Épargne : comment placer son argent quand on n’y connaît rien

Il est urgent de prendre en main votre épargne, surtout si vous n'y connaissez rien. Voici quelques principes de base pour placer votre argent.
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Épargne : comment placer son argent quand on n’y connaît rien

Publié le 23 septembre 2021
- A +

Par Alexis Vintray.

Définir ses objectifs

La première priorité pour bien placer son argent ? Savoir ce qu’on veut en faire, ce qu’on aura besoin d’en faire et quand. Il est essentiel de commencer par vous demander pourquoi vous mettez de l’argent de côté : pour un projet à court terme ou à long terme ? Pour un objectif précis comme un achat immobilier ou les études de vos enfants ?

Cette première étape vous permettra ensuite de choisir les produits appropriés. Elle ne doit pas être négligée, faute de quoi vous risqueriez de sous-investir votre épargne en la conservant inutilement sur des placements non rémunérateurs. Pire, vous pourriez investir sur un placement de long terme alors que vous aurez besoin de l’argent dans six mois, et vous auriez alors des frais coûteux.

Une fois cette clarification faite, réfléchissez à votre épargne de précaution.

Épargne de précaution : la première brique

On ne sait jamais de quoi demain est fait et il est important de se protéger contre les risques du quotidien : accident, réparation de voiture, chômage et autres imprévus de la vie. C’est dans ces moments que sert l’épargne de précaution. Son montant dépend donc de votre situation (un artisan sera davantage à risque de perte de revenus qu’un fonctionnaire). Généralement, on recommande de 3 à 6 mois de dépenses à conserver en épargne de précaution.

Où la placer ? Vous l’aurez compris, pour cette poche l’objectif est de l’argent accessible à tout instant, donc sa disponibilité est essentielle. Rien de mieux pour cela que votre livret A, accessible à tout instant, avec un plafond de 22 950 euros et dont les intérêts ne sont pas fiscalisés. Mais logiquement, cette disponibilité immédiate a une contrepartie, votre argent ne vous rapporte quasiment rien sur un livret A (0,5 % annuellement) : le livret A n’est donc pas du tout une solution pour le reste de votre épargne. Son plafond, augmenté par François Hollande, est beaucoup trop élevé pour la grande majorité des Français qui n’ont pas besoin d’autant d’argent de côté.

Que faire une fois cette brique épargne de précaution assurée ?

Immobilier résidentiel

Immobilier parisien (Crédits : Damien Roué, licence CC-BY-NC 2.0), via Flickr.

Posséder sa résidence principale est souvent le meilleur des investissements, même s’il ne se résume pas à « ne pas jeter de loyers par les fenêtres ».

Cependant, un point essentiel à vérifier : combien de temps allez-vous rester dans le logement ? L’achat d’un bien immobilier coûte très cher initialement (près de 10 % de frais initiaux, essentiellement des taxes, pour changer). Pour le rentabiliser par rapport à une location, il faut donc y rester généralement au moins une demi-douzaine d’années. Par exemple, inutile d’acheter en résidence principale un studio si vous pensez avoir trois enfants dans les quelques années à venir.

Gros avantage de la pierre, l’immobilier est en France le seul investissement sur lequel vous pouvez bénéficier d’un effet de levier (c’est à dire investir à crédit et non avec votre apport personnel). A budget égal, investir à crédit fait travailler l’argent de la banque pour votre bénéfice et vous permet d’investir votre argent à vous ailleurs en parallèle. Faire votre investissement à crédit peut donc être plus rémunérateur, surtout avec les taux actuels. De plus, grâce à l’assurance de prêt obligatoire, vous disposez d’une protection pour vous et vos proches en cas de graves pépins de santé.

Investissements financiers

Bourse (Crédits jam_90s, licence Creative Commons)

Reste bien sûr le gros morceau une fois ces deux briques posées : vos investissements financiers, en assurance-vie, PEL ou PEA par exemple. Le principal choix à faire est celui de la répartition entre placements risqués mais rémunérateurs (actions par exemple) et placements plus sûrs mais peu rémunérateurs (fonds euros en assurance-vie par exemple). C’est là qu’avoir défini ses projets sera essentiel. Pour un projet à court terme, il sera recommandé de ne pas placer son apport immobilier (par exemple) en bourse.

Les variations des actions étant fortes et le risque important, il est très fortement conseillé de n’y mettre que de l’argent dont vous n’avez pas besoin avant 5 ans. En contrepartie, vous pouvez en espérer un rendement de 5 à 7 % selon les tendances historiques, mais sans garantie. À date, en 2021 le CAC 40 fait ainsi +20 % de hausse, mais rien ne dit que cela continuera !

À l’inverse, il vous faut aussi des placements plus sécurisés mais nettement plus rentables que le livret A. Un vieux PEL qui peut rapporter 2,5 % et plus est un excellent placement sécurisé (mais limité à 61 200€ de versements). Vous ne pouvez cependant pas désinvestir sans le clôturer totalement. Le fonds euro en assurance-vie peut généralement être investi et désinvesti à votre guise, avec un rendement stable dans le temps mais limité, qui devrait se situer entre 1 % et 1,5 % en 2021, avant prélèvements sociaux.

Parmi les bons courtiers, vous trouverez Linxea et son assurance vie (sans frais sur versements) Linxea Avenir : Souscription en ligne Assurance Vie Avenir.
Pour une demande de documentation

Il vous faudra prendre un peu de risque pour gagner davantage d’argent.

Comment investir en bourse ?

Si vous avez décidé que mettre plus ou moins 25 % de votre épargne en actions, comment le faire ?

L’investissement en actions a une image de produit complexe mais peut être en fait très simple, même pour un débutant. Avec la fiscalité française, les enveloppes fiscalement les plus intéressantes sont le PEA et l’assurance-vie, qui permettent d’éviter la fiscalité (à part les prélèvements sociaux), jusqu’à certains plafonds pour l’assurance-vie. La première priorité est de les ouvrir pour prendre date et commencer à faire tourner le compteur fiscal. En effet, il faut attendre 5 ans (PEA) et 8 ans (assurance-vie) pour bénéficier de cette exonération de fiscalité.

Ensuite, au sein de ces enveloppes, vous pouvez choisir d’investir en direct sur quelques sociétés ou fonds (plus complexe), mais surtout sur des trackers (ou ETF). Derrière ce terme barbare se cachent des produits financiers qui reproduisent exactement la performance d’un indice boursier comme le CAC 40. Vous pouvez ainsi investir sur tout le CAC 40 ou les principaux indices boursiers, et ce en un clic. Et le tout avec des frais réduits au minimum !

L’approche la plus simple consiste ainsi à investir en « CW8 » sur un PEA, le tracker Monde, répliquant la performance des 1 700 plus grosses sociétés des pays développés, en un seul produit à bas frais ! Sur une assurance-vie, vous pourrez trouver des produits équivalents dans toutes les bonnes assurance-vie. Vous pouvez ensuite raffiner l’approche en choisissant de préférer certains secteurs ou certaines géographies au fur et à mesure que votre compréhension s’améliore.

Attention à la psychologie quand on investit

Enfin, ne négligez pas l’aspect psychologique ! Une fois effectué le choix de l’enveloppe et du support sur lequel investir, reste le plus dur : le faire et selon quel rythme. Si vous voulez limiter votre risque, il est généralement conseillé d’investir progressivement (le terme consacré étant DCA). Cela limitera le risque d’investir au plus mauvais moment…

Enfin vous pouvez voir ces quelques conseils en vidéo, qui synthétisent selon l’adage en « Time in the market is better than timing the market ».

 

En résumé, la gestion passive par ETF donne de meilleurs résultats en moyenne que la gestion active, il ne faut pas trop chercher à faire compliqué. Les approches les plus simples sont souvent les meilleures.

En tout cas, en gestion passive, l’une de plus grosses erreurs est d’attendre une baisse pour investir, et en gestion active, il en est de même !

Et n’oubliez pas, réduisez vos frais…

Bien sûr, si l’absence de contact physique vous convient, il reste fortement recommandé de choisir une banque en ligne comme Boursorama ou Fortuneo pour réduire vos frais bancaires.

Les banques en ligne sont toujours bien plus avantageuses que les banques classiques et proposent tous les placements proposés précédemment dans l’article. En plus, on vous donnera de l’argent pour le faire en plus des économies de frais bancaires. En termes de frais de courtage si vous investissez en bourse, Fortuneo sera probablement le meilleur choix pour vous.

Sur le web

Article modifié le 23 septembre à 8h45 pour une précision sur l’effet de levier

Contrepoints peut toucher une rémunération dans le cadre de certains liens présents dans l’article. Cela n’a pas influencé le contenu de l’article.

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  • article assez generaliste et de vulgarisation. Ca peut etre utile pour des gens qui vont simplement remplir leurs livret car par ex la bourse leur fait peur
    Par contre l auteur devrait quand meme signaler que l effet de levier (évoqué pour l achat immobilier) c est aussi dangereux.
    Admettons que vous achetez quelque chose a 100 avec 10 d apport et 90 de credit. Si la chose achetée prend 10 % vous avez gagné 10 soit 100 % de plus value (je simplifie en mettant les interet à 0). Si par malheur la chose perd 10 % vous avez perdu tout votre capital (100 % de perte !). Pire si c est -15 % vous avez non seulment vaporisé votre capital mais vous etes en perte (dans mon exemple vous etes a -5)

    Si on l applique a l immobilier, il faut quand meme y croire pour penser que les prix stratospheriques actuels vont se maintenir sur le long terme (+ de 10 ans)

    • Merci de votre retour. Sur le fond, vous avez raison, l’effet de levier peut se transformer en effet de massue. Je me suis posé la question de l’ajouter plus que dans la note rapide, mais on ne parle que de résidentiel (où le Français moyen se met de toute manière au plafond d’emprunt et qui a une valeur d’usage). J’ai légèrement édité l’article pour préciser le point en tout cas.

      • Votre article me fait penser à un publi-reportage sponsorisé par trois enseignes (clairement identifiées d’ailleurs).
        En revanche je suis surpris que vous ne mentionniez nullement qu’une des meilleures façons de faire fructifier son épargne est de recourir aux services d’un CGPI (Conseil en Gestion de Patrimoine Indépendant).

        • Votre commentaire vendant les CGPI n’a aucun rapport avec le fait que vous soyez CGPI j’imagine 😉 ?

          Taquinerie mise à part, vous avez une mention en fin d’article qui indique déjà ce que vous rappelez ici : Contrepoints peut toucher une rémunération en cas d’ouverture de certains produits, comme sur certains liens Amazon aussi. C’est une des sources qui permet au journal de rester intégralement gratuit et accessible à tous.

          Cela ne change pas le fait que les produits concernés sont recommandés car ils sont bons, vous trouverez les trois au sommet de nombreux classements spécialisés de la presse financière. Mais il est vrai qu’ils ne travaillent pas avec des CGPI, aux frais élevés, et ne font pas de rétrocommissions, ce qui peut nourrir la frustration des acteurs historiques du marché comme les CGP en effet.

          • Vous me parlez de produits et de commissions quand je vous parle de conseils et d’expertise.
            Par exemple, un CGPI n’aurait jamais écrit que l’assurance-vie était exonérée de fiscalité après 8 ans, car ceci est faux. De plus la fiscalité de l’assurance-vie a changé à compter du 27 septembre 2017, je vous engage à vous y intéresser.

            • Le but d’un article généraliste à destination de celui « qui n’y connait rien » comme indiqué dans le titre n’est pas de couvrir par le menu détail les variations de la fiscalité française. La phrase intégrale avant le bout que vous citez est néanmoins à ma connaissance tout à fait correcte : « éviter la fiscalité (à part les prélèvements sociaux), jusqu’à certains plafonds pour l’assurance-vie » (les plafonds faisait référence aux 4600/9200€ mais aussi aux 150k€ de versements cumulés). Sauf à ce que vous fassiez référence à autre chose que j’ai raté ? N’hésitez pas à me le préciser afin de corriger une éventuelle erreur.

              Un de nos objectifs chez Contrepoints est de permettre que chacun s’approprie les bases et soit indépendant, financièrement également. Renvoyer vers l’expertise d’un sachant sur ce qui devrait être la culture financière de l’honnête homme ne me semble pas indispensable mais c’est clairement mieux que de dépendre de l’Etat donc nous allons dans le même sens in fine.

            • @Philducube

              La fiscalité de l’assurance vie est devenue une véritable usine à gaz et plusieurs articles seraient nécessaires pour aborder le sujet dans son ensemble !
              Cet article généraliste, digne du plus grand intérêt, présente un panorama pouvant inciter le béotien « qui n’y connait rien »à se RESPONSABILISER en s’informant le mieux possible.
              Ne pas oublier que dans le domaine complexe de la gestion patrimoniale,à l’instar de bien d’autres,
              l’investissement personnel représente la clé de toute réussite.

  • D’accord pour Linxéa mais je préfère au lieu de Bourso et Fortunéo, DeGiro et BourseDirect

    • En précision, DeGiro ne fait pas de PEA, et Bourse Direct n’est à mon humble avis pas à recommander à un débutant complet, mais bon tout se discute. Dans une approche de minimisation extrême des frais, le combo DeGiro en CTO et BourseDirect ou Fortuneo en PEA me semble le scénario idéal (Bourse Direct est un peu moins cher sur le courtge mais a une interface digne des années 1990 et des frais cachés).

      Il faudra prévoir un article plus expert pour couvrir tous ces points, je le note !

  • Le français !
    Quand on n’y connaît rien.

    • Je crains que vous ne fassiez erreur. Quand on se réfère au Français comme personne, on met une majuscule, pas une minuscule.

      • Désolé de vous contredire mais JB a doublement raison.
        Le mot « français » désignant un langage et non une personne est un nom commun et ne prend pas de majuscule.
        Dans « on n’y connait rien » la négation « n' » est bien obligatoire lmême si on ne l’entend pas.

        • Nous ne nous comprenons peut-être pas ? Toutes les références au mot français avec une majuscule sur cette page font bien référence au Français en tant que personne.
          – « la grande majorité des Français »
          – « où le Français moyen »

          Bien d’accord sur la négation aussi sinon 🙂

          • Je viens de voir l’erreur sur la négation dans le titre, j’ai honte ! C’est enfin arrivé au cerveau et a été corrigé. Nous ne parlions pas de la même chose d’où le dialogue des sourds, j’en suis désolé.

  • Pour les « avantages » fiscaux liés à des engagements à long terme, l’historique des PEA et des assurances-vie nous confirme que l’état ne se gêne pas pour durcir les règles du jeu sans laisser sortir les pigeons.
    Papier tue-mouches fiscal.

    • Sur le principe, je ne peux qu’être tristement d’accord avec vous, l’instabilité fiscale est un cancer qui pénalise lourdement l’envie de créer, d’investir, etc. Néanmoins, quel risque y a-t-il à prendre l’option actuellement la meilleure même si demain elle doit voir son intérêt rogné ? Ils restent toujours plus intéressants.

      Par ailleurs, l’historique sur le PEA et l’AV n’est pas catastrophique non plus : les cotisations sociales continuent à augmenter, diminuant l’intérêt fiscal évidemment, mais les règles sont restées inchangées sur le PEA (voire se sont améliorées) et ce sont certes détériorées sur l’assurance-vie mais assez lentement « grâce » au lobby des assureurs.

      • Ce n’est pas tant l’évolution des lois fiscales qui me dérange mais leur rétroactivité. L’épargnant signe un contrat (exonération, durée d’engagement …) qui ne sera pas respecté par l’autre signataire.
        Il est comme piégé par un vulgaire margoulin.

    • L’assurance-vie finance en grande partie la dette de l’Etat français par l’intermédiaire des fonds en Euros. L’Etat a donc intérêt à encourager les épargnants et donc à maintenir les avantages fiscaux. Par ailleurs, les associations d’épargnant comme l’AFER veillent au grain et assurent un lobbyisme efficace pour conserver ces avantages fiscaux.

  • Suggestion de lien pour linxea : https://www.linxea.com
    Car le lien que avez mis donne sur une fenêtre de connection.

  • Il est utile de noter aussi que les indices boursiers, du fait de l’évolution de leur composition, présentent un biais favorable par rapport à l’économie. En effet, dans un indice, les « mauvais » performeurs sortent de l’indice, et sont remplacés par des sociétés dont la forte croissance a permis qu’elles performent mieux que les autres et en viennent à atteindre les critères d’inclusion.

  • Salutaire mais incomplet…
    Il manque tout un chapitre sur les SCPI (plus SCI, fonds immobiliers, etc).

  • Moui, bof. pas certain que l’investissement financier soit une bonne chose à moyen terme, quand tout s’effondrera. Mais bon.

  • Bonjour,

    Article intéressant pour des néophytes puisqu’il pose bien les bases. Je trouve néanmoins regrettable de conseiller d’investir dans une assurance-vie en fonds euro.

    Charles Gave a fait une vidéo sur la chaîne Grand Angle où il explique très bien pourquoi elles sont structurellement condamnées et constituent un piège pour les épargnants qui risquent de s’y retrouver coincés.
    https://www.youtube.com/watch?v=lOO5ifSiB0I

    En tout cas, merci pour votre contenu et continuez à faire vivre Contrepoints !

    Nils

    • Bonjour Nils, chacun des sujets abordés dans cet article mériterait un développement de plusieurs articles en effet 🙂 Les fonds € ne sont pas une espèce uniforme, beaucoup par exemple ont une forte composante immobilier, ou actions. Beaucoup sont chargés en obligataire d’entreprises plus qu’étatiques, etc. Tout cela amène à dresser aussi des recommandations nuancées, mais l’obligataire a sa place dans un patrimoine équilibré. J’espère pouvoir couvrir cela dans une série d’articles futurs.

  • Je vois que l’auteur conseille les trackers indiciels.
    Si vous regardez le cours par exemple de lyxor cac 40, vous verrez que les frais sont non négligeables.
    Exemple: comme 97% des traders, je sous performe mon indice. Mais je surperforme le tracker…
    En ces temps de faible rendement, les frais sont le point le plus important dans un investissement. Car « Les performances passées ne présagent pas des performances futures. Mais les frais passés présagent des frais futurs ».
    Avoir un compte courant sans frais est l’un des meilleurs investissements par exemple…

    • En effet, il y a des frais. Techniquement, ça n’est pas si évident que ça de suivre un indice, surtout en restant dans les limites fiscales avantageuses. D’un autre côté, que le Lyxor SP500 PEA n’ait fait que +34% sur un an quand son indice a fait +38%…

    • Les frais d’un tracker moyen CAC40 sont généralement autour de 0.2%, vous aurez du mal à faire moins. Les trackers sont justement intéressants car ils permettent de réduire la seule chose certaine : les frais. Bravo si vous arrivez à faire mieux (donc à sous-performer de moins de 0.2% selon ce que vous écrivez, mais c’est clairement une toute petite minorité des investisseurs (plus encore particuliers). Pour les investisseurs professionnels, voir SPIVA.

      @MichelO : votre écart est un écart de change car le tracker cité cote en euros pour un indice S&P. Vous prenez donc la variation de l’euro-dollar. Les frais sont là aussi de l’ordre de 0.2%

  • Et je veux ajouter qqch. La pierre n’est pas le seul investissement possible avec levier. Vous pouvez via une avance sur titre emprunter in fine 50% de vos avoirs, et les investir.
    Rappel: le levier n’est ni bon ni mauvais, il amplifie c’est tout.
    La pierre a d’énormes frais et taxes, et attention aux vacances locatives. Perso je ne ferai pas de prêt nantissant mes revenus locatifs, trop risqué avec la législation protégeant les locataires.

    • Le levier est possible via une avances sur titres mais c’est rare. Dans une banque de détail en dur, aucune ne le fait pour ses clients « retail ». En banque privée c’est la norme mais la banque privée est l’exception.

      De la même manière, à ma connaissance seule une banque en ligne le fait (Boursorama). Et il est strictement interdit dans les conditions de le faire pour investir en bourse il me semble…

      D’accord avec vous sinon, recourir au levier est une marque de confiance en l’avenir puisqu’elle permet d’amplifier les gains (ou pertes donc) futurs.

      • Merci à l’auteur de cet article intéressant.
        Certaines banques en ligne peuvent poser comme problème de taille des difficultés de contact direct en cas d’urgence.
        Or le principe de l’effet de levier,(entre autres !!!), requiert une parfaite connaissance des marchés.
        La robotique ne peut cependant remplacer l’homme en cas de contentieux toujours possible.
        Il semble en effet que Boursorama se distingue par rapport à ses concurrents.
        La confiance en l’avenir est une condition préalable à tout investissement.
        La confiance à l’intermédiaire apparaît de même primordiale, sauf à être un professionnel.
        Cet autre sujet préoccupant pourrait faire l’objet d’un article complémentaire.

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