Présidentielles exclusivité Contrepoints : les chiffres Twitter !

Présidentielles : Twitter, Linkedin, Facebook, YouTube : autant de plateformes qui permettent d’établir des statistiques et des analyses pertinentes !
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Présidentielles exclusivité Contrepoints : les chiffres Twitter !

Publié le 5 octobre 2021
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Par Pierrik Halaven.

Les médias sociaux constituent des études de marché à ciel ouvert.

Sans payer des sondages ou d’enquêtes avec des questionnaires ouverts ou fermés, il est possible gratuitement d’une part d’établir des mesures chiffrées de tendances et d’autre part d’analyser les verbatims innombrables livrés au regard de tous les internautes.

Il est étonnant d’observer que les journalistes – reconvertis pour certains en intendants du fact-checking – ne font pas souvent l’effort d’analyser toutes les données accessibles à tout un chacun.

Il y a tout de même des exceptions. Par exemple, Capital dans un article intitulé « Zemmour et Rousseau explosent sur les réseaux sociaux, Hidalgo et Montebourg à la traîne ». Le journal a repris les résultats d’une étude de la société Favikon qui a sorti son observatoire des hommes politiques en appliquant « aux femmes et aux hommes politiques les mêmes outils d’analyse que ceux utilisés pour évaluer les influenceurs traditionnels : nombre d’abonnés, qualité des publications, interactions avec le public… ».

Twitter, Linkedin Instagram, Facebook, Tiktok ou YouTube : autant de plateformes qui permettent d’établir des statistiques et des analyses pertinentes !

Pour ma part, à titre probatoire, je me suis livré à un simple exercice sur Twitter. Même si ce média n’est pas celui qui connaît la croissance la plus forte, il reste prépondérant dans le domaine de l’actualité. Le fil Twitter de chacun, personnalité ou inconnu, constitue en quelque sorte son propre fil AFP. 

Le simple fait de s’abonner au fil Twitter d’une personne dénote l’intérêt qu’on peut lui porter, (que ce soit de l’amour, de la curiosité ou de la haine…). On souhaite le suivre pour être informé de son actualité, que l’on soit un partisan ou un opposant. Des personnes aussi populaires que la star de football Mbappé avec plus de 6,4 millions de followers, l’animateur Cyril Hanouna avec 5,9 millions ou la chanteuse Aya Anakura avec plus d’un million, sont très suivis sur ce média social.

Cela prouve que Twitter est extrêmement populaire. Tout le monde est sur Twitter. C’est évidemment le buzz qui dope la progression des abonnés. Par exemple, le professeur Raoult surgit sur Twitter en mars 2020, poursuit encore sa progression avec 850 000 abonnés.

À noter : a contrario, se désabonner pourrait être la preuve d’un désintérêt pour la personne en question mais bien souvent, on omet de le faire… tout simplement par flemme ou négligence. Il suffit en effet de ne plus lire en détail les tweets des personnes qui ne nous intéressent plus…

Sans être un sondage fondé sur une méthodologie rigoureuse, on peut donc faire parler les chiffres de Twitter.

Ainsi, les candidats du télécrochet The Voice sont départagés dans les phases finales par le vote du public. J’ai pu observer que le suivi de la progression du nombre d’abonnés des principaux candidats, autrement dit de leur notoriété et de leur cote d’amour, était un indicateur avancé (mais pas infaillible) des résultats finaux.

Exemples d’observations des nombres d’abonnés de quelques célébrités

L’étude que je vais présenter reste extrêmement basique et pourtant très symptomatique. Je me suis contenté de prendre une photo du nombre d’abonnés des personnalités politiques influentes dans la course aux présidentielles le 17 août au soir et de répéter l’opération le 30 septembre afin de mesurer leurs progressions respectives dans une période où chacun d’entre eux a pris la parole, a communiqué, s’est positionné voire déclaré à la candidature.

 

Classement des personnalités politiques par ordre décroissant de leur progression du nombre d’abonnés entre le 17 août et le 30 septembre 2021

Présidentielles : Zemmour grand vainqueur avec Sandrine Rousseau

On pouvait s’en douter. Inconnue ou presque il y a encore deux mois, l’écoféministe Sandrine Rousseau est la personnalité politique qui a fait la progression la plus spectaculaire avec 55 % d’abonnés gagnés en 6 semaines. Cela étant, dans l’absolu, avec moins de 50 000 abonnés, elle reste peu connue et n’a pas dépassé ses concurrents aux primaires écologistes.

Elle est suivie par Éric Zemmour qui avec 31 % de progression fait lui aussi une performance exceptionnelle. Une performance également exceptionnelle dans l’absolu : plus de 50 000 abonnés gagnés (plus que le nombre total d’abonnés… de Sandrine Rousseau). La progression a été notamment spectaculaire au cours des deux dernières semaines.

Loin derrière, on trouve ensuite un peloton entre 3 % de 12 % de progression. On y retrouve Fabrice Di Vizio (11,3 % de progression grâce à son activisme et sa présence notamment sur TPMP) et Philippot (+ 4 %). Leur discours anti-pass attirent les partisans de la cause…

Notons aussi la place du discret Philippe de Villiers qui, tel la statue du commandeur, ne s’exprime sur Twitter que très épisodiquement. Sa parole pourrait compter s’il choisissait de la prendre pour s’afficher probablement en faveur de Zemmour. Jadot et Piolle se tiennent dans un mouchoir de poche (6,5 % contre 6,9 %).

Le désormais candidat des écologistes, avec seulement 75 638 abonnés, a néanmoins du chemin à faire pour doper sa notoriété. David Lisnard, seul représentant libéral dans la liste, a une progression honorable de 4,7% mais avec 64 592 abonnés, il est lui aussi loin du seuil des 100000. Sa décision de ne pas participer à la compétition chez LR semble être sage sous cet angle.

Les candidats des LR dans un mouchoir de poche pour les présidentielles

Twitter ne départage pas le « binôme » Bertrand / Pécresse qui sont les deux faces d’une même stagnation. Xavier Bertrand, qui était (en nombre d’abonnés) devant Zemmour le 17 août,  s’est fait déposer dès fin août par le journaliste et polémiste. Valérie Pécresse progresse peu.

Malgré la présence continue du premier sur les médias sociaux (cartes postales régulières sur Twitter par exemple pendant ses vacances en Corse), leurs photos reportages dans Paris Match sans oublier leurs interventions sur des chaînes TV à large audience, leurs progressions respectives se limitent à 1,8 % et 1,6%… 0,2 % d’écart. Barnier est légèrement distancé (progression limitée de 1,25 %) mais il sera intéressant de suivre sa progression à venir (en mode tortue vs. les deux lièvres Xavier et Valérie ?).

Queue de peloton des présidentielles

À moins de 1 % de progression on trouve à la fois des personnalités non candidates (Édouard Philippe, Bruno Le Maire, Laurent Wauquiez…) plus discrètes. Hidalgo et Mélenchon en font partie mais avec 1,5 million et 2,3 millions de followers, ils ont déjà un très haut niveau de notoriété. Montebourg quant à lui ne voit pas ses espoirs satisfaits. Son stock d’abonnés, conquis lorsqu’il était ministre et candidat à la primaire pour les présidentielles de 2017, progresse très faiblement ( moins de 1 %).

Dernière de la classe

Avec une progression quasi nulle de 0,4 % (et moins de 10 000 abonnés acquis), Marine Le Pen ferme la marche en faisant du quasi sur place. Certes, son socle de 2,6 millions d’abonnés confirme sa stature d’ex candidate aux élections présidentielles. Mais il semble qu’elle ait atteint son maximum alors qu’elle était pourtant très présente dans les médias ces dernières semaines (conseil national du RN le 10 septembre etc).

Conclusion (provisoire)

Nous pouvons conclure à ce stade, comme l’étude de Favikon, que Zemmour est le grand vainqueur de cette étape de plaine se déroulant de mi août à fin septembre, en tenant compte à la fois de se progression en pourcentage et en nombre.

Si sa progression accélérait de façon exponentielle (ce qu’a connu par exemple le professeur Raoult), pour dépasser les 350 000 abonnés dans les semaines à venir, nous aurions une indication supplémentaire du potentiel de sa candidature.

Cela étant, il faut se méfier de l’eau qui dort. Le président de la République bénéficie sur Twitter de la même position que dans les sondages : il fait la course en tête en nombre avec 7,3 millions d’abonnés, bénéficiant ainsi de sa stature et de sa notoriété. Sa petite progression de 1,5 % se traduit tout de même par plus de 109 000 abonnés supplémentaires, soit deux fois plus que Zemmour.

Rendez-vous d’ici fin novembre pour une nouvelle prise de température !

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