La mairie de Paris doit se remettre au travail

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La mairie de Paris doit se remettre au travail

Publié le 7 août 2021
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Par Claude Goudron.

La comparaison du temps de travail s’opère souvent sur une base hebdomadaire, ce qui n’est absolument pas représentatif.

Ce temps de travail peut être calculé annuellement mais là aussi ce n’est pas suffisant. En effet, la seule comparaison non contestable est celle qui se base sur la carrière complète d’un employé, à condition de tenir compte de la proportion de temps partiel par pays.

Manque de courage politique

Par électoralisme mais surtout par manque de courage pour affronter des syndicats tout-puissants, Anne Hidalgo a cherché une astuce pour se dédouaner de l’obligation de respect d’un nombre minimum d’heures de travail pour les employés de la Mairie de Paris.

Elle a en effet accordé 55 heures de congés supplémentaires, passant du minimum imposé de 1607 heures annuelles à 1552, c’est-à-dire un équivalent de 1882 postes temps plein sur un effectif de 55 000 employés.

La capitale travaille peu comparée aux autres métropoles. Par contre, la ville qui travaille le plus est Hong Kong avec 50,11 heures par semaine (source Frédéric Bianchi BFM Business)…  soit 63 % de plus.

C’est tout le problème en France

Tout au long de sa carrière un Français travaille environ 30 % de moins qu’un Allemand. Même en admettant que sa productivité soit légèrement supérieure, ce qui reste à démontrer, il est utopique de penser que nous pourrions soutenir la concurrence.

Cela se traduit donc par des prélèvements obligatoires 7,1 % supérieurs (46,5 % contre 39,4 % pour l’Allemagne) soit 165 milliards d’euros mais également par un endettement supérieur de 60 %, soit environ 1400 milliards supplémentaires.

Autant de fonctionnaires que l’Union européenne

Le nombre de fonctionnaires à Bruxelles s’èlève à 56 000. Mais leur nombre va sensiblement diminuer pour répondre aux économies demandées depuis le Brexit.

Les Parisiens pourraient peut-être l’accepter si en contrepartie Paris était une ville où il fait bon vivre ce qui n’est certes pas le cas : elle est en effet classée à la 61ème place.

Paris est devenue une ville sale mal notée par les touristes, et mal entretenue avec des travaux qui n’en finissent plus et qui ne présagent pas souvent une amélioration allant dans le bon sens.

Une révolution dans la gestion des villes françaises

Il faut arrêter de penser qu’il suffit d’augmenter les effectifs pour résoudre les problèmes de gestion d’une ville et ce d’autant plus quand elle est la capitale. C’est souvent l’effet inverse qui est obtenu.

Trop de petits chefs sans réelles compétences ne savent pas résoudre les vrais problèmes. En effet, des travaux sont souvent faits en dépit du bon sens, avec très peu de coordinations.

Il faut en finir avec les décisions idéologiques qui aboutissent souvent à l’effet inverse de celui recherché. Par exemple, les restrictions de circulation provoquent des embouteillages monstres, sachant qu’un véhicule au ralenti émet jusqu’à dix fois plus de CO2 qu’en roulant à vitesse normale, d’autant plus si c’est un véhicule essence.

Il est donc indispensable de tout remettre à plat et de reconsidérer les décisions prises dans un but principalement électoraliste.

Conclusion

Paris et certaines grandes villes de province doivent apprendre à gérer leur budget d’une façon beaucoup plus rigoureuse en optimisant leurs effectifs et surtout en les faisant travailler beaucoup plus.

Comme souvent en France de trop nombreux emplois de fonctionnaires sont devenus des situations de rente avec toutes les dérives qui en découlent.

Si déjà nous arrivons à le faire au niveau des régions, le chemin serait plus facile pour l’étendre à toute l’administration dont les sureffectifs handicapent l’avenir du pays et donc celui de nos enfants.

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  • « un véhicule au ralenti émet jusqu’à dix fois plus de CO2 qu’en roulant à vitesse normale, d’autant plus si c’est un véhicule essence »

    Ci-joint un graphique donnant les consommations au 100 km pour une Laguna 2.0 essence, montrant l’absurdité, du point de vue CO2, du 30 à l’heure en ville : https://www.astuces-pratiques.fr/imagesarticles/24/consommation-d-essence-en-fonction-de-vitesse-et-rapport_1.png

    • Les constructeurs donnent les consommation pour 90 km/h, bien sûr qu’ils calibrent leurs carburations-moteurs pour avoir les meilleurs résultats à cette vitesse (en 4 ou 5 ème)

      • Rien à voir avec les constructeurs, mais avec les normes européennes.
        La meilleure consommation pour le modèle du graphique est 40km/h en 5°

    • Merci pour le graphique. Même s’il est un peu simpliste, ça permet d’avoir des ordres d’idées.

  • Paris restera tel quel tant que les socialistes et leur politique absurde en tiendront les rennes ;

  • Ce n’est pas mon problème, comme tout politicard d’aujourd’hui, j’achète des voix…

  • UE = 56 000 fonctionnaires pour 435 000 000 d’habitants…..Combien en France pour 67 000 000 ? Certes l’UE ne gère pas tous les domaines mais tout de même la disproportion du millefeuilles français est désastreuse en terme de productivité. En bref, on glande bien plus chez nous n’en déplaise à la CGT…..

    • « UE = 56 000 fonctionnaires pour 435 000 000 d’habitants »
      Et il doit surement y avoir moyen d’optimiser

  • La mairie de Paris doit SE (faire) METTRE au travail . . . .

  • S’il fallait mettre tous les fonctionnaires au travail nous nous rendrions rapidement compte que nous avons des sureffectifs…

  • Mais la mairie de Paris et sa « cheffe » sont socialistes!
    « Travail, connais pas mais dépenser sans compter l’argent des autres, ça, je connais »

  • Ce serait plus facile avec l’abolition du statut de « fonctionnaire » avec emploi garanti à vie!
    Le problème est là.
    Bcp de personnes qui n’ont aucun risque de se faire licencier n’ont que peu de motivation à se bouger pour bosser. Donc espérer un changement de telles personnes est illusoire. Avec un tel statut, celles qui travaillaient déjà correctement bosseront sûrement un peu plus mais elles sont minoritaires et rien ne changera pour les autres.

    Donc changement du statut, licenciement des inutiles en surplus, restriction du périmètres d’action (et des dépenses) de la ville qui s’occupe de choses absolument pas de son ressort. Avec les économies réalisées, on fait une une petite revalorisation du salaire des salariés restant permettant de les aligner sur le privé mais avec les exigences d’efficacité du privé et on rembourse les dettes sans en créer d’autres.

    On peut rêver…

    • Des élus ont un intérêt à avoir des employés peu motivés, suffisamment payés pour qu’ils ne cherchent pas la signification de ce qu’ils font… au pire ça leur permet de râler contre eux, c’est pratique.
      Je ne dis pas que c’est leur intérêt primordial, mais je ne suis pas certain de la pertinence de leurs calculs de leurs intérêts. Le souci c’est la boucle de rétroaction, et tant que ça ne sera que la réélection, je ne vois pas comment ça pourrait changer.

  • « Sire, surtout ne faites rien! »
    Tout ce que font les socialistes est stupide et mortel, il faut surtout qu’ils s’arrêtent de travailler et qu’on supprime les mesures prises au moins depuis 10 ans si ce n’est 40 pour les lois et la fiscalité.

  • Votants également les rats vu que ces gens sont des Ratés.

  • @cyde,
    « une une petite revalorisation du salaire des salariés restant permettant de les aligner sur le privé ». Erreur, les salaires des salariés fonctionnaires sont 15% supérieurs à ceux du privé.

    • Afin de garder des gens qui se sentent disqualifiés à force de s’ennuyer, de suivre des procédures écrites par des juristes ou autres littéraires aux ambitions romanesques, de ne trouver aucune utilité à ce qu’ils font, de les maintenir dans des fonctions obsolètes (soit-disant pour les protéger)… il faut les payer. Je dirais même que le sentiment d’être trop payé augmente le sentiment d’insécurité professionnelle et peut entraîner chez certains des réflexes de vassalité et de protection de leur hiérarchie.

  • Ma culture personnelle, qui n’est pas celle de la mairie de Paris, me fait penser que les entreprises à fonctionnement électif sont bouffées par le cheffisme, l’absence de vision, le micro-management, le déni des contingences la peur de la perte de contrôle, l’approche administrative (et industrielle). Ces travers ne me semblent même pas liés au financement public, et s’ils sont plus important dans un cadre électif ils touchent de toute manières bon nombre d’entreprises « traditionnelles ».
    Au même titre que certains ont jugé intéressant de trouver des solutions de « libération de l’entreprise » il faudrait trouver des solutions de « libération de l’administration » repoussant les directions à leur rôle stratégique, limitant le nombre de niveaux hiérarchiques et supportant l’intrapreneuriat.
    Après… ce n’est pas parce que les mairies travailleraient plus, avec une approche systémique et matérialiste plutôt que idéologique, que leurs décisions, arbitrages et actions plairaient à tout le monde. En matière d’urbanisme et de circulation, le CO2 produit par les automobiles n’est qu’une variable… et à côté de ça les conducteurs sont-ils bien des électeurs parisiens ? pour avoir vécu un moment à Paris, je pense qu’ils sont largement minoritaires.

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