Éducation : le bac ne vaut plus rien mais au moins, vous pourrez choisir vos pronoms

Certes, les élèves français ne sauront ni lire, ni écrire, ni penser mais au moins seront-ils des petits citoyens solidaires et inclusifs !
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Éducation : le bac ne vaut plus rien mais au moins, vous pourrez choisir vos pronoms

Publié le 14 octobre 2021
- A +

par h16

Il était temps : une circulaire parue le 30 septembre dernier vient enfin (EN-FIN !) de fixer les droits des jeunes transgenres en milieu scolaire. Les enseignants, jusqu’à présent complètement désemparés et démunis de tout outil pour aborder la question et surpasser les innombrables problèmes qui se posaient inensément jusqu’alors vont maintenant pouvoir surmonter l’écueil. Un grand soupir de soulagement vient de parcourir toute l’Édulcoration nationale.

Il est vrai que la question agitait follement tant le milieu éducatif que les élèves eux-mêmes depuis des décennies et qu’à côté apparaissaient comme franchement badines les questions du niveau scolaire en chute libre, de l’illettrisme galopant ou même de certains comportements violents assez peu laïcs, respectueux et républicains au sein de nos établissements publics.

Les apprentissages de base étant maintenant laAargement maîtrisés par les élèves de toute la République, les performances globales au bac frisant la perfection aux petits fers, la question de la sécurité et de la violence dans les établissements étant maintenant une question plus rhétorique qu’autre chose tant les moyens et les solutions innovantes ont été déployés, il était donc plus que temps de faire des classes et des cours de récréation ces hâvres de paix inclusive, solidaire et non-genrée qui permettront enfin une élévation de tous à des niveaux de conscience jamais atteints.

Et pour plonger dans le concret, cette circulaire permet aux élèves transgenres de choisir un nom d’usage qui figurera sur les listes d’appel, la carte de cantine, dans les espaces numériques de travail et ailleurs dans les établissements. Pour le moment, seul le nom lié à l’état civil sera autorisé pour les examens nationaux, mais on comprend que ce dernier bastion du patriarcat binaire ne saura résister longtemps.

Autrement dit, toute une génération d’élèves pourra choisir comment être nommée à l’appel du matin, quels seront les pronoms (il, elle, chmurgl, etc.) à utiliser pour les désigner, et (enfin !) rien ne pourra s’y opposer… à part peut-être les deux parents de ces élèves dont on imagine sans mal que certains seront extrêmement tentés par des opérations de détournements comiques ou irrespectueux.

Les établissements scolaires français, déjà largement englués dans des mégatonnes de circulaires toutes plus débiles et paralysantes les unes que les autres, viennent donc de se prendre une nouvelle cargaison de mélasse administrative dans laquelle on continue de leur demander de nager frénétiquement en brasse coulée. Cela va forcément très bien se passer et améliorer encore le niveau déjà étincelant de tout l’appareil éducatif français.

Cette idée lumineuse, qu’on comprend indispensable dans ces collèges et lycées français assez peu impactés par les douzaines de protocoles sanitaires illisibles et impraticables, nous promet donc de régler avec un brio inénarrable un problème concernant moins d’un millième des enfants scolarisés. On pourra raisonnablement en douter tant il est abominablement crétin d’imaginer qu’un tel problème puisse être résolu par une circulaire administrative (si c’était vrai, la France, premier producteur mondial, que dis-je, universel, de circulaires à la con, serait déjà un pays de cocagne sans plus aucun problème).

En outre, est démontré ici qu’il est encore une fois décidé de régler au niveau national le plus haut, le ministère, ce qui aurait dû l’être au niveau le plus fin, celui de l’établissement voire de la classe. C’est à la fois typique de la bureaucratie et typique de l’infiltration LGBTtruc là où, normalement, il ne devrait absolument pas en être question : cette question est maintenant mise en exergue, utilisée comme fer de lance d’une idéologie progressiste sans plus aucun frein ni aucune limite. Elle sert d’un énième pied dans la porte à toute une batterie de mesures visant clairement à saper l’idée que les établissements scolaires français sont seulement des lieux d’enseignement et non une zone open-bar pour l’expérimentation de propagandes diverses.

Au départ, l’école a été bâtie pour donner aux élèves des enseignements de base et des repères sociétaux simples, fonctionnels, pour leur permettre de comprendre l’environnement dans lequel ils allaient évoluer. Un but si simple et si fonctionnel ne peut pas enchanter ceux qui rêvent de former des petits pâtons citoyens malléables à merci et pour qui il devient indispensable d’instituer le flou, le règne de l’arbitraire et de l’enfant-roi, pour lequel les désirs même fugaces et changeants peuvent s’ériger en obligation au reste de la société, et ce alors même que la mission essentielle de l’école (ces fameux enseignements de base) n’est même plus maîtrisée.

Le pompon reste le tableau d’ensemble de l’année 2021-2022 brossé avec ce genre de circulaires : objectivement, on se retrouve donc avec une génération habituée depuis le plus jeune âge à devoir présenter un QRcode pour aller faire du foot, ne pas se formaliser de vestiaires parfaitement mixtes (mais avec port du masque obligatoire) le tout pour lutter contre une maladie qui ne les concerne pas mais qui pourra choisir son pronom d’usage, youpi.

Certes, ils ne sauront ni lire, ni écrire, ni penser sans aligner sophismes et faute de logique, mais au moins seront-ils de bons petits citoyens solidaires et inclusifs, ce qui est indispensable dans une société qui s’effondre sous le poids de sa bureaucratie devenue folle, reconnaissons-le.

Derrière chacune de ces circulaires, se trouve au mieux un bureaucrate poudré faisant assaut de signalement vertueux pour plaire à l’une ou l’autre communauté en mal d’audience. Au pire, il s’agit ici d’un sabotage supplémentaire de l’outil d’enseignement, au moment où le pays décroche visiblement pour s’enfoncer vers les profondeurs de tous les classements.

Pire, derrière chacun de ces enfants qui devra subir cette nouvelle tempête de bons sentiments artificiels congelés en froides circulaires bureaucratiques, il y a des parents qui ne disent rien, se laissent faire, triturer, démonter par les administrations, à coups de Cerfas et de petits renoncements de plus en plus hideux.

Tout ceci ne peut pas bien se terminer…


—-
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  • A mettre en parallèle avec la loi d’Orban sur le sujet.

  • Nous vivons une époque formidable… Enfin, ces derniers jours.

  • C’est vraiment désespérant !

  • L’ed nat atteint et dépasse toujours les objectifs en matière de c*nnerie , gommette verte assurée .

  • « la France, premier producteur mondial, que dis-je, universel, de circulaires à la con » hi hi . Pas étonnant que nous ayons un ministère qui prône l’économie circulaire

    • Comme tous les bureaux économes en énergie, ils ont fait en sorte d’être totalement hermétiques aux variations de l’extérieur.
      Seul bémol, ils ont oublié d’installer la VMC.
      Et le cerveau, privé d’oxygène, ça ne donne rien de bon.

  • C’est épatant ! Mais jusqu’ou arriveront-ils à repousser les limites de la c..erie ??

  • prière de laisser son cerveau à la porte.. la logique étant un outil d’oppression, la vérité objectivité inexistante, pour toute question referez vous à la dame de l’entrée pardon au monsieur qui est en train d’allaiter son petit être humain.

    au début on en rigole..

  • Comme plus personne ne sait comment s’adresser aux élèves transgenre, j’ai émis l’idée que ceux.celles qui veulent se faire appeler « il » portent un ruban bleu et ceux.celles qui veulent se faire appeler « elle » portent un ruban rose. Simple et élégant, non ?

    • Si on applique votre idée, est-ce que cela engendrera l’abandon de l’écriture inclusive ? Ou bien au contraire ma proposition serait en opposition avec les mouvances HashtagMitou, BalanceTonPort, BlackBlancBeur, ou autre ? Sans parler des végans, des écorigides, des sans-gluten, des sans-dents, des antivax et des provax qui pourraient y voir une quelconque forme de totalitarisme.
      Non, le mieux, c’est de ne rien faire pour être sûr que rien ne change, on fait ça très bien en France. Alors certes, on ne réussit pas grand-chose, mais au moins on n’échoue pas souvent. Et puis pour le reste, de toute façon, on a Macron, il va tout améliorer.

  • Aujourd’hui, réception de mon avis de taxe d’habitation : 10% plus cher que l’an passé. Mais avec un tract électora… euh pardon une note sur l’avis m’expliquant que grâce aux extraordinaires réformes du gouvernement, cette taxe est 30% moins chère que ce qu’elle aurait due être (le tout avec un chiffre qui fait peur).
    …. euh…
    …. attendez que j’absorbe l’info…
    ….. ah, ok, donc ma taxe d’habitation plus haute aurait due être bien plus haute à cause d’eux, mais finalement elle est (un peu plus moins) haute grâce à eux !
    Bizarre.
    On nous dit aussi que notre pouvoir d’achat n’a fait qu’augmenter pendant le quinquennat. Alors qu’avec le même salaire et la même liste de courses qu’il y a deux ans, ça me coûte plus cher.
    Bizarre.
    On nous dit aussi que les impôts baissent pour tout le monde, moi j’suis passé de 8 à 10% de prélèvement sans changer de salaire d’un centime, et pourtant ils m’ont encore réclamé une rallonge.
    Bizarre.
    Mais bon, on vit une époque où tout change, que voulez-vous ma pôv’ Lucette. On nous avait aussi dit qu’on aurait l’immunité collective à 60% de vaccinés, on a foncé, on est 73% de vaccinés, le pass sanitaire est imposé dès 12 ans et en cours de prolongation jusqu’en 2022. Les choses changent, d’un jour à l’autre, d’un bord à l’autre, c’est l’époque qui veut ça.
    Et à une époque où beaucoup semblent avoir plus de traits communs avec le carassin doré qu’avec l’homo sapiens, c’est un drame absolu.

    • Bah oui, c’est comme les vaccins qui marchent mieux chez nous qu’ailleurs, les effets secondaire des dits vaccins qui n’existent pas chez nous (alors que dans d’autres pays on suspends les vaccinations pour les jeunes à cause de ces effets), la dette qui n’est pas un souci chez nous, l’économie qui marche du feu de Dieu… La sécu et le système social que le monde entier nous envie (mais se garde bien d’imiter). Et plein d’autres trucs.

      Si on écoute les médias et le gouvernement on est au paradis, en mieux. Si on regarde la réalité c’est plus la même. Mais… il y a des gens qui regardent le 20h plutôt que leur feuille de paye ou leur avis d’imposition et donc ils sont contents de Macron qui a fait mieux que les autres pays (il paraît que les médias du monde entier citent la France comme exemple pour le COVID… bon, j’ai cherché et j’ai rien vu à part un truc du NYT et un vague article de CNN, mais c’était plus pour encenser Cuomo que pour Macron, en vrai). J’ai rencontré un gars qui y croyait vraiment, aujourd’hui… Comme quoi.

  • Les commentaires sont fermés.

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