l’autre. L’interdiction de détention d’arme en empêche le port. (Si une autorisation quelconque est nécessaire pour avoir des armes, donc soumise à autorisation, c’est que leur acquisition est interdite au préalable.)
      Le port d’armes aux USA est un Droit, une Liberté individuelle consacrée par le Second Amendement du Bill of Rights qui est inclus dans la Constitution U.S. Cet amendement dit clairement que sans le droit de port d’armes, pas d’état libre, donc pas de liberté. C’est clair et net : « A well regulated milicia being necessary to a free state, the right of the People to keep and bear arms shall not be infringed. » Les lois régulant la possession et le port d’armes aux USA sont donc anticonstitutionnelles. Le port discret « concealed carry » ou visible « open carry » ne sont qu’à la discrétion du porteur. Les licences et autres obligations de « concealed carry » sont apparus car des personnes se sont senties inconfortables, voire agressées par la vue d’une arme à feu sur quelqu’un d’autre qu’un policier (mais maintenant, c’est « Defund the Police ».) Il est arrivé que le fait de voir la forme de l’arme de poing sous un T-shirt (« printing ») sois considéré comme une atteinte (« offense ») et a vu le porteur, citoyen honnête, suivant la loi, poursuivi et condamné.

      « Avec un Bataclan à NY, il se passait la même chose qu’en France. » … ou dans n’importe quelle « gunfree zone ». La France est une « gunfree zone ».

    • Une constitution ne sert pas au tout venant, les droits découlant naturellement des libertés fondamentales ne sont pas précisés, de même qu’il n’est pas fait une liste exhaustive des chose que l’on peu posséder au titre de la propriété privée. Si des exceptions méritent d’être notées, elle le sont (Art. 17) sinon, il n’y a pas lieu de supposer de restrictions aussi draconiennes que limiter la Légitime Défense à l’usage d’un coupe-ongle, en l’absence d’un article allant dans ce sens.

      Les seules exceptions à cette règle, sont celles pour lesquelles il existait un réel débat (liberté religieuse, d’expression, blasphème, …). Dans le cas du port d’armes ce débat n’existait pas en 1789. Le Tiers-Etat était uni derrière l’abolition du privilège du port d’armes accordés à la noblesse et à la généralisation de la possession et du port d’armes, à des fins de défense personnelle, défense nationale (Armée de métier réduite et Garde Nationale importante) ou de chasse, sur les terrains désormais ouverts à tous, et plus uniquement à l’aristocratie.

      Les rédacteurs de la DDHC de 1789 ont eu l’occasion de s’exprimer sur la proposition d’article, et ont décidé à l’unanimité que ce droit « Était évident par sa nature » avant de se lancer dans une longue tirade, défendant un port d’armes citoyens aussi large que possible, arguant qu’une population armée était la meilleure défense contre toutes les menaces, intérieures comme extérieures. En aucun cas ils ne bottaient en touche pour garder les mains libres comme vous semblez le croire.

      Quant à la DDHC de 1793, il s’agit d’un texte absolument navrant et incroyablement mal écrit, qui tient plus de la harangue Mélenchonnienne, que du texte fondateur. Par ailleurs ce « droit à l’insurrection » tellement vénéré par la Gauche révolutionnaire française, n’est en réalité qu’une reformulation, castrée et inapplicable dans les faits du droit fondamental de « résistance à l’oppression ». Sa seule vocation est de légitimer le coup d’Etat de la Garde Nationale de Paris contre la Représentation Nationale, qui les amène au pouvoir en 1792 et amène à l’exécution du Roi, pourtant largement soutenu en Province.

      « Article 34. – Il y a oppression contre le corps social lorsqu’un seul de ses membres est opprimé.Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé.

      Article 35. – Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »

      Des articles aussi ridiculement vagues et extrêmes sont absolument inapplicables dans les faits. S’ils étaient mis en pratique alors l’insurrection permanente de toutes les sections du peuple contre toutes les autres serait la norme. Des principes fondamentaux aussi ridicules ne font qu’appeler à un encadrement légal ultérieur de l’usage de ces droits.

      Autrement dit, au Gouvernement de déterminer dans quels cas l’insurrection contre le gouvernement peut légitiment être invoquer. Révolutionnaires de papier. Et de fait c’est ce qu’il se passera sous Robespierre, qui fera rapidement de la Garde Nationale (complètement noyautée de Gauchistes), le bras armé de la Convention, tout en revendiquant pour cette « Armée du Peuple », l’exclusivité du droit à l’insurrection.

      • Jerémy Lapurée
        24 juin 2021 at 2 h 04 min

        Je peine à vous croire.
        En France, en 1789, la question de la détention d’armes aurait été si évidente dans sa réponse que son introduction dans la Déclaration aurait été superflue ? Quand, aux Etats-Unis, deux ans plus tard, la même question, à la réponse tout aussi évidente, dans un contexte similaire, a donné lieu à la rédaction du 2eme amendement…
        Résultat : inscrit dans la Constitution des States, ce droit a résisté au temps, quand en France, il a été réduit à néant.
        Le moins que l’on puisse dire, c’est que pour un droit « évident par nature », « certainement la plus importante des libertés fondamentales, en cela qu’elle est gardienne de toutes les autres », nos constitutionnalistes ont singulièrement manqué de flair… Tout particulièrement s’il s’agissait d’abolir un privilège de la noblesse et donc d’étendre ce droit à tous. Un droit qui ne devait donc pas être si évident que ça puisqu’auparavant réservé à la seule noblesse.
        En revanche, ils se sont montrés plus diserts sur un autre privilège de la noblesse : la fiscalité (art. 13), disposition qui elle aussi allait de soi… Quand on veut, on peut ?
        Et c’est ainsi que les Américains sont armés et que les Français paient beaucoup d’impôt !

        • Les fondateurs de la DDHC voulaient une Constitution facile à comprendre, sans ambiguïté ni verbiage donc épurée de toute redondance et contradiction. C’est à ce titre que la proposition d’Art. 10 de Mirabeau (port d’armes de défense) a été rejetée car elle allait de soi. Les américains l’ont introduite par amendement pour une autre raison: il s’agissait moins de défendre ses droits que de résister à une éventuelle tyrannie du pouvoir.
          Quant à l’Art. 13 (fiscalité) il n’est nullement redondant si on s’en tient au sens des mots de l’époque:
          – il parle de contribution, pas d’impôt, autrement dit affirme la notion de consentement,
          – il définit la notion d’égalité contributive (« en raison de leurs facultés« ) comme un taux unique (raison) appliqué au facultatif.
          Et pour être bien clair, l’Art. 14 confirme le libre consentement du citoyen et la détermination de LA quotité (donc flat tax).
          Et l’Art. 17, droit de propriété inviolable et sacré en rajoute une couche, excluant par exemple la spoliation des morts (droits de succession).
          Donc si la fiscalité française est encore plus confiscatoire que l’américaine ce n’est certainement pas en conformité avec la DDHC.
          Enfin remarquons que dans la DDHC il n’y a pas besoin de Conseil Constitutionnel puisque tout est clair.
          Le ConCon a été introduit en 1958 pour aider à éviter les contraintes de la DDHC peu compatibles avec un Etat fort.
          Nous sommes tombés dans l’Art. 16 (« … n’a point de Constitution ») en supportant une nouvelle aristocratie, pas très éclairée de surcroît.

          • Non le Conseil Constitutionnel n’a pas été introduit pour contourner la DDHC, celle-ci n’ayant eu jamais la moindre valeur juridique (c’est à dire contraignante) avant les décisions … du Conseil Constitutionnel.

            Il y a beaucoup à dire sur le CC mais si la DDHC n’est que très imparfaitement appliquée en France, ce n’est pas de son fait.

            • Nous sommes bien d’accord: l’Etat français n’a jamais respecté la Constitution et surtout pas la DDHC qui en fait partie. L’invention du CC lui a permis de sauver les apparences.

  • Excellent article.
    Juste la petite erreur concernant arme lourde/légère. Dieu merci que les trafiquants n’ont pas encore de 12,7 sur affût ! Les citoyens possédant des armes à feu sont le dernier rempart contre les despotes. Comme il a été souligné dans cet article tout gouvernement autoritaire commence par retirer le droit de détention.
    Bien que nous n’ayons pas ça en France, nous n’aurons probablement bientôt plus le droit de détenir les fusils semi auto à chargeur de plus de 10 coups, tout ça parce que 2/3 illuminés qui étaient déjà borderline ont peter un câble. Et puis on finira comme l’Angleterre ou l’Australie sans que ça n’ameliore la sécurité…
    Tout recul sur la détention d’armes comme sur les libertés individuelles d’ailleurs l’est bien souvent de manière pérenne.

    • Le but des dirigeants est de gérer les habitants du pays comme un ado gère des « sims ». Un « Sim » armé qui envoie le joueur aux pelotes, ça fait désordre.
      Pour un politicien, un citoyen armé ne peut pas être chose qu’un délinquant. C’est pas de la méchanceté, c’est logique! J’explique:
      Les personnalités politiques sont convaincues de plusieurs choses:
      1.Vous savez moins bien qu’eux ce qui est bien et ce qui est mal.
      2.Vous êtes un peu un crétin quand même
      3.Vous ne savez pas ce qui est bon pour vous (CF point 2)
      4.Si on organisait la société comme ils le disent, tout irait mieux.
      5.Les personnalités politiques sont des super compétents géniaux qui feront tout mieux que vous, peu importe ce qu’ils entreprennent (CF point 2)

      De même que cette ordure de Platon pensait que seuls les dirigeants devraient avoir le droit de mentir, selon les toquards qui nous dirigent, ils devraient être les seuls à avoir le droit d’être armés.

      « La démocratie, c’est deux loups et un agneau votant ce qu’il y aura au dîner. La liberté, c’est un agneau bien armé qui conteste le scrutin.  »
      Benjamin Franklin. (Punchliner Américain)

    • Jerémy Lapurée
      23 juin 2021 at 8 h 36 min

      Il n’y a pas de lien entre le ratio armes/hab d’un pays et son niveau de criminalité. Ni dans un sens ni dans l’autre.
      La question de la détention d’armes est au mieux historique, au pire idéologique.

      • Tout à fait d’accord
        Malheureusement idéologique, je pense.
        D’ailleurs, jusqu’en 1995 en France on pouvait acheter des armes d’épaule semi automatique en calibre dit « civil » .222, 22lr, etc hormis les armes en calibre dit militaire 7,62×39, 5,56×45, 7,92, 308 win, etc. Et il n’y avait pas plus de problème si ce n’est moins!

        • Je rappelle que la nouvelle loi, instaurée en 2013, devait initialement totalement éliminer la notion de « calibre de guerre ». Mais fort heureusement, le Comité Guillaume Tell veillait au grain et à fait à l’Administration, qui ne le demandait absolument pas, le cadeau des 5 calibres dits « maudits » grâce à quoi, une simple carabine civile mono coup chambrée en .223 Remington se trouve classée en catégorie B (B4 pour être précis). Avec des amis comme ça, pas besoin d’ennemis…

    • Jerémy Lapurée
      23 juin 2021 at 8 h 42 min

      Je précise qu’à titre personnel, je suis favorable à une réglementation sur la détention d’armes la plus souple possible, sur le modèle suisse par exemple.

      • Je suis en faveur d’une liberté de détenir des armes à priori (droit qu’on pourrait perdre en devenant criminel), et d’un droit facile d’accès du port d’arme: Démontrer une connaissance claire et assimilée des règles 4 de sécurité, démonter une connaissance claire du droit en matière d’armes: N’importe quel institution privée a le droit de vous demander de ne pas être armés chez eux sans avoir à se justifier, connaissance des lois en terme de légitime défense, capacité à tirer convenablement, et PAS de test psychologique parce que ces tests sont du vent et serviront de chaval à Troie à la prohibition. En effet il suffit de déclarer que psychologiquement, tout ceux qui font une demande de port d’arme sont des malades mentaux paranos et le tour est joué. F..k shrinks in the law!

        • Comme pour le permis de conduire, démontrer qu’on est apte à se servir du bouzin.

          • En gros c’est ça. Et c’est une très bonne analogie: N’importe qui peut acheter n’importe quelle voiture sans la moindre contrainte. En revanche, l’immatriculation et le permis sont contraignants pour avoir le droit de les utiliser sur l’espace public.
            Si je suis vraiment chez moi dans mon logis, je devrai avoir le droit de posséder autant d’armes que je veux. Ca ne regarde que moi. Pour sortir sur l’espace public, on peut discuter.

          • Plus facile à dire qu’à faire, quand l’instinct est en action c’est pour le bien ou le pire. Vérifié tout les jours avec le permis de conduire.

            • Oui mais les policiers et les politiciens ont aussi des instincts. Leur accorder un monopole des armes rend leurs instincts bien plus dangereux. Par ailleurs, curieusement, quand il sait qu’il peut se prendre du 9mm parabellum entre les deux yeux, le commun des motels a une curieuse force intellectuelle en lui qui lui permet de justement éviter de se fier à ses bas instincts.
              « La crainte du ̶s̶e̶i̶g̶n̶e̶u̶r̶ 9mm parabellum, est le commencement de la sagesse. »
              Saint Augustin.

        • @Mitch
          Bonjour,
          « Je suis en faveur d’une liberté de détenir des armes à priori (droit qu’on pourrait perdre en devenant criminel), et d’un droit facile d’accès du port d’arme: »
          Voilà, je suis d’accord avec vous jusqu’aux deux points. Ensuite, ce sont des restrictions. Ces conditions sont les mêmes que Me Lienard, avocat de policiers, dans une interview énonce comme une formation obligatoire pour montrer patte blanche avant d’acquérir une arme et d’avoir le privilège de la porter, tout en énonçant que les policiers et les gendarmes n’ont pas cette même formation. Me Lienard dans l’interview dit que le CCW est une bonne idée. Cependant, cela doit rester un privilège réservé à certains.
          Il n’y a pas autant de contraintes quand on va voter pour les présidentielles et donc confier l’Armée et l’arsenal nucléaire à un citoyen ou une citoyenne qui au départ, puisque c’est le cas en France aujourd’hui, n’a pas le droit d’acquérir des armes ni de les porter.
          Certains pro armes américains, avant les élections présidentielles, se sont demandés si les règlementations, les formulaires, les background-checks pour acquérir des armes, ne pourraient pas être appliqués pour aller voter, quand des politiciens estimaient que demander une pièce d’identité au bureau de vote était du fascisme/racisme.

          • Je suis partagé (réellement) sur ce point. Avouez que savoir réciter les 4 règles de sécurité et avoir un baggage rudimentaire sur la loi de la légitime défense c’est littéralement à la portée d’un enfant du CM2…
            Dans l’idéal effectivement je pense que le second amendement devrait être tout ce dont on a besoin. Et je n’ai pas peur de mes idéaux. Je pense neanmoins que cette formalité, des 4 règles de sécurité à réciter, ou à ecrire, ou à formuler en language des signes, ce n’est pas grand chose. Et et écouter un texte de 5 mn sur les conditions de la légitime défense, ce n’est pas grand chose non plus. Après c’est vrai qu’entre ça et rien…

            A la vérité, ma vision de la chose à l’origine c’était que, comme le droit de vote, le droit de porter une arme aurait dû être accordé avec pour seule condition nécéssaire et suffisante, d’avoir fait son service militaire, que l’on soit un homme ou une femme: Tu montres que tu as donné de ton temps et de ta sueur pour le pays: ok t’as le droit de vote et la responsabilité de la défense qui va avec donc le droit d’être armé dans l’espace public. Avant ça t’es un résident et t’as juste le droit de posséder une arme chez toi.
            Je trouvais que ça avait l’avantage de remplir plusieurs fonctions: Apprentissage réel des armes, verification de la loyauté nationale de ceux qui sont armés. Très franchement, qu’est ce que vous pensez de cette idée. Je suis honnêtement ouvert à toute critique.

            • @Mitch
              Bonjour,
              Je suis aussi assez partagé de mon côté.
              A mon humble réflexion, tous les possesseurs d’une carte d’identité française ou d’un passeport français, et majeurs révolus (18 ans et 1 jour) sont des citoyens tant qu’ils ne sont pas derrière les barreaux à y purger l’entièreté de leurs peines. Ainsi, ils peuvent retrouver tous leurs droits en sortant. Du coup, être citoyen donne le droit d’acquérir des armes et de les porter. Le seul devoir devrait être de ne pas utiliser ces armes pour commettre des crimes ou des délits. L’utilisation d’armes pour commettre un délit devrait automatiquement devenir un crime =>10 ans ferme minimum [abolition de l’article 132-23 du Code Pénal !] Etre à la charge d’autrui, d’une institution, (sous tutelle ou curatelle) ne donne pas le droit de vote, et interdit l’acquisition d’armes et leur port.
              Je suis partagé sur ce devoir, car j’hésite entre le fait qu’un citoyen armé devrait avoir l’obligation de protection du territoire, donc d’être un hoplite et la non obligation. Peut-être l’obligation de tenter de protéger sauver autrui, ce que les policiers n’ont même pas comme obligation.
              Je suis plutôt en faveur du « Tu portes, tu votes »
              Je suis assez agacé par ceux qui parlent de « Droits », de « Devoirs », mais qui refusent les moyens de les faire respecter tout en refusant à ceux qui veulent se protéger (éviter de se faire voler, , torturer, enlever, séquestrer, braquer, saucissonner, décapiter, violer, tuer) car ils attendent que d’autres les protègent eux et leurs « droits » à leur place. J’ai eu comme réponses de ces individus (sur YT), que moi, « extrémiste » pro-arme, ne devrais pas avoir le droit de vote. Certains d’entre eux confondent « Droits » avec « obligation » et pensent que si le droit de port d’armes revenait, ils seraient armés de force… alors qu’ils sont déjà désarmés de force.

              Nous avons déjà discuté du sujet. Quand il y a droit de port d’armes, alors l’accès à des stands de tir est plus accessible, les 4 règles de sécurité y sont donc aussi accessibles (elles sont comme vous l’avez fait remarqué, simples). Il est alors possible d’entrer dans un stand de tir comme on va dans une salle de squash où on y apprend le squash. Les règles du foot sont connues par (presque) tout le monde parce que le foot est accessible. On le pratique à l’école, au collège, au lycée.

              • Désolé, je n’avais pas bien saisi votre avant-dernier paragraphe et cette phrase « Je trouvais que ça avait l’avantage de remplir plusieurs fonctions: Apprentissage réel des armes, vérification de la loyauté nationale de ceux qui sont armés. »
                Je vois dans cette phrase et le paragraphe en question le modèle hoplite suisse et le modèle israëlien. Les Suisses sont des citoyens-soldats formés tous les ans jusqu’à 35 ans. Les israéliens sont soldats pendant 3 ans pour les hommes, 2 ans pour les femmes.
                Personnellement, j’ai fait le service militaire pendant 10 mois pendant les dernières années de l’obligation de ce dernier. J’y ai reçu une formation (trop légère à mon avis) sur les armes à feu et leur utilisation, bien que j’aie réussi mon épreuve de tir au stand, avec un petit certificat d’aptitude au tir à la clé, après 3 jours de manoeuvres (oui, je sais, c’est léger) en forêt avec un PM MAT 49 chargés à blanc. Aucun de nous dans mon contingent n’a reçu de formation au corps-à-corps pendant les classes.
                On dit : « Qui dit droit, dit devoir. » C’est vrai que le devoir inhérent au droit de port d’armes n’est pas facile à établir. Comme il est le cas aux U.S.A et la raison du 2nd Amendment, si on peut résister à son gouvernement et en en ayant les moyens, on peut alors résister à tout le reste. En poussant un peu le 2A, on pourrait extrapoler que le devoir des citoyens armés est d’y conserver, d’y protéger, la liberté de l’état dans lequel ils sont. J’avoue, c’est poussé.

                Si on peut se défendre soi, on défendre le pays. Si on peut être appelé à défendre le pays, alors on a le droit d’être armé et de porter des armes.

    • @Paul DS
      Bonsoir,
      Auriez-vous oublié que pour attaquer les fourgons blindés des convoyeurs de fonds, des lances-roquettes ont été utilisés par des criminels ?
      Je suis d’accord avec le reste de votre commentaire.

    • Dans l’histoire du maoisme et du communisme. Chaque fois qu’une province se ralliait, les armes des civils étaient confisquées. Les cocos sont des pros du côté dictature…

  • Le gouvernement n’est pas un loup mais un berger.
    Le berger s’occupe de son troupeau, le protège des menaces extérieures, le soigne, puis abat toute sa famille. Et il fait tout ça avec le minimum d’effort, tandis que le mouton croit qu’on s’occupe de lui pour lui faire plaisir. Le berger est bien plus perfide que le loup…

    • Pierro de La Vega
      23 juin 2021 at 15 h 23 min

      Le gouvernement n’est pas le berger de ses brebis, ce n’est qu’un mercenaire, il est payé pour garder les brebis. Lorsque le loup apparaît, il s’enfuit et laisse les brebis se faire dévorer.

    • @titi
      Bonsoir,
      +1.
      Vous avez oublié « le tond » après « le soigne ».

  • Quand on pense qu’à la révolution française une des conquêtes majeures du peuple (plutôt de gauche) a été le droit de posséder des armes !

  • jacques lemiere
    23 juin 2021 at 13 h 01 min

    et en plus par ailleurs..il ya des gens qui dénoncent les « violences « policières… beau temps en perspective pour tous les malhonnetes.

  • Charles-Antoine S.
    23 juin 2021 at 13 h 36 min

    Peur des armes, peur des germes, peur des mots… l’Occident se dirige vers le monde aseptisé tel que dépeint dans le film « Demolition Man » avec Sylvester Stallone…

    • @Charles-Antoine S.
      Bonsoir,
      Si seulement… Dans Demolition Man, le méchant sort une vraie crapule mise hors d’état de nuire pour instaurer la peur et un peu plus de tyrannie encore. Pour le contrer, on décongèle un flic qu’on a mis au congèl parce qu’il faisait son taff avec du zèle. Le but actuel est de ne même pas avoir une once d’esprit de résistance.

  • Il y a plusieurs millions d’armes détenues illégalement par des français raisonnables depuis la deuxième guerre mondiale.
    Il y a plusieurs millions d’armes détenues légalement par des chasseurs et des tireurs sportifs.
    La preuve est faite que ce n’est pas le problème.

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