Possible recul de l’efficacité du vaccin Pfizer selon une étude israélienne

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Le vaccin Pfizer aurait notablement perdu de son efficacité contre l’infection, même s’il protège des formes les plus graves du virus.

Par Olivier Maurice.

L’information couvait depuis une bonne semaine et a fini par être rendue publique par le New York Times ce week-end, et relayée par le Dr Antony Fauci, nommé depuis début 2020 conseiller à la Maison Blanche à la cellule de crise du coronavirus. Tous deux sont de farouches partisans de la stratégie vaccinale aux États-Unis.

Le vaccin Pfizer aurait notablement perdu de son efficacité contre l’infection, même s’il protège des formes les plus graves du virus.

Le chief doctor a d’ailleurs admis que le nombre de cas positifs et de transmission était en nette augmentation aux États-Unis parmi les vaccinés. Il milite depuis activement pour le retour des masques et des mesures de distanciation qui ont été abandonnés ainsi que pour une troisième dose pour les personnes à risque.

Cette étude israélienne citée par l’ensemble des médias américains conclut à une perte d’efficacité du vaccin Pfizer, passée de 95 % en janvier, à 39 % en juin.

Si la protection contre les formes graves est toujours avérée, il ne semble y avoir aucun doute que, pour des raisons restant à déterminer, l’effet barrière tant espéré pour empêcher la transmission pourrait être sérieusement remis en question.

Diverses pré-études qui circulent actuellement semblent d’ailleurs indiquer une perte plus importante de l’efficacité du vaccin que les 39 % relevés en juin. Ceci semblerait indiquer que le virus a trouvé une manière ou une autre de contourner la barrière vaccinale pour se reproduire et continuer ses pérégrinations dans la population humaine.

Cette information remet sérieusement en question les bases scientifiques du passeport sanitaire qui entrera très prochainement en application en France et dont la justification principale est de protéger les personnes à risques en diminuant le nombre de porteurs potentiels du virus.

Il semble bien en effet que cette protection soit toute relative et qu’en tout cas rien ne permet d’assurer sa pérennité.

Ceci signifie clairement que la mise en place du passeport sanitaire et la généralisation de la vaccination ne met absolument pas la population à l’abri d’une prochaine vague de contaminations, ni d’ailleurs des mesures restrictives qui peuvent l’accompagner. Le point essentiel reste la protection des populations à risque, pour lesquelles le vaccin semble heureusement pour l’instant avoir conservé toute son efficacité.

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