Comment sont suivis les effets indésirables des vaccins anti-Covid

Plongée dans le monde discret et complexe de la pharmacovigilance, qui surveille les effets indésirables des vaccins COVID
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Comment sont suivis les effets indésirables des vaccins anti-Covid

Publié le 21 septembre 2021
- A +

Par Alexis Vintray.

Jamais aucun lancement de médicament n’aura été aussi suivi que celui des vaccins anti-Covid-19. Malgré une immunité semblant plus courte qu’espérée, ils ont permis d’éviter des millions de décès qui auraient été causés par le covid.

La relative nouveauté de la technologie à ARN messager utilisée (étudiée en fait depuis les années 1980) a créé pour certains une méfiance initiale ; le sujet le plus polémique, nourrissant inquiétudes et fantasmes, reste celui des effets indésirables des vaccins covid, mineurs ou graves, potentiels ou confirmés. Mais comment sont suivis et analysés ces effets indésirables des médicaments ? (dont les vaccins Covid-19)

Organisation de la pharmacovigilance en France

Pour y voir plus clair, nous nous sommes entretenus avec les principaux responsables de ce suivi : les centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV), organismes indépendants des laboratoires pharmaceutiques, au sein de 31 centres hospitaliers. Ils sont chargés de détecter et signaler aux autorités sanitaires les événements indésirables potentiellement liés aux médicaments, dont les vaccins.

Nous y avons échangé avec le docteur Francesco Salvo. Il est le coordinateur du suivi national de la sécurité du vaccin Pfizer et membre du comité exécutif du réseau européen des centres de pharmacovigilance (European Network of Centres for Pharmacoepidemiology and Pharmacovigilance).

Les CRPV sont chapeautés par un réseau français des dits centres (RFCRPV), ainsi que l’ANSM (Agence Nationale de la Sécurité du Médicament), dont ces centres dépendent.

Nous avons aussi pu échanger avec le docteur Annie-Pierre Jonville-Bera, chef de service à l’hôpital Bretonneau à Tours, responsable du centre régional de pharmacovigilance (CRPV) du Centre-Val-de-Loire et présidente du RFCRPV.

Une collecte large des potentiels effets indésirables des vaccins covid

Suivis de près par les politiques, par les médias, par les citoyens, ces effets indésirables potentiels ont surtout été très suivis par les chercheurs et les autorités sanitaires. Le mot d’ordre ? Vigilance maximale. Des consignes qui ont vite résulté en un volume énorme de remontées par les professionnels de santé et les patients.

Pour être certain de ne rien rater de grave, beaucoup ont appelé à strictement tout déclarer. Marie-Christine Perault-Pochat, du centre de pharmacovigilance de Poitiers, déclarait ainsi :

Je préfère que les patients déclarent tout effet indésirable et qu’ensuite je fasse mon travail d’analyse plutôt que de passer à côté d’un effet indésirable grave qui n’aurait pas été déclaré.

Le système a néanmoins rencontré des limites avec le volume énorme et rapide de la vaccination : de très nombreuses remontées n’étaient pas pertinentes, au point qu’il a fallu freiner selon les mots de la présidente du réseau des centres de pharmacovigilance. Un objectif : « [ne plus] signaler les effets non graves déjà connus », comme la fièvre ou une douleur au lieu d’injection.

Un rôle de la pharmacovigilance parfois mal compris

Le rôle principal des centres de pharmacovigilance n’est en effet pas de lister tous les effets indésirables des vaccins. Son but essentiel est de détecter ce qui est nouveau, ou grave, avec pour résultat ultime de faire retirer le cas échéant certains médicaments du marché. Dans d’autres cas elle aboutit à faire évoluer les recommandations d’utilisation ou la formulation quand cela est nécessaire.

Mais l’évolution des recommandations de déclaration n’a pas empêché de nombreuses remontées peu pertinentes. Je soulignais dans un autre article que la base de pharmacovigilance américaine VAERS incluait des suicides par arme à feu dont on se doute qu’ils n’ont pas grand rapport avec le vaccin.

Plus généralement, Francesco Salvo du CRPV de Bordeaux, rappelle expressément que « la pharmacovigilance n’est pas faite pour estimer la fréquence d’effets indésirables dans les patients exposés à un médicament ». Ce qui n’empêche pas malheureusement de nombreux opposants à la vaccination de détourner ces chiffres

Sur ce sujet, le lecteur curieux pourra aussi se référer avec intérêt à cet article de Florian Gouthière dans Libération.

L’indispensable analyse de ces déclarations

Tous les signalement faits aux CRPV par les professionnels de santé ou les patients sont ensuite revus par des praticiens hospitaliers. Ces revues d’imputabilité cherchent à confirmer si l’effet secondaire identifié peut (ou non) être attribué (imputé) au vaccin.

L’exercice est complexe, mêlant ainsi pas moins de 7 critères dans la méthode française d’imputabilité (présentation rapide ici), qui sont autant d’indices permettant d’arriver à une conclusion.

Francesco Salvo explique ainsi :

[Tous] les cas notifiés sont ainsi récoltés, complétés et évalués par le personnel médical du CRPV […] L’analyse qualitative menée par les CRPV se nourrit également des données de la littérature, de celles des essais cliniques et des analyses des laboratoires réalisées dans le cadre européen.

Ces approches croisées permettent d’identifier ce qui n’est pas directement lié à la vaccination. Ainsi du cas qui a fait grand bruit de Maxime Beltra, jeune de 22 ans mort après la vaccination mais selon toutes probabilités d’une allergie alimentaire à l’occasion d’un repas au restaurant.

Elles identifient aussi ce qui est lié avec certitude à la vaccination comme abordé plus bas. Mais surtout ce pour lequel le lien est possible, voire hypothétique, sans aucune certitude, le cas le plus fréquent. Des classifications qui ne sont pas sans rappeler les typologies de l’OMS. Contrepoints l’avait évoqué avec humour pour la charcuterie.

La pharmacovigilance ne peut, ni n’a vocation à répondre dans tous les cas à cette question de l’imputabilité de manière définitive. Elle doit bien souvent se contenter de suspicions, gardant le maximum d’effets secondaires dans une catégorie « peut-être » : « les effets indésirables pour lesquels le rôle du vaccin est confirmé ou suspecté », dans le jargon des rapports officiels.

La douloureuse absence de réponses individuelles

Cette absence de réponse certaine à de nombreux cas individuels est douloureuse et source de frustration pour les familles évidemment, en particulier pour les cas de décès inexpliqués.

Comme le relate le docteur Annie-Pierre Jonville-Bera :

Il est difficile pour les familles de ne pas avoir de cause. Il y a une envie de pouvoir blâmer quelqu’un dans ce moment de douleur. Les familles veulent souvent que ce soit le vaccin plutôt qu’une absence de cause certaine.

Même autour de nous, on peut entendre des récits d’effets secondaires, parfois graves, toujours perturbants. Il n’est que rarement possible, au niveau individuel, de savoir avec certitude s’il y a un lien avec le vaccin. Et tout autant difficile de sortir de l’affect face à des situations difficiles, dont on ne connait pas la cause.

Heureusement intervient alors la statistique pour clarifier la responsabilité éventuelle du vaccin.

L’approche statistique au secours de la pharmacovigilance

L’un des intérêts d’avoir des bases aussi riches que possible sur les effets graves est d’analyser la survenue de certains effets. Une analyse qui est faite par rapport à ce qu’on serait en droit d’attendre sans vaccination, comme l’explique le docteur Francesco Salvo, coordinateur du suivi national de la sécurité du vaccin Pfizer.

Ces analyses statistiques entre le taux de survenance d’un effet indésirable post vaccination et le taux de survenance de cette même complication parmi la population générale permettent d’isoler les effets secondaires probablement liés au vaccin de ceux qui sont probablement non liés au vaccin. C’est ainsi que les risques, heureusement rares, de myocardites et de thromboses chez les jeunes hommes ont pu être identifiés (voir par exemple ce rapport de la CDC). En France, en avril 2021, l’ANSM se dotait d’un comité d’experts hebdomadaire pour suivre ce risque, sur lequel vous retrouverez les estimations actuelles du risque. Ces risques restent à ce stade jugés comme trop rares pour modifier le ratio coûts bénéfices et entraîner une évolution de la politique de vaccination des adultes.

Cette approche statistique est systématisée au maximum selon la présidente du réseau des centres de pharmacovigilance :

Pour toutes les pathologies graves pour lesquelles une étiologie est connue, on compare l’incidence post-vaccination vs l’incidence attendue dans la population générale.

De ces approches cumulées découle un certain nombre de signaux croisés pour identifier d’éventuels effets secondaires inconnus. Avec un partage à l’échelon européen pour contrôler avec la pharmacovigilance des autres pays, et publication d’un rapport public pour chaque vaccin (disponible ici).

Comme le résume Francesco Salvo :

Dans le contexte du rapport de suivi, tous les cas sont re-analysés et les signaux potentiels discutés en détail. Si c’est jugé pertinent, ils sont transférés à l’Europe pour discussion collégiale à plus haut niveau.

Pas de signal sur une éventuelle mortalité causée par les vaccins

Cette combinaison des approches permet de confirmer ou non l’origine vaccinale de certains effets. Les décès sont logiquement les plus suivis.

Comme nous le dit l’ANSM :

Les cas de décès signalés suite à une vaccination anti-covid font l’objet d’une attention particulière par les CRPV : une analyse médicale et clinique, chronologique et sémiologique est réalisée par les experts des centres afin de déterminer le rôle du vaccin et/ou de la vaccination dans l’effet indésirable, et particulièrement les décès.

De manière rassurante, les résultats de ces approches croisées permettent aux CRPV et à l’ANSM d’être affirmatifs sur le sujet d’éventuels décès qui seraient causés par la vaccination :

Aucun signal de [pharmacovigilance] concernant la mortalité n’est identifié à ce jour à partir des données françaises de notification spontanée.

Et de surenchérir :

Concernant les cas de décès déclarés, les éléments transmis n’indiquent pas un rôle potentiel du vaccin.

Ainsi sur les cas de mort subite (40 000 cas par an), fréquents même chez les jeunes adultes sportifs et en bonne santé (environ 200 cas par an en France) : aucune hausse n’est observable par rapport à ce qui est attendu en temps normal nous précise Annie-Pierre Jonville-Bera du CRPV de Tours.

Les seuls cas de décès post vaccination avec un rôle probable du vaccin concernent malheureusement des patients déjà extrêmement fragiles, pour lesquels les risques liés au covid étaient maximum.

Ainsi nous indique Francesco Salvo :

Des 9 cas de décès survenus dans un contexte de réactogénicité, type syndrome pseudo-grippal, donc potentiellement lié à la vaccination, il s’agissait à chaque fois de cas de patients âgés et fragiles. Pour ces personnes, une fièvre, même de faible intensité, a pu malheureusement conduire au décès du patient.

Conclusion

Bien loin des fantasmes nourris sur des lectures mal comprises ou carrément malhonnêtes des bases de données de pharmacovigilance, la compréhension de son mode de fonctionnement permet de mieux comprendre ce que l’on peut en tirer.

Dans un monde binaire où l’on cherche des réponses noires ou blanches que la recherche ne peut pas nécessairement offrir, la pharmacovigilance montre une image imparfaite des vaccins et facilement manipulable par les idéologues : des effets secondaires potentiels nombreux mais uniquement rarement liés avec certitude au vaccin (myocardites en particulier).

Là où beaucoup s’attendraient à une absence d’effets indésirables, il faut se résoudre à des effets indésirables potentiels. Il faut aussi accepter l’évidence : même sans vaccination, tous ces effets secondaires potentiels auraient largement eu lieu, surtout parmi des populations à risque, cibles privilégiées pour la vaccination. Une conclusion plus complexe que Oui ou Non mais beaucoup plus proche de la réalité, sans remettre en cause significativement l’intérêt des vaccins.

Quelques comptes pour aider à réfléchir soi-même et distinguer le bon grain de l’ivraie :

Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 21 septembre à 14h40, pour ajouter une précision sur l’imputabilité ainsi que sur les thromboses.

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  • ..c’est comme l’épidémiologie, simple sur le principe compliqué et complexe..

    il faut comprendre une chose les normes et procédures ne visent pas à supprimer le risque, elles permettent de définir si en cas de problèmes les créateur des substances sont coupables ou juste responsables..

    le public en général ne s’y » trompe » pas… quand il accuse, il accuse d’avoir caché des choses des dangers…qui auraient été observés par une entreprise ..

    pour une entreprise ce un pari très risqué

    sinon quoi…???on pourrait imaginer que les gens signent une décharge quand ils prennent un médicament.

    la causalité ne peut pas être établies avec certitude dans la majorité des cas d’effets secondaires… pour aller au procès il faut avoir avoir vu un risque statistiquement .. mais un individu ne peut pas en toute rigueur faire le reproche vous avez causé cela.. la justice américaine avait condamné monsanto pour avoir omis de mentionner des risques non d’avoir causé un cancer si je me rappelle bien.. quand vous acheter une capote il y un risque de grossesse..

    du moment que vous êtes au courant;…faire condamner l’entreprise revient à montrer qu’elle a menti sur le risque..apporter une preuve solide de ce genre de chose est difficile.

  • Faire un article sur les effets secondaires des vaccins et ne pas parler des thromboses cérébrales et autres myocardites..
    Je relisais l’excellent papier de Dupagne et j’ai regardé la mortalité effective (déjà surestimée), pour les français de 80-89 ans elle est de 1.2%, pour les 50-59 ans 0.04%. Et ces chiffres sont plutôt à diviser par 2 si ont prend la surmortalité.

    • Merci du retour, même si c’est bien dans l’article, dans la partie approche statistique, avec le lien vers toutes les stats justement. C’était focalisé myocardites mais j’ai ajouté thromboses pour être précis en effet. L’article parte surtout de méthodologie de suivi, pas des stats eux-mêmes, déjà largement discutées mais citées ici tout de même.

  • Ces risques sont à ce stade jugés comme trop rares pour modifier le ratio coûts bénéfices et entrainer une évolution de la politique de vaccination des adultes.

    Donc on vaccine les gens de force (c’est le cas, en pratique, aujourd’hui dans ce pays) ? Et le libéralisme, et les libertés, là-dedans ?
    Par ailleurs, où est-il parlé de balance bénéfices/risques individualisée, comme ce devrait toujours être le cas en médecine ? En particulier, en fonction de l’âge des gens, y compris adultes – le risque de décéder du Covid étant énormément plus faible pour un individu de 25 ans en bonne santé que pour une personne de 85 ans porteuse de comorbidités.

    Pour toutes les pathologies graves pour lesquelles une étiologie est connue, on compare l’incidence post-vaccination vs l’incidence attendue dans la population générale.
    Comment, en pratique ?
    Je pose cette question parce que d’autres ont réalisé des approches statistiques, lesquelles aboutissent à une conclusion moins optimiste que vous : la balance bénéfices/risques des vaccins actuels est négative pour les jeunes :
    – h 16 : http://h16free.com/2021/09/01/69351-covid-vacciner-les-enfants-nest-vraiment-pas-raisonnable
    – Pierre Chaillot, qui sur les bases des stats de mortalité générale (Eurostat) a détecté (en Hongrie) un taux de mortalité inédit chez les moins de 40 ans, suite au lancement de la campagne de vaccination massive dans ce pays
    – le médecin-statisticien Selingman, toujours à partir des stats de mortalité générale en Europe : balance b/r négative chez les jeunes (moins de 25 ans de mémoire, cf sa présentation chez FranceSoir)

    • Bonjour,

      Sur votre premier point, vous ne trouverez personne ici qui défende la vaccination obligatoire. Il n’en reste pas moins important voire essentiel de souligner que ceux qui ont les premiers identifié le risque cardiaque, qui le suive au quotidien, aboutisse à une conclusion que son incidence ne justifie pas de ne se pas se faire vacciner. C’est une évaluation d’un ratio risque bénéfices, qui prend en compte l’âge oui pour vous le confirmer, pas une recommandation de forcer la vaccination.

      On notera aussi que les autorités sanitaires britanniques sont réservées sur la vaccination des jeunes, garçons en particulier, pour cette raison. Après un non initial, c’est finalement une unique dose qui est proposée.

      La vaccination spécifiquement des 12-17 ans de sexe masculin est le sujet le moins évident dirons-nous (ce papier du Guardian n’est pas inintéressant par exemple). C’est un argument de plus contre la contrainte vaccinale, s’il en fallait.

      Sur le reste, il est intéressant que vous citiez ce genre d’analyses basées justement sur les données de la pharmacovigilance et témoignant d’une mauvaise utilisation de cette donnée. Ce n’est pas moi qui le dit, ce sont les producteurs de la donnée eux-même. Je reproduis un commentaire que j’ai déjà posté sur un autre article :

      Il s’agit, je cite, d’une erreur d’interprétation de débutant selon le journal international de médecine répondant à une analyse très similaire : confondre ce qui se passe post vaccination avec ce qui est causé par la vaccination. Il est logique que des décès aient lieu dans les 28 jours suivant une vaccination par exemple, il faut savoir distinguer ce qui est causé probablement par le vaccin. Et à cet égard la pharmacovigilance est très claire : « Aucun signal de [pharmacovigilance] concernant la mortalité n’est identifié à ce jour à partir des données françaises de notification spontanée. » Ou encore « Concernant les cas de décès déclarés, les éléments transmis n’indiquent pas un rôle potentiel du vaccin. »

      Vous pourrez voir une réponse plus détaillée ici aussi.

      Ou encore là : « En effet, la soi-disant démonstration, appuyée sur une série de tableaux statistiques, confond les décès intervenus durant une période consécutive à une vaccination avec ceux causés par la vaccination – une causalité qui, bien sûr, n’a été nullement avérée, et dont la probabilité est infinitésimale. C’est là un exemple de la confusion classique entre concomitance et causalité. Une faute de raisonnement qui ferait sourire de la part d’étudiants en première année mais qui, commise par un chercheur au CNRS, constitue une démonstration d’incompétence professionnelle ». (là encore sur une analyse identique, pas stricto sensu celle dont vous parlez.

      Contrepoints en a déjà parlé ici, et un autre article sur les bases de pharmacovigilance française devrait sortir cette semaine (lien ici, en ligne probablement demain)

      • J’apprécie vos efforts pour poser le débat de manière apaisée et argumentée, en restant dans le domaine pratique.
        Pour chercher la petite bête, vous décrivez le système tel que notre administration quasi-soviétique vous l’expose. Son honnêteté et son efficacité restent à apprécier.
        Disons que l’intense effort de propagande et l’historique de mensonges et brimades m’incitent à la plus grande méfiance.

        Une question en particulier, combien d’autopsies (%) sont pratiquées pour établir l’absence/présence de causalité?

        En ce qui concerne les jeunes, vu qu’on parle de risques minuscules, s’abstenir d’intervenir dans le fonctionnement de l’organisme reste prudent.
        Pour les anciens, votre conclusion sur les décès quasi inévitables est logique mais s’applique aussi à la mortalité du covid.

        • Merci de votre retour et je comprends parfaitement la méfiance, les politiques en particulier n’hésitant pas à forcer le trait et déformer pour faire avancer leur cause, qui n’est bien souvent que celle de plus de contrôle de la population.

          Sur la question des autopsies, les CRPV que j’ai rencontrés pour cet article ne m’ont pas donné de chiffres. Je parlais dans l’article du cas de Maxime Beltra, il y a eu autopsie par exemple. Pareillement pour un cas chez un jeune à Issoudun, voir cet article. Quand il y a doute significatif, il semble y avoir autopsie. Et la famille peut le demander dans tous les cas, sans coût pour elle.

          A l’inverse, quand une personne de 80 ans meurt dans les 28 jours post vaccination, il semble assez logique qu’il n’y ait pas d’autopsie (coûteuse et très dure à accepter pour la famille ne l’oublions pas) sans doute justifié.

          En l’absence de chiffres ce sont plus des suppositions mais cohérentes avec ce qu’on lit dans la presse, et la pratique de l’autopsie, devenue rare (moins de 5% des décès au global).

          En ce qui concerne les jeunes, vu qu’on parle de risques minuscules, s’abstenir d’intervenir dans le fonctionnement de l’organisme reste prudent.
          La vaccination est et doit rester un geste personnel, fort, qu’on peut expliquer mais pas forcer. C’est encore plus le cas pour les jeunes où le bénéfice direct est plus incertain (réel mais moins massif). On voit en tout cas de plus en plus circuler que le mix vaccination/infection est probablement une bonne piste pour le futur, je pense qu’il y a beaucoup de vrai là dedans.

          Pour les anciens, votre conclusion sur les décès quasi inévitables est logique mais s’applique aussi à la mortalité du covid
          Oui mais ça ne change rien au ratio risques bénéfices, cela impacte les deux côtés pareillement.

          • Merci pour le lien!

          • C’est encore plus le cas pour les jeunes où le bénéfice direct est plus incertain (réel mais moins massif)

            C’est pour cela que ce traitement doit rester une initiative personnelle. Même pour les jeunes.

            • C’est très aimable de me répéter, puisque c’est littéralement ce que j’écrivais dans la phrase qui précède le passage cité. « La vaccination est et doit rester un geste personnel, fort, qu’on peut expliquer mais pas forcer. »

      • il est intéressant que vous citiez ce genre d’analyses basées justement sur les données de la pharmacovigilance

        Désolé, mais les études faites par Pierre Chaillot et le Dr Selingman, au moins, ne sont justement pas basées sur la pharmacovigilance – au passage, je connais très bien et suis évidemment d’accord avec l’argument selon lequel les effets adverses signalés en pharmacovigilance sont extrêmement difficiles à mettre en lien avec les médicaments (vaccins ici) concernés. Comme je l’ai dit, elles sont basées sur la mortalité générale (toutes causes). Si comme en Hongrie la mortalité générale des moins de 40 ans augmente de façon sensible et inédite (par rapport au moins aux 8 années antérieures) juste après le début de la campagne de vaccination, cela doit au moins poser sérieusement question. Il semble que vous n’ayez pas lu/écouté mes liens.

      • Et pour le premier point, la vaccination obligatoire : si j’ai réagi ainsi, c’est parce que votre article parlait textuellement de la question de « l’évolution de la politique de vaccination des adultes ».

        La politique vaccinale des adultes, aujourd’hui, en France, c’est essentiellement de la coercition.

        Ce n’est pas la même chose que de dire, par exemple, que le ratio b/r est suffisamment positif pour conseiller la vaccination (des adultes ou autres). Restons sur le terrain scientifique, ou si nous entrons sur le terrain politique, démarquons-nous des positions et rhétoriques coercitives…

    • on a pa s les les causes..donc on a pas le ratio benefice risque individuel.
      le bénéficie risque individuel est .. choisi..en fonction de votre appartenance à un groupe pour lequel le risque est déduit des observations.

      ces groupes sont essentiellement arbitraires age , comorbidité, sexe..

      • Nous sommes très majoritairement vaccinés contre la rubéole sans pour autant appartenir au groupe à risque ( femmes enceintes ).

  • ll me parait souhaitable que les articles sur le Covid et sur les vaccins anti-covid , commencent par l’affirmation de ne pas avoir de conflits d’intérêts sur la question traitée. On lirait alors ces articles avec beaucoup plus de confiance et moins de superficialité. En particulier les articles comme celui-ci , qui sont très documentés !
    Merci

    • C’est plutôt le principe inverse 😉 En cas de conflit d’intérêts, la règle est de l’indiquer (du journaliste mais aussi du titre de presse). L’absence de mention ici est une confirmation de l’absence de conflit d’intérêts, de ma part ou de celle de Contrepoints.

      Ce qui ne nous empêche évidemment pas d’avoir une ligne éditoriale, clairement indiquée.

      • Bonjour, je plussoie l’analyse néammoins je suis critique envers la methode de recolte de données ainsi que ses biais. Vouloir supprimer les effets dejà connus (douleurs au point d’injection par ex, ont ils seulement posé la question si il existait eventuellement des adenopathies dont certains medecins ont des difficulté â les différencier d’un lymphome et même si ce n’en est pas faut il pout autant supprimer ses données ?) Par ailleurs croyez vous vraiment que les medecins ont le temps administratif de faire remonter des données étant donné la machine étatique sous jascente. Quel est la crédibilité des donnés récoltées ? Scientifiquement proche du zero absolu. Ils essaient probablement de faire bien. En tous les cas ils en sont persuadé. Théorême du lampadaire.

        • Les méthodes ne sont sûrement pas parfaites mais au delà de dire « pas content », quoi ? On traite avec de l’humain ici, avec toutes les imperfections que cela cause. Peut-on faire nettement mieux ? C’est incertain. La méthode actuelle permet-elle d’identifier les gros problèmes ? Probablement vu le sujet myocardites et thromboses qui se pose en termes très rares mais a quand même été attrapé par les signaux de pharmacovigilance.

          • Bonjour je me suis peut être probablement mal exprimé mais les thromboses et les myocardites ne sont que la partie mediatiquement visible de l’iceberg. Combien d’organomégalies ? Combien de péricardites ? Combien d’avc ? Combien de thrombopénies autoimmunes ? Combien de maladies degeneratives ou de cancers ? Je ne met aucunement en cause la technolgie novatrice, mais l’emballement de c’est nouveau innovant donc ça marche (et surtout la méconnaissance totale de médecins administratifs qui ne peuvent emettre des hypothèses par méconnaissance de la physiopathologie virale et immunitaire) À la methodologie scientifique de valider ou d’invalider par la suite les hypotheses de départ.
            Le covid est mortel pour certaines personnes (mais surtout pour un systeme de soin moribond) Mais existe-il un avantage sur le cours et le long terme de vacciner l’ensemble de la population ? On parle d’individus, de patients et de bénéfice rique. Vouloir justifier la vaccination à tout prix revient à justifier in fine les moyens utilisés pour y arriver.

  • Bonjour,
    merci pour votre article.
    Où trouve-t-on l’exposé post-analyse des effets secondaires des vaccins, avec tant d’effets graves par 100 000 ou millions de personnes pour telle et telle classe d’âge, pour les personnes déjà immunisées et celles qui ne le sont pas ? Les médias/pseudo scientifiques/autorités officielles font comme si les personnes déjà infectées n’existaient pas et nous n’apparaissons dans aucune statistique de rapport B/R alors qu’on est des centaines de millions voire plus à avoir déjà attrapé le covid.
    Cela est indispensable pour connaître son rapport B/R. Merci

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