Covid, climat : arrêtons de tout mélanger !

Drieu Godefridi remarque que Covid et climat sont considérés comme une abolition progressive de nos libertés, mais ne mélangeons pas tout !
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Covid, climat : arrêtons de tout mélanger !

Publié le 24 août 2021
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Entretien avec Drieu Godefridi.

Vous avez soutenu dans plusieurs articles récents qu’il faudrait éviter de confondre les dossiers du climat et de l’écologisme, d’une part, et du covid d’autre part. Quels sont, selon vous, ces points de confusion ? 

J’observe une posture intellectuelle fort répandue, parmi nos amis, consistant à considérer covid et climat comme deux aspects d’une même réalité, celle de l’abolition progressive de nos libertés.

La principale porte d’entrée du covid au royaume du climat réside dans le fait que dans ces deux dossiers, nos gouvernements sont amenés à prendre ou favoriser des mesures qui nient, suspendent ou érodent les libertés élémentaires : réduction de la liberté de se déplacer, contraintes de plus en plus criantes sur la liberté de s’exprimer, collectivisation de pans entiers de nos économies.

Cette identité de résultats, insistons-y d’emblée, n’est pas contestable, elle est vraie. Suffit-elle, pour autant, à considérer climat et covid comme les deux faces d’une même réalité, celle de la réduction de la liberté au nom de l’idéologie globaliste, celle du great reset préconisée par une certaine élite auto-instituée, à Davos et ailleurs ?

Je ne le crois pas, car nous devons distinguer, dans l’histoire et notre actualité, la réduction substantielle et la réduction circonstancielle de la liberté. La réduction des libertés au nom du climat est substantielle, structurelle et se veut définitive ; la réduction des libertés au nom du covid est circonstancielle.

Pourriez-vous nous donner un exemple de votre distinction entre réduction substantielle et réduction circonstancielle de la liberté ? 

Sans entrer dans des considérations abstraites sur le thème de la liberté, rappelons que la liberté pure et entière, absolue et sans frein, cela n’existe pas, n’a jamais existé dans l’histoire des Hommes, et ne peut exister. Dans son remarquable et crépusculaire ouvrage La présomption fatale, Friedrich Hayek rappelait que le droit de propriété pur et entier, immuable et sans réserve, est une vue de l’esprit, qui ne peut se concevoir parmi les Hommes : le droit de propriété a pris et prendra mille colorations juridiques divergentes, depuis les Grecs et les Romains jusqu’à nos jours. De même, la liberté, pure en concept, doit être saisie par un système de droit, pour régner parmi les Hommes.

Or, depuis l’époque romaine, nos systèmes ont toujours comporté la possibilité de cantonner temporairement les libertés, en raison de circonstances exceptionnelles, c’est-à-dire en situation de crise grave.

Nos libertés sont si bien susceptibles de souffrir des limitations temporaires que des mécanismes à cet effet sont expressément prévus dans les ordres constitutionnels de tous les pays occidentaux.

Permettez-moi d’emprunter un exemple à l’ordre constitutionnel belge, défini par la Constitution de 1831 — apogée des constitutions libérales — toujours en vigueur. En période de crise, la Constitution belge prévoit que l’exécutif est susceptible de bénéficier d’une extension de ses pouvoirs. Concrètement, le gouvernement est habilité, durant cette crise, à modifier les lois en vigueur, sans passer par le Parlement.

Cette habilitation est limitée en substance et dans le temps.

En substance, les matières dans lesquelles le gouvernement intervient par des arrêtés royaux dits de pouvoirs spéciaux, ayant force de loi, sont en nombre limité.

Dans le temps, généralement un an, les pouvoirs spéciaux investissent le gouvernement d’une manière de pleins pouvoirs, car se trouvent réunies entre ses mains, durant la période considérée, les deux principales fonctions du pouvoir au sens étatique : l’exécutif et le législatif.

Aucune discussion parlementaire contraignante ne précède les mesures décrétées par le gouvernement en pouvoirs spéciaux. Le Parlement est réduit au rôle de spectateur. Cette concentration du pouvoir, temporaire et révocable, est la négation d’un aspect important de la liberté, soit la liberté au sens politique, et est totale : durant une période limitée mais pour le tout, le citoyen est privé de l’effectivité de sa représentation parlementaire. Le gouvernent décide seul et ne rend des comptes qu’à la sortie de la période des pouvoirs spéciaux.

Cet exemple nous rappelle que des réductions circonstancielles de la liberté ont toujours existé et qu’elles sont problématiques, mais inévitables, aussi vrai que certaines formes aiguës de crise requièrent la rapidité dans l’action, et non la délibération. Les Grecs le savaient, les Romains l’avaient intégré, de même l’intégralité de la tradition du Rechtsstaat, état de droit, rule of law, constitutionnalisme américain. Nier la pertinence de ces réductions circonstancielles de la liberté revient à adhérer à une idée de la liberté aussi pure en concept qu’inopérante dans le monde réel.

Qu’est-ce qui a fait naître cette confusion entre réduction substantielle et réduction circonstancielle de la liberté, à votre avis ?

En Occident, la liberté est actuellement en état de siège, et l’est doublement.

D’abord par l’effet de l’idéologie écologiste. Si le CO2 humain est le problème — mantra de l’écologisme contemporain — alors l’Homme est le problème, dans chacune de ses activités sans la moindre exception. On a longtemps abusé les gens en leur faisant accroire que le seul CO2 criminel est celui que produit l’industrie, ce qui était d’une certaine façon rassurant pour le commun des mortels. Rien n’est plus faux et il n’est que de parcourir un rapport du GIEC pour s’en convaincre : parvenir à la neutralité carbone suppose de réduire drastiquement la liberté de l’Homme dans toutes les sphères de l’activité : manger, se déplacer, entreprendre, voyager, mode de déplacement, industrie, bâtiments, systèmes de chauffage, fonder une famille, soigner les personnes âgées. C’est ce que j’ai nommé l’algorithme totalitaire de l’idéologie écologiste : par définition, rien ne lui échappe. Aucun totalitarisme n’avait ambitionné une mainmise aussi complète et intégrale sur l’Homme.

Deuxième phénomène : nos sociétés sont collectivisées (au sens de ce qu’on nomme en allemand Sozialisierung, qui est un processus) par l’effet de la dépense publique, plus précisément l’endettement. Nos États se financent de deux manières, quel que soit l’habillage verbal qu’on leur donne : par l’impôt sur les actifs, et par l’impôt sur les futurs actifs. La dette publique est, en toute rigueur — ce n’est pas une image — un impôt sur les futurs actifs : nos enfants, les enfants de nos enfants. Or, nos enfants ne votent pas et ne sont en aucune façon représentés : des cibles faciles et même idéales pour des gouvernements en manque structurel et permanent de fonds.

Évitons l’opposition facile et déresponsabilisante entre des États qui seraient devenus fous — tels Cronos dévorant ses enfants — et des populations-victimes : cette fuite en avant de nos gouvernements ne serait pas possible sans l’aval de nos populations. Il est plaidable que cette fuite répond aux attentes, expresses (vote) ou implicites, de nos concitoyens. Pour dire les choses crûment, rares sont les secteurs non seulement économiques, mais de l’activité en général, qui ne vont pas à la soupe du financement public. Le résultat de cet intéressant phénomène est que, finançant tout, l’État se trouve légitime à tout réglementer, ce qu’il fait en effet, sur le modèle françaissouvent s’inspirant de l’idéologie politique écologiste.

Pourquoi pourrait-on être tentés de ramener climat et Covid dans un même ensemble ? 

Parce que les forces liberticides à l’œuvre dans nos États sont tentées de mettre la crise du covid à profit pour forcer les tendances déjà présentes dans nos sociétés : reconstruire mieux dans un sens écologiste, pérenniser la réduction des libertés, poursuivre et accroître la fuite en avant de la finance publique.

Toutefois, cette confusion se fait au prix de la négation de la monstrueuse spécificité de la crise du covid, qui répond à des motifs tout aussi préoccupants mais radicalement distincts de la dérive des gouvernements en Occident. Que l’on s’en tienne aux faits avérés, on verra que le covid est une peste jetée sur le monde par le régime totalitaire chinois, par la suite d’expériences aberrantes consistant à accroître la transmissibilité humaine d’un virus naturel — à le rendre aussi contagieux que possible : mission accomplie — virus dont le gouvernement chinois a contesté la réalité, ensuite la transmissibilité humaine, pendant de précieuses semaines qui auraient permis d’en cantonner l’empire mondial. Ce faisant, le régime génocidaire de Beijing a perpétré un crime contre l’humanité au sens le plus descriptif de l’expression, qui a fait 4,5 millions de morts — souvent dans des conditions atroces — et des dizaines de millions de malades qui en conserveront des séquelles souvent handicapantes.

Ramener le covid, par ethnocentrisme naïf, à sa seule gestion par les gouvernements occidentaux, conduit à manquer ce qui fait l’essence de la crise covid : le crime du régime communiste chinois. Ce crime est une réalité, le virus qui en est né est une réalité. Que des mesures devaient être prises — et l’ont été par l’intégralité des pays de la planète, sans la moindre exception — pour enrayer la contagion exponentielle jusqu’à la venue des vaccins, en est une autre.

Comment mettre un terme à cette confusion ? 

« Nos démocraties sont fatiguées, corrompues, liberticides ; à maints égards, elles ont fait leur temps ; tandis que se lève à l’Est le régime du futur, qui excelle dans la technologie et qui a la capacité de privilégier le long terme, car il n’a aucun compte à rendre à des citoyens obsédés par le court terme. »

Ce discours est celui que tenait une certaine intelligentsia en Europe occidentale durant les années trente. Le modèle, à l’Est, était l’Allemagne hitlérienne. La mémoire s’étant raccourcie en raison et proportion de l’effondrement de l’enseignement de l’histoire dans nos écoles, on oublie que dans les années trente, l’Allemagne hitlérienne était largement admirée, notamment en raison de ses prouesses technologiques (le pays de la technologie triomphante, à l’époque, était l’Allemagne, au moins autant que les États-Unis)

Substituez à l’Allemagne nazie la Chine communiste et vous entendrez le discours d’une partie de nos élites. Des intellectuels autour de moi, pas nécessairement hostiles à nos idées, me tiennent régulièrement des discours du type « Certes, la Chine n’est pas une démocratie. Mais c’est un pays gérés par des ingénieurs, les ingénieurs sont au pouvoir en Chine. Par conséquent, ils réussiront là où nous échouons. »

Ce discours n’est pas seulement d’une naïveté confondante, il est authentiquement sot, car la science dure par essence n’a rien à dire sur le gouvernement des Hommes. Quand des ingénieurs sont au pouvoir, ils ne le sont jamais comme ingénieurs, mais comme gouvernants donnant le primat à des valeurs et politiques qui sont du royaume du devoir-être, soit l’antithèse parfaite de la science (domaine de l’être).

L’idéologie gouverne, la science, jamais. La science n’est pas au pouvoir en Chine et ne peut l’être. Est au pouvoir en Chine une idéologie totalitaire qui considère l’individu comme simple variable d’ajustement, néant de droit, sorte de mal nécessaire. Déplorer les mesures prises par nos gouvernements face au Covid sans rien dire du crime de la Chine communiste, revient à taxer le Premier ministre Churchill d’autoritarisme sans rien dire de la menace que représentait l’Allemagne nazie.

Les dossiers du crime contre l’humanité perpétré par le régime totalitaire chinois — le covid — et de l’écologisme sont radicalement distincts, même si le premier est mis à profit pour accentuer les tendances et revendications du second. Nous devons retrouver le sens de l’impératif cartésien : pour passer d’une idée confuse et obscure à une idée claire et distincte, s’imposer de séparer le jugement de la perception.

À propos de l’écologisme, le rapport du GIEC cette année est une fois de plus alarmiste. Qu’en penser réellement ? Les objectifs sont-ils réalistes ?  

Le rapport qui vient d’être publié est la première partie de l’AR6, sixième rapport général du GIEC, soit l’état de la science du climat. Il ne fixe aucun objectif en tant que tel. Pour cela, il faudra attendre la parution de la deuxième partie (impacts pour l’Homme) et surtout la troisième partie, la plus intégralement politique, celle qui détaille les mesures à prendre pour limiter l’impact négatif des changements climatiques observés.

Je ne suis pas physicien et me suis toujours gardé de tenir le moindre propos ni parole publique sur la science du climat en tant que telle.

Ce que je sais en revanche est que :

  • le GIEC est une organisation purement politique et non scientifique comme il le prétend.
  • le réchauffement actuel est une réalité, chiffrée, soit un degré depuis le début de l’ère industrielle, données non contestées par le GIEC.
  • le rôle de l’Homme dans ce réchauffement pour l’heure extrêmement limité et modeste à l’échelle de l’histoire de la Terre est plausible mais ne relève en rien d’une certitude au sens scientifique et poppérien de l’expression (réalité qui n’est pas davantage contestée par le GIEC, lequel s’exprime en termes purement probabilistes).

Le climat est une réalité complexe et intéressante qui mérite une approche nuancée et modérée. Je déplore l’extrême politisation de ce dossier, qui favorise le fanatisme écologiste.

Un mot de conclusion ?

La liberté est un combat recommencé par chaque génération. Soyons braves et montrons-nous à la hauteur de nos glorieux devanciers. La liberté est le sel et la spécificité de l’incroyablement féconde civilisation occidentale. Elle est la condition de la morale (Kant). La liberté est ce qui fait de nous des Hommes. Nous la servons en usant de notre faculté de raisonner, distinguant des réalités — covid et climat — par essence hétérogènes.

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  • Godefridi déplore l’extrême politisation du dossier du changement climatique. Moi aussi. Malheureusement, il est devenu depuis longtemps habitude de nier la science pour des raisons politiques.

    Or, la science est absolument claire. Toutes les académies des sciences majeures, toutes les associations scientifiques véritables du monde sont unanimes : le changement climatique est sans précédent depuis des millénaires, et il est causé par l’Homme. Nier ce fait parce qu’il pose un problème (majeur) à liberté individuelle est une politisation extrême du dossier.

    Le choix intelligent serait d’initier une réflexion sur la façon de défendre au mieux la liberté individuelle face à ce problème global tout en ne pas compromettant l’avenir des générations qui viennent après nous. Et bien sûr, il ne faut pas tomber dans la solution de facilité, stupide, qui consiste à nier la réalité – c’est indigne.

    Il est urgent d’initier cette réflexion raisonnée. Nous devons défendre nos libertés ET l’avenir des générations futures.

    • Merci de ce rappel salutaire. Les libéraux devraient passer moins de temps à nier les évidences et plus à proposer des solutions libérales à ces enjeux climatiques, seules solutions à même de marcher. Ne laissons pas le terrain libre aux étatistes en nous trompant de combat.

  • jacques lemiere
    24 août 2021 at 7 h 26 min

    « La réduction des libertés au nom du climat est substantielle, structurelle et se veut définitive » ..
    ……se veut…

    ce n’est pas si différent de la suspension de nos libertés en cas de situation d’urgence sanitaire.. puisque la situation d’urgnece sanitaire n’est pas définie.. ce n’ets pa sun hasard si une partie du débat porte sur la définition de l’urgennce sanitaire..

    en théorie une différence…en pratique..moins..

  • Étonnant le passage sur la Chine et sa responsabilité du « génocide ».
    Je rappelle que l’origine du virus sortant du laboratoire de Wuhan est une hypothèse, et sans doute accidentelle.
    Le Covid et le RCA sont tous les deux des prétextes pour laisser libre cours les pulsions autoritaires du gouvernement que la V° laisse sans contre-pouvoir.

    • Jerémy Lapurée
      24 août 2021 at 9 h 14 min

      C’est là effet l’une des limites de l’article. Etonnant de la part d’un auteur qui arrive à faire la part des choses entre le substanciel et le circonstanciel.
      Parler de génocide pour un accident de laboratoire même mis un temps sous le boisseau est une fraude intellectuelle ! Un génocide suppose une manoeuvre volontaire, délibérée d’éliminer tout ou partie d’un peuple.
      Que conclure de tout ce fatras ? Rien à part que l’auteur est violemment anti-communiste, modérément anti-écologiste et probablement anti-anti-passanitariste…

    • Jerémy Lapurée
      24 août 2021 at 9 h 28 min

      Ceci dit, bien d’accord avec votre conclusion. Les gestions des deux crises, sanitaire et écologique, présentent bien plus de ressemblances que de différences. Les décisions qui ont été prises pour la première laisseront évidemment des traces dans notre approche politique. Ces décisions vont renforcer la dimension collectiviste et sécuritaire de la vie en société. Tout grignotage de la liberté au profit de la sécurité est sans retour. Les hygiénistes sécuritaires qui en sont responsables n’ont alors de cesse de prolonger leur heure de gloire. Ce ne sera jamais assez. Que ce soit sur le terrorisme, la sécurité routière, le réchauffement climatique ou désormais sur le sanitaire… Ont-ils jamais dit :
      – bon maintenant, on est passé sous 4000 tués sur la route, on arrête d’emm… les Français ?
      – on a 3 vaccins obligatoires, c’est bien suffisant
      – à 10 € le paquet, on peut se calmer sur la lutte contre le tabac ?

    • Jerémy Lapurée
      24 août 2021 at 9 h 30 min

      Prochaine étape donc… Les 10000 morts annuels à cause de la grippe vont vite devenir insupportables aux yeux d’une frange hygiéniste de la population et de l’élite…

    • « Étonnant le passage sur la Chine et sa responsabilité du « génocide ». »

      Surtout quand on titre « arrêtons de tout mélanger ».

  • Analyse intéressante. Il me semble que le vrai danger qui nous guette est cet écologisme politique « pastèque » qui aujourd’hui fait l’objet d’une propagande incroyable et qui, de part les dires de leur promoteurs, veut tout nous interdire sous prétexte de protéger gaïa… Un discours fasciste que les extrêmes gauche ou droite n’osent pas en dire le quart…

  • Pour ma part j’ai fait le parallèle dès les premières semaines de la crise. Les mécanismes sont exactement les mêmes : distiller la peur pour anesthésier les consciences et permettre la mise en place (enfin) du globalisme techno dont rêvent les élites de Davos depuis… 50 ans. Ils ont 80 balais et ont surtout vu sortir ces dernières années des régimes conservateurs (Poutine / Trump / Bolso / Viesegrad et d’autres). Du coup panique, le climat ne suffit plus, trop long, trop incertain (surtout quand ça ne réchauffe plus), on passe la vitesse supérieure : le virus.
    La responsabilité chinoise est possible, mais d’autres le sont aussi. Le pangolin semble innocenté, mais la possibilité que le virus ait été fabriqué par les américains puis lâché à Wuhan n’est pas non plus à écarter (les chinois seraient quand même bien cons de lâcher le virus à la porte d’un de leurs labo P4…).
    Pour une fois je ne soutiens pas du tout la thèse de M. Godefridi qui, depuis le début de la crise du Covid, semble bien terrorisé et accepte la narration délirante des autorités. Les chiffres, les faits, montrent que cette épidémie reste une très très modeste, c’est une maladie qui tue bien moins que la cigarette, et à un âge canonique.

  • Ça avait commencé gentiment par un 80km/h devant sauver quelques dizaines de gens, là, 120 000 morts, ça nécessite d’autres mesures, comme pour le climat ça urge, voyez toutes ces catastrophes.. Climatiques !
    Et attendez la suite, la crise financière necessitera des mesures encore plus liberticides.

  • Oui ! Arrêtons de tout mélanger et aussi de paniquer les populations afin qu’elles acceptent n’importe quelle baliverne !

  • « distinction entre réduction substantielle et réduction circonstancielle »

    Dans un cas comme dans l’autre, la réduction de liberté aboutit à une augmentation de pouvoir. L’erreur est de considérer que ce pouvoir sera bien utilisé.

    Comme l’objectif de cette attribution de pouvoir n’est pas clairement défini et que la capacité de celui à qui on délègue ce pouvoir est surestimée, le but ne sera jamais atteint et l’attribution de pouvoir prolongée à l’infini au gré de celui à qui on a délégué le pouvoir.

    Je suis étonné que l’auteur écarte cette similitude alors qu’il cite lui même la dérive commune : le scientisme. En tant qu’alibi aux prises de décision et parce que comme le dit l’auteur les ingénieurs ne peuvent apporter des réponses aux questions humaines, aucun but ne peut être atteint.

  • De mon point de vue, l’hypothèse du virus trafiqué échappé d’un labo de wuhan est nettement plus probable que celle d’une zoonose apparue naturellement via le pangolin ou autre animal, car dans la 2nde hypothèse, on aurait normalement pu la prouver depuis longtemps, or ce n’est pas le cas et ne le sera jamais. De plus la volonté de la part des autorités chinoises d’étouffer l’affaire au départ en misant sur une non propagation mondiale accrédite la première hypothèse.
    Cette attitude de la part de la Chine (et de l’OMS un peu trop aux ordres de cette dernière) est effectivement largement condamnable, néanmoins parler de génocide me paraît excessif car d’une part on ne peut pas accuser la Chine d’avoir libéré volontairement ce virus dans la nature pour qu’il se propage sur toute la planète, d’autre part il ne faut pas exagérer son potentiel destructeur. On constate (que ce soit du fait des mesures barrières adoptées un peu partout pour limiter sa diffusion ou que ce soit par pré-éminence naturelle d’un virus sur l’autre) que la grippe et autres infections respiratoires ont presque disparu depuis son apparition et que la hausse de mortalité par infections respiratoires est donc moins importante en réalité que le nombre de morts déclarés dus au covid. De plus la moyenne d’âge des victimes est du même ordre que l’espérance de vie, et le nombre de personnes décédées alors qu’elles avaient encore de belles années à vivre devant elles est quand même assez limité.
    Mais je partage l’avis qu’il ne faut pas trop mélanger les mesures gouvernementales liberticides mises en place pour lutter contre cette épidémie qui un sujet bien réel et concret, même si on peut les juger excessives (ce qui est mon avis), et les mesures liberticides qui apparaissent progressivement au nom d’un faux problème, prétendument lié à notre mode de vie moderne, alors qu’il n’en est rien.
    Par contre, il semble clair, que les mesures liberticides prises de manière inattendue dans le cadre de la crise sanitaire, et qui sont quasiment sans précédent dans l’histoire de l’humanité, créent un précédent (on est même pas sûr à l’heure actuelle qu’elles disparaîtront totalement à moyen/long terme) et constituent une expérience qui a intéressé au plus haut point les dictateurs en herbe verte sur ce que les populations sont prêtes acceptées sous l’emprise de la « terreur ». Ca ne laisse pas d’inquiéter sur ce qui pourrait nous être imposé à court/moyen terme au nom d’une prétendue « crise climatique et environnementale ».

    • Je partage votre analyse, mais il me semble que la principale victime de la pandémie est l’économie des pays développés, pas les humains. La Chine en profitera-t-elle ? L’avenir le dira.

  • Le moins qu’on puisse dire c’est que si le covid 19 est vraiment le produit du parti communiste chinois, la réaction disproportionnée des dirigeants occidentaux va probablement bien au delà de l’espérance du premier, car elle affaiblit encore plus considérablement l’occident (qui n’en n’avait pas besoin) sur les plans économique, politique, militaire et moral.
    Par ailleurs, et contrairement à l’auteur, je pense qu’une société libre est bien mieux armée pour faire face à ce type de crise, sans régime d’exception qui finit par devenir la règle.
    Une société libre aurait très rapidement fait émerger une multitude de solutions adaptées à chacun, bien plus efficaces que les pseudo solutions monolithiques, liberticides, ignorantes des « dommages collatéraux », imposées par les hommes de l’état.

    • En effet, l’expérience le montre aussi, le marché libre réagit mieux aux crises, plus vite et de façon continuellement ré-ajustée, que les politiques institutionnelles, d’urgence ou non, fussent-elles menées par des experts.

      C’est une application/continuation logique simple des points soulevés par Mises dans « le calcul économique en régime socialiste » et que Pareto ou Hayek ont également discuté.

      Étonnant que M. Godefridi ne s’en rende pas compte.

  • La « crise sanitaire » du Covid et la « crise climatique » sont pourtant deux phénomènes du même noumène.
    Deux illustrations d’un même courant qui traverse actuellement l’occident et le « dénature ».
    – La science construite sur l’empirisme et l’aller-retour permanent entre théorie et observation, usant des statistiques pour juger à quel point les observations invalident la théorie (jamais ne la prouvent, c’est impossible) a été « dévoyée » par un triple problème: les financement (presque exclusivement) publics ont fait émerger une politisation à outrance (et la clanification) de la recherche. L’augmentation de la puissance de calcul a permis l’émergence d’une « science » uniquement modélisatrice se séparant de l’observation. La course à la publication (« publish or perish ») et les biais des reviewers et journaux pour le « positif » ont conduit à une falsification de plus en plus courante des résultats… même de peu, même à la marge, même inconsciemment.
    – La foi aveugle dans « L’Etat » ou « le Gouvernement » pour résoudre les problèmes avec deux armes uniques : les taxes et les obligations. Cette foi s’accompagne généralement d’une certaine crainte de la Liberté (oh, pas pour moi, mais bien pour « les autres » qui s’ils étaient laissé libres, feraient surement n’importe quoi : contaminer le voisin, émettre du CO2, refuser le vaccin, se faire acheter par les multi-nationales du pétrole, etc.).

    On a beaucoup entendu les « philosophes » et les « journalistes » demander un retour du « politique » parce que trop de choses étaient soumises à « l’économie »… Le « COVID » et le « RCA » sont deux illustrations du contraire : le politique est trop présent. Il a tout pollué, on ne peut plus faire de science « libre » (centrée sur la recherche de la « vérité ») et les données doivent se plier au narratif politique qui a envahi jusqu’à nos pensées les plus privées. Je ne dis rien des articles publiés, même ici.

    Les deux sont le reflet du même problème qui est que notre « culture » qu’on dira occidentale par paresse, centrée sur la liberté individuelle et la science empirique est soit mourante soit déjà morte. Le socialisme est sans doute le poison qui l’aura emporté, et l’ouverture et le respect des « autres » consubstantiels à cette culture occidentale ont été la « porte » par laquelle ce socialisme est entré, tant mentalement qu’en important des « alliés » aux culture plus « propices ».

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